Tout savoir sur le régime méditerranéen, ou comment vivre plus longtemps en bonne santé !!

22 octobre 2017 par Jean Jacques Menuet Pas de commentaires »

Pyramide régime méditerranéenTout savoir sur le régime méditerranéen, comment vivre plus longtemps en bonne santé !!

 

Avantages de ce mode d’alimentation :

 

Perdre quelques kilos superflus, en limitant ensuite le risque de reprise de poids.

Réduction du risque de maladies cardio-vasculaires, de maladie du rein (insuffisance rénale), d’accident vasculaire cérébral, de maladies neurodégénératives comme l’Alzheimer ; moins de cancer en particulier diminution de la fréquence du cancer du côlon, action bénéfique antioxydante. Ce régime diminue le taux de cholestérol LDL (= le « mauvais » cholestérol , celui qui bouche les artères), ce régime augmente le taux du HDL, qui est le bon cholestérol qui nettoie les artères. Egalement le taux de triglycérides (graisses issues de la consommation du sucre) diminue et « fond comme la neige au soleil » !!!

 

Le régime méditerranéen apporte des lipides par l’usage fréquent d’huile d’olive mais il est très pauvre en graisses d’origine animale (laitages de vache, viande rouge, charcuterie). Les laitages sont représentés par les fromages de chèvre et de brebis. La consommation de viande rouge est très réduite, au profit de la viande blanche, de la volaille (ne pas consommer la peau), des œufs (classe 0 ou 1, pour respecter les conditions de vie des poules !!!) et des produits de la mer 3 à 4 fois par semaine (allez pêcher !! ou choisissez un poissonnier qui propose le poisson du jour !!); et il faut manger des légumes à volonté, des céréales, des fruits de saison, des aliments complets !!!!!

 

Les 5 aliments à limiter pour être en bonne santé avec le régime méditerranéen :

 

  1. Eviter de consommer du sucre. Il faut notamment faire attention au goûter et limiter d’en prendre lorsqu’on boit un café. La consommation de sirop d’agave ou de miel est préférable. Limitez les pâtisseries, surtout les viennoiseries (graisses cuites, très toxiques) : juste pour un ptit plaisir une fois par semaine…. Arrêtez le jus de fruit du commerce, c’est de la mrd !!! c’est juste du sucre ; mangez plutôt un fruit cru ; ou alors achetez un extracteur de jus pour mélanger fruits et légumes pour de savoureux cocktails aux saveurs tout juste incroyables …
  2. Limiter le beurre et la margarine pour privilégier l’utilisation de l’huile d’olive (ne choisir QUE de l’huile d’olive « 1ère pression à froid »)
  3. Lisez les étiquettes et SUPPRIMEZ l’huile de palme, l’huile de coco !!! ne soyez pas sensibles aux pubs, aux modes, au lobbying qui déferlent dans les médias et qui sont relayés par certains « nutritionnistes » ou ostéos ; l’huile de palme et de coco c’est de la mrd !!!! LISEZ LES ETIQUETTES !!!!
  4. La viande rouge doit être consommée de façon ponctuelle ; achetez cette viande chez un éleveur, en direct !! Vous pouvez en manger de façon ponctuelle ou opter pour d’autres sources de protéines telles que les viandes blanches comme les différentes volailles.
  5. Dans le régime méditerranéen, on ne trouve pas de plats à base de lait de vache car leur digestion s’avère complexe et leur composition est de plus en plus remise en cause.

Voici 10 aliments à consommer sans limite pour le régime méditerranéen, les bons aliments pour être en bonne santé !!

 

  1. Des légumes cuits, des légumes crus et des céréales. Pour un apport de minéraux, de fibres, de vitamines, d’oligo-éléments.
    Des fruits crus de saison (on ne mange pas de fraises à Noël !!!), quelques fruits secs, de la compote de fruits (sans sucre ajouté) ou de la purée de fruits.
  2. Fromage de brebis, fromage de chèvre ; plutôt les fromages frais car ils sont moins gras.
  3. L’huile d’olive !!!! C’est le « pilier » de ce régime !!! Pour assaisonner les salades, les crudités, mais aussi on peut en mettre un peu sur son assiette de pâtes ou de pommes de terre ou de riz !!
  4. L’huile de colza, de noix, de noisette: il faut en consommer une ou deux c-à café par jour ; ces huiles sont très bénéfiques pour les artères, les tendons, les muscles. Obligatoire chez le sportif !! surtout s’il pratique un sport d’endurance. assaisonnera vos salades et vos autres plats, mais vous pouvez choisir des alternatives goûteuses telles que l’huile de soja ou de colza.
  5. Un « bon » verre de vin rouge par jour : oui !!! ce n’est pas interdit, mais bon ce n’est pas obligatoire non plus 😉 ; à la seule condition qu’il soit issu de l’agriculture biologique (moins d’engrais et de pesticides); par contre éviter le vin blanc et le rosé, trop riches en sulfites. Le vin Médoc apporte de plus du fer !
  6. Des herbes à volonté : persil, ciboulette, etc.
  7. De la salade verte, des crudités, à volonté ; mais pas trop le soir ; en fin de journée il est préférable de consommer des cuidités car plus digestes que les fibres cuites
  8. Le poisson OUI mais du BON poisson !!! pas de poisson d’élevage, interdit !!! (pollué par le plomb, le mercure, les antibiotiques, les pesticides, les farines animales) Le poisson pané ce n’est PAS du poisson, c’est de la mrd !!! Apprenez à bien connaître votre poissonnier, n’hésitez-pas à acheter le « poisson du jour », de la dernière marée ; le maquereau, le tacaud, la sardine : voilà des poissons pas chers et supers au niveau nutritionnel. Le colin, la daurade, le cabillaud, le bar de ligne : ce sont de bons poissons blancs ; je conseille du poisson gras 2 fois par semaine, du poisson blanc 3 fois par semaine ; perso je mange du poisson tous les jours !! de la viande blanche une fois par semaine, de la viande rouge une fois par mois !!
  9. Les aliments complets:  riz complet, les pâtes complètes, les légumes secs (lentilles vertes du Puy, haricots rouges, pois chiches, fève, pois cassés) feront  de votre  alimentation un véritable régime santé. Le riz blanc, les pâtes blanches sont moins riches en micro-nutriments et entraînent une élévation rapide de la glycémie avec une fabrication de graisses qui vont se stocker sous la peau. ET DONC associez TOUJOURS le féculant avec un légume vert cuit.
  10. Les céréales constituent d’excellentes sources de minéraux de vitamines d’oligo-éléments et de fibres, OBLIGATOIRES pour le petit déjeuner ; par exemple un mélange moitié céréales musli bio (à moins de 6-7% de lipides) et moitié flocons d’avoine bio ; un peu de miel ; un yaourt de brebis ou de chèvre.

 

Les petits plus conseillés par jjdok pour vivre plus longtemps en bonne santé !!!

 

Une activité physique régulière :

30 minutes de marche par jour, à une vitesse de 5 km/h

 

Boire régulièrement !!! :

ça ne veut pas dire 1 litre en une fois dans la matinée !!! ça veut dire un litre et demi bien réparti dans la journée, en buvant aussi le soir car la nuit les muscles les tendons et le cerveau sont déshydratés si on n’a pas bu !!! ça veut dire un verre d’eau par repas: eau plate (du robinet; ou minérale plate: changer souvent de variété d’eau) ou gazeuse (mais pas trop salée = San Pellégrino ou Salvetat) , 2 verres dans la matinée, 2 verres dans l’après-midi, une tisane dans la soirée, et si la nuit vous ouvrez un œil (ou les deux) alors vous buvez 2-3 gorgées d’eau (prévoir de l’eau: un verre ou une bouteille, à portée de main la nuit) Si vous faites du sport buvez bien avant, pendant et après votre activité !!!! Même si vous n’avez pas soif !!!

 

-Apprendre à lutter contre le stress :

l’homme préhistorique était « bouffé » par le stress car il avait peur d’être bouffé par un mammouth ; maintenant les mammouths ont disparu et on vit beaucoup plus vieux ; pour lutter contre le stress : détendez-vous, apprenez à méditer, à observer un beau paysage, à respirer, lisez ½ heure par jour, écoutez une musique tranquille ½ heure par jour !! Faîtes cet exercice dont je revendique la « paternité » : le sophro-running !!!!!!!!!!!!!!!!; et voici l’exercice de sophrologie pour courir en se relaxant 

 

-Si possible arrêter le tabac ….

Facile à dire et à conseiller, bien sûr c’est difficile ; faîtes-vous aider ; par exemple par la sophrologie

 

Merci à tous pour votre sympathique fidélité sur ce site de conseils en médecine du sport et en nutrition du sport; le cap des 10 millions d’internautes a été dépassé cet été, un très grand merci; vous trouvez sur ce site des conseils de terrain, des conseils pratiques pour le sport, des conseils pratiques pour la nutrition; sur d’autres sites plus « prestigieux » vous trouverez des conseils plus structurés, « scientifiques ». Perso je passe depuis bientôt 10 ans 2 bonnes heures par jour à entretenir et alimenter ce site; c’est beaucoup de temps passé…. ma volonté se limite à échanger avec vous tous, avec pour objectif qu’on soit en bonne santé dans notre corps et notre mental …. 

Bien à vous,

Jean-Jacques

 

 

la compote de pommes un SUPER aliment pour le sportif, surtout après l’effort !!!

8 octobre 2017 par Jean Jacques Menuet Pas de commentaires »

Comment faire une compote de pommes ? pourquoi la compote est un super aliment pour le sportif ?

 

La pomme est riche en fibres, en vitamines, en minéraux, en oligoéléments. Surtout si …. Elle est cueillie à maturité ; DONC premier conseil = planter des pommiers !! ou acheter ses pommes en direct auprès d’un particulier.

Cuite, elle possède des qualités « anti acide » c’est à dire que c’est un aliment alcalin ; cuite elle est aussi beaucoup plus digeste.

Les vitamines, les minéraux, les oligoéléments se situent surtout dans la peau et dans la région sous la peau ; les fibres de la peau ont aussi des propriétés anti cholestérol. Donc c’est mieux de faire la compote de pommes en ne pelant pas les pommes.

La cuisson trop forte détruit les miconutriments contenus dans la pomme ; donc : couper les pommes en points dés, et les faire cuire peu de temps.

Le mixeur détruit trop les fibres et les micro-nutriments ; donc mieux vaut écraser les pommes cuites.

Sucrer ou pas la compote ?? Non si elle est consommée loin de l’effort ; la compote sucrée c’est ok pendant l’effort, et pendant l’heure qui suit la fin de l’effort ; en dehors de ces deux situations pas besoin d’ajouter du sucre.

Pour un sportif qui cherche à maîtriser son poids, voire à s’affûter, une compote sans sucre ajouté est un bon coupe-faim.

Petite parenthèse pour le jus de pommes …. Pour moi c’est de la mrd … Vous ne consommez alors que le sucre donc des calories inutiles si vous cherchez à contrôler votre poids…

Et voilà, n’hésitez-pas à consommer une compote de pommes ou une pomme cuite en récup, avec un peu de sucre, c’est un super aliment pour la récupération après l’effort !!: ça réhydrate, ça retire l’acide, c’est riche en micro-nutriments, et c’est un aliment très digeste !!

Jean-Jacques

le scandale le bluff les pièges et les dangers d’une certaine forme d’ostéopathie, attention danger

19 septembre 2017 par Jean Jacques Menuet 14 commentaires »

Préambule : je ne « jette » pas cette profession, certains ostéos travaillent de façon remarquable, qu’ils soient kinés ou non; juste je me permets de soulever un débat qui rentre totalement dans un concept de « santé publique »; au même titre que mes « coups de gueule » contre la malbouffe, les « pseudos » coachs gourous ou « préparateurs » qui envahissent le milieu du sport, les compléments alimentaires, les « pseudo allergies ou intolérances alimentaires », le lobbying rentable de la micronutrition, notre air domestique pollué par les bougies les aérosols l’encens les produits de lavage du sol, les aérosols, les lingettes, etc etc. J’hurle souvent contre l’industrie agro-alimentaire qui pense plus à ses actionnaires qu’à notre santé….

++++ voir en fin de cet article la mise à jour que je propose aujourd’hui en raison de deux formes de réactions: le soutien quasi unanime des kinés et des médecins; et de certains ostéos qui sont objectifs; l’agressivité de certains ostéos; même s’il est compréhensible que chacun défende sa chapelle, je crois bien avoir mis le doigt sur une problématique qui tend quelque peu l’ambiance …

Sportifs : arrêtez d’être aveugles et de vous faire « remettre » par des ostéos gourous :

Je suis très énervé, pour la Xème fois voici une « histoire » : ce matin un joueur de foot, victime d’une talonnade sur un match ce week-end consulte un ostéo « référent » qui voit plein de sportifs ; cet ostéo n’est pas kiné, il n’est pas médecin. Le médecin avait prescrit une radio + échographie en urgence.

Le joueur m’appelle, il n’a pas encore passé la radio : « mon ostéo m’a remis le calcanéum mais j’ai encore mal » … Mon conseil immédiat, bien sûr … « tu fonces passer ta radio » ; résultat : fracture du calcanéum ; on va passer un scanner rapidement pour bien visualiser la fracture et adapter la prise en charge.

C’est un constat, point; chaque jour ou presque un sportif me consulte après avoir, en première intention, vu à plusieurs reprises un ostéo pour un problème de carrosserie, ou digestif, etc. Et il arrive qu’on ait perdu beaucoup de temps pour une prise en charge en adéquation avec la santé du sportif.

Sportifs consultez un professionnel de la santé !!! kiné, médecin, ostéo pourquoi pas mais un ostéo qui est kiné. Plein d’étudiants (les 4/5 de la promo …) plantent le concours de médecine, ils ne digéreront jamais, pendant toute leur vie, de ne pas avoir un stéthoscope autour du cou et vont « jouer au médecin » pendant toute leur carrière d’ostéo, après avoir « validé » quelques années d’ostéopathie (en général auprès d’écoles dites « européennes » ou « franco européennes » ou « internationales » ; ça jette beaucoup plus) ; ces études coûtent la peau des fesses et la concurrence est rude car cette profession d’ostéo ouvre une voie « pseudo » royale pour pénétrer la porte et accéder à la santé des gens. Désolé !!!!! Un ostéo qui n’est ni kiné ni médecin n’est pas un professionnel de la santé !!!! Il ne peut en AUCUN CAS poser un diagnostic médical !!! Il n’a AUCUNE qualification en dehors de poser un diagnostic ostéopathique qui devra TOUJOURS se situer en complément de l’avis médical. L’ostéopathie n’est qu’une partie de la gestion de l’environnement du sportif !!! Je grossis volontairement le trait pour provoquer le débat. Récemment un ostéo me contacte pour qu’à distance je prescrive une échographie parce qu’il se pose la question du diagnostic d’appendicite chez un sportif: désolé, c’est de l’exercice illégal de la médecine, juste je lui ai exposé qu’il fallait que le sportif me consulte.

Pourquoi le sportif fonce chez l’ostéo ??

-Parce que le médecin ne prend plus le temps d’examiner, d’écouter, de comprendre ; il expédie vite fait son patient !!! il examine à peine son sportif, n’intègre pas sa pathologie dans un espace plus large (nutrition, geste technique, matériel, stress, sommeil, hygiène de vie); Comme excuse peut-être faut-il soulever la question du sous-effectif de médecins, généralistes comme spécialistes. Donc je ne défends pas ma profession de médecin ! je reconnais un virage nuisible dans la prise en charge du patient, et du sportif en particulier. Il est plus facile de prescrire un anti-inflammatoire que de prendre le temps d’une bonne consultation; et on prescrit beaucoup trop d’anti-inflammatoires, on cache la douleur qui est une « sonnette » qu’il faut respecter.

Le kiné est débordé, il s’essouffle pendant toute la journée en courant d’un sportif à l’autre dans son cabinet, il ne prend pas le temps de mettre en place un contact singulier avec son sportif. Là aussi, je ne « jette » pas tous les kinés, certains sont remarquables, passionnés, et s’investissent dans une relation en face à face.

Du coup le professionnel de la santé est le premier responsable, alors qu’il ne vienne pas se plaindre !!!

Les écoles d’ostéo ont compris qu’un créneau était jouable: prendre le temps d’écouter, mettre en place une réflexion globale. Mais trop d’ostéos ont été formés, c’est la guerre sur le terrain du « clientélisme ». Il y a 20 ans il n’y avait quasi pas un seul ostéo même dans les villes universitaires; il n’y avait pas plus de tendinopathies et de blessures qu’aujourd’hui, juste le sportif se prenait plus en charge, au niveau de son hygiène de vie et hygiène du sport

Je tempère mon propos : il existe de très bons ostéopathes, mais ils existe aussi des « pseudo gourous » qui surfent sur la crédulité du sportif ; les bons ostéos acceptent d’exercer leur Art en complément d’une prise en charge médicale globale ; en aucun cas je ne conteste leur compétence; juste ces bons ostéos ne gèrent pas tout : la carrosserie, le mental, la nutrition, le coaching … . Ils savent s’entourer d’un réseau de compétences, tout comme moi-même je ne gère pas tout, je n’ai aucunement la prétention de tout connaître, je sais travailler en groupe, et certains ostéos rendent des services précieux à « mes » sportifs.

Autre responsable : les mutuelles qui sous-entendent que l’ostéopathie est un outil médical puisque quelques séances sont prises en charge dans l’année du contrat avec l’assurance !! Autre responsable : la sécu !!! oui !!! ça ne dérange pas qu’un patient consulte un ostéo plutôt qu’un médecin parce que ce n’est pas remboursé donc on fait des économies !!

Quand on voit qu’en plus le sportif est prêt à payer 50 à 70 € pour une consultation ostéo, on se dit vraiment qu’il y a un problème, que moi j’appelle de l’arnaque : remettre un cerveau, remettre un colon, remettre des vertèbres, apaiser le stress, voir un sportif tous les mois parce que son bassin se déplace !!! sportifs vous êtes crédules !! désolé de vous le dire…  Heureusement que vos vertèbres et votre bassin bougent !!! Il est coutumier qu’un sportif me dise qu’il doit voir l’ostéo tous les mois parce que son bassin se déplace: désolé, pour moi c’est de l’arnaque, c’est du business, point; certes l’effet placébo existe : rien que d’écouter une douleur on diminue la douleur, et si on conseille du repos, même sans traitement 80% des douleurs vont s’apaiser ; sauf qu’il y a des situations où l’ostéo n’est pas qualifié pour prendre en charge : entorses de cheville (combien de conduites à tenir retardées avec des séquelles définitives …), certains problèmes cervicaux avec des manipulations intempestives qui déclenchent des hernies discales … et combien d’autres exemples … Je ne dis pas que l’ostéo n’a rien à faire devant une entorse, juste il représente un maillon de la chaîne de compétence. De même que le podologue par exemple.

Le sportif est une proie facile parce qu’il a besoin d’être écouté et « cocooné » et que l’ostéo a bien compris ça ; lui ; à la différence de certains médecins ou kinés conventionnels ; le sportif est sensible à la « tchatche » parfois complètement folklorique et ésotérique (là aussi je grossis volontairement le trait), alors que le professionnel de la santé se doit de respecter une éthique et de ne pas raconter n’importe quoi. Un ostéo avait réussi (bravo !!!) à vendre à une de mes patients des patchs à coller sous les pieds la nuit pour attirer les toxines pendant le sommeil ; 60€ les 6 patchs … moi j’appelle ça du vol…

La concurrence est rude, le marché étroit, plein d’ostéos ont du mal à bosser ; du coup ils font de tout : de l’ostéo, de la nutrition, ils voient des bébés, des sportifs, des personnes âgées, ils remettent tout, et surtout ils essayent de rendre leurs « patients » dépendants !!!

Quelles solutions : oui le sportif peut voir un ostéo, plutôt un ostéo kiné ; si l’ostéo n’est pas kiné -et il existe de très bons ostéos qui ne sont pas kinés- alors il doit se limiter au champ de ses compétences, adresser le patient au médecin au moindre doute. Et le médecin ??? et bien il doit mieux prendre en charge son patient, l’examiner correctement, l’écouter …

Pour conclure je répète, que je connais des ostéos « ni ni » (c’est à dire ni kinés ni médecins) qui font bien leur boulot et se limitent à ce qu’ils savent faire.

Mise à jour après lecture des très nombreux commentaires sur ce site, et après avoir pris connaissance des réactions parfois violentes sur les réseaux sociaux:

Ai-je dit que je jette tous les ostéos ??? NON et encore NON; la preuve, dans mon activité professionnelle j’ai recours régulièrement à leur expertise. Ceux que je jette, et OUI je les jette ce sont ceux qui dépassent le champ de leurs compétences; agacé car en une semaine voici 3 cas cliniques concrets:

-> un père m’amène son fils qui manifestement s’est fait une blessure musculaire à la cuisse; et pourtant « docteur on a vu 3 fois l’ostéo qui lui a remis les muscles ». Echographie: déchirure musculaire d’un ischio, 3 semaines de soins et surtout de repos adapté ont été perdus.

-> un joueur de foot me consulte pour une douleur du talon après une talonnade à forte énergie dynamique; je prescris une radiographie en urgence, je préconise le port de béquilles en attendant; le sportif juge bon d’aller voir l’ostéo du club qui lui « remet » l’articulation entre le talus et le calcanéum qui était déplacée … la « manipulation » est faite à 2 reprises; radios puis scanner = fracture du calcanéum ….

-> un joueur de volley appelle SOS médecin: il transpire, présente une très forte douleur dans les côtes; « c’est un problème musculaire »; pas d’auscultation. Du coup le patient consulte son ostéo qui confirme le diagnostic et lui manipule l’hémithorax: « ça vient du dos je vous ai remis 3 vertèbres ». Je vois le patient, je l’ausculte; il a 40 de fièvre, il transpire comme un bœuf ; pneumopathie hilaire; hospitalisé 3 semaines; il a perdu 5 kg; le médecin est responsable, je ne défends pas; l’ostéo est responsable aussi.

Alors OUI ça m’énerve et même ça me gave !!! ok ?? L’expertise et le recours à l’ostéopathie sont justifiés dans CERTAINES situations: l’ostéo fait un diagnostic ostéopathique, CERTAINEMENT pas un diagnostic médical. Le médecin peut prescrire un bilan sanguin, utiliser son stéthoscope, prescrire une écho ou une radio, ou tout autre examen. Aujourd’hui, que chacun reste dans ce qu’il sait faire.

Je ne « balance » pas tous les ostéos, je balance ceux dont le discours stéréotypé annonce au sportif qu’il faut arrêter les laitages, le café, que son foie est engorgé, qu’il doit venir une fois par mois pour remettre le bassin ….

Que les sportifs commencent à faire leurs étirements, du gainage, de la proprioception et ce sera déjà pas mal pour verrouiller leurs vertèbres et pour limiter le risque de survenue de blessures; qu’il bouffe correctement, dorme bien et s’hydrate; une nouvelle génération de sportifs préfère se faire prendre en charge et se faire « remettre » le bassin et les vertèbres !!! Messieurs les sportifs, votre meilleur ostéo C’EST VOUS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Les ostéos (nombreux) avec lesquels je travaille incluent leur pratique dans une stratégie GLOBALE, adressent le patient au moindre doute, ne cherchent pas à « jouer au doc »;

Je refuse 3 demandes sur 4 parce que j’ai trop de demandes, donc je ne défends pas mon activité; je respecte mon patient, je l’écoute, je l’examine, s’il le faut je lui conseille de consulter un ostéo; mais JAMAIS le sportif en première intention ne doit consulter un ostéo qui « garde » farouchement le patient, qui refuse le travail de groupe. J’exerce en secteur 1 et il est très rare que je dépasse le montant de 25 euros pour une consultation de 40 mn en moyenne.

Le CNOSF, présidé par le Dr Alain Calmat, recommande aux équipes de France de ne recourir qu’aux services d’ostéos qui en même temps sont kinés. Je suis opposé à cette forme d’exclusion et de « protection d’un pouvoir médical » car il existe de très bons ostéos qui ne sont pas kinés, dans le sport cycliste professionnel notamment.

Alors de grâce qu’on arrête la guerre des chapelles, le lobbying acharné; messieurs les ostéos, faites le ménage, ceux qui ne respectent pas un minimum d’éthique doivent être dénoncés. Les vrais et bons ostéos font du mal à la représentation de leur profession en ne dénonçant pas les dérives de certains d’entre eux. Tout comme, et je suis tout à fait d’accord, il faut dénoncer les médecins qui abusent de leur « pouvoir » médical, « expédient » leurs patients, examinent un genou à travers le jean, consultent 10 personnes à l’heure. Ma position est claire: la santé appartient au patient, pas au médecin, le vrai acteur c’est le patient; c’est la base sur laquelle je travaille; tant pis pour les  médecins qui font mal leur job.

Cette mise au point sur ma conception d’une certaine forme d’ostéopathie a le mérite de stimuler les réactions, le débat méritait d’être posé. On a le droit de s’exprimer, il faut savoir réveiller le ronron ….

N’hésitez pas à laisser des commentaires.

Allez, on se calme et on se souhaite une fort belle journée; et …. travaillons ENSEMBLE, il y a beaucoup de place à prendre pour les vrais et bons ostéos !!!!!

bien à vous, Jean-Jacques

 

 

quelle alimentation pour le sportif, comment bien manger, les pièges de l’industrie de la malbouffe

10 septembre 2017 par Jean Jacques Menuet 1 commentaire »

Nutrition équilibrée du sportif et coup de gueule de jjdok sur la malbouffe ….

Manger de TOUT, en quantités équilibrées, c’est le meilleur moyen pour que l’organisme dispose de tout pour la performance mais AUSSI et SURTOUT pour la santé qui doit rester l’objectif prioritaire.

Les grands principes si vous ne rencontrez pas de problèmes particuliers (surpoids, pathologie, hypercholestérolémie, diabète, etc. : dans ce cas-là consultez un professionnel de la santé qui connaît la nutrition chez le sportif) :

  • Ne sautez pas de repas ; déjeunez bien le matin (exemple un fruit de saison, des céréales complètes ou du pain complet grillé + un peu de beurre et de confiture si possible « maison » ou 60% fruits-40% sucre), un laitage (un yaourt nature ou un peu de fromage blanc ou un peu de fromage) Buvez une boisson chaude : un peu de café ou de thé peu infusé. Le lait le matin ce n’est pas très digeste surtout si une activité physique est prévue dans la matinée.

  • Associer toujours féculents (pâtes blanches ou aux légumes cuites « al dente », pâtes complètes; riz blanc basmati ou « sélection de 3 riz Taureau Ailé » ou riz complet ; pommes de terre cuites à la vapeur avec la peau ; polenta; semoule de blé complet ; 3 fois par semaine consommer également, en salade ou en plat chaud un légume sec comme des pois chiche, haricots rouges, lentilles vertes du Puy, pois cassé ; car ces légumineuses constituent d’excellents sucres à « index glycémique bas » mais aussi ils apportent des acides aminés de qualité ainsi que des micronutriments. Donc ne pas manger des pâtes tous les jours !! ) ET légumes verts cuits (privilégier la cuisson vapeur qui préserve les vitamines et les minéraux; haricots verts, fenouil, épinard, courgettes, aubergines, brocoli, endives cuites, bette, bok choy, oignons cuits, céleri-branche, poireau, etc.)

  • Viande blanche 2X/S 60 à 80g, viande rouge ou foie ou boudin noire 2X/S 60 à 80g ; on mange TROP de viande ; pas besoin de manger 2X/j de la viande ou du poisson.

  • Produits de la mer 3X/S

  • Œufs 2 à 4/S

  • Inventez des sauces sympas et pas grasses : avec des champignons, des olives, du persil, de la ciboulette, de l’ail, des oignons, des olives, etc. etc.

  • Huiles : associer huile de noix et huile de noix ou colza

  • Le beurre n’est pas interdit : 10g 3X/j, en évitant le beurre cuit.

  • Il faut saler, mais pas trop.

  • Mangez des crudités mais plutôt le midi que le soir (car peu digestes)

  • Mangez plutôt du pain complet ou aux céréales, qui apporte plus de nutriments que le pain blanc.

  • Le jus d’un citron dans un peu d’eau le matin à jeun, ça stimule la vésicule biliaire (dire que ça nettoie le foie c’est le discours ésotérique des ostéos-gourous) et du coup ça facilite la digestion des graisses.

  • Evitez les jus de fruits, ce n’est que du sucre ! mangez plutôt des fruits de saison, cueillis à maturité

  • Pas de « cures de fruits », périodes de jeûnes, régimes en fonction du groupe sanguin, régime paléo (cueillette des racines en forêt, vêtu d’un string léopard …) etc. : non aux délires entretenus pas des pseudo-nutritionnistes malheureusement relayés par quelques médias qui pensent plus à construire du succès commercial (livres de pseudonutrition, vente de compléments alimentaires) sur le dos des sportifs trop crédules à la recherche du « petit plus » Tous les 2-3 ans une nouvelle « mode » arrive ; prenez du recul !! Méfiez-vous des pseudo-professionnels du sport « multicartes » : nutrition, coaching, préparation physique, préparation mentale !!!

  • Attention aussi à l’industrie agroalimentaire qui pense plus à gaver ses actionnaires qu’à bien nourrir les gens … Achetez en circuit court, auprès des agriculteurs de votre région ; consommez des produits de saison ; mangez simple.

  • Les laitages seraient à éviter ? NON et encore NON ; c’est le discours stéréotypé de nombreux « ostéos » : ça « encrasserait le foie » !! vaste fumisterie intellectuelle. Astuce pour reconnaître un ostéo bidon : il va tout mettre sur le dos de votre foie : « votre foie est engorgé, arrêtez les laitages et le café » Sauf situations particulières (intolérance au lactose) il faut manger un peu de fromage, 1 ou 2 yaourts natures (pas des crèmes dessert qui associent graisses et sucres) ; il n’y a que pour le lait de vache dont la digestion est difficile, et donc le jour d’un entraînement le lait de vache est à éviter. Priver un enfant ou un ado ou un jeune adulte de produits laitiers c’est une hérésie : les produits laitiers contiennent du calcium, indispensable à la santé du squelette osseux.

  • Les produits au soja : oui ils sont intéressants (à condition qu’ils soient complémentés en calcium), en tant que compléments des produits laitiers ; 1 ou 2 apports de soja par jour c’est bien pour compléter les apports protéinés du sportif qui mange trop de protéines animales … par exemple les boissons au soja (on ne doit pas employer le terme « lait » pour tout ce qui ne sort pas du pis de la cache !) contiennent tous les acides aminés essentiels et 4% de protéines ; alors que le « lait » d’amandes, de riz ou autres « laits » ne contiennent pas grand-chose … Il faut toutefois privilégier les produits au soja qui respectent l’environnement (non OGM ; transport, etc.)

  • Particularité à connaître pour le sportif : mieux vaut BIEN collationner pendant les 90 minutes qui suivent la fin d’une grosse séance d’entraînement, que d’attendre le repas qui suit pour trop manger : tout ce que vous consommez pendant les 90 minutes qui suivent la fin de l’effort va reconstituer ce qui a été perdu pendant l’effort, sans être stocké en graisses. C’est ce que je dénomme « l’opération portes ouvertes » pendant les 90 minutes après l’effort.

  • On mange TROP de protéines animales (viande, poisson, œufs, laitages) et PAS ASSEZ de protéines végétales (soja, légumineuses comme les lentilles les pois chiche les haricots rouges les pois cassés)

  • Consommez un potage le soir ; l’hiver ça doit être obligatoire !!! par exemple 1/3 potiron 1/3 châtaignes 1/3 pois cassés ; et des potages « maison » avec des légumes verts ; n’achetez pas de soupes en sachets ou en briques !!! Elles sont trop souvent bourrées d’exhausteurs de goût, conservateurs etc. Un sachet de potage aux champignons ne contient souvent que 2-3% de champignons !!!

  • Ne suivez pas de « régimes » ; le mot « régime » ça veut dire punition, frustration, et un jour le cerveau va « disjoncter » car notre équilibre psychologique repose sur notre équilibre alimentaire … Sauf situations particulières : pathologies, surpoids, intolérances démontrées ; attention aux bilans biologiques honteusement bidons à la recherche de « pseudo » intolérances alimentaires : ces bilans ne sont pas remboursés par la sécurité sociale (parce qu’il est démontré qu’ils ne servent à rien), leur coût est très élevé (et le prescripteur en touche souvent une partie …), et surtout ils aboutissent à la découverte d’un nbre d’allergies tel que le sportif va se retrouver avec une assiette vide, plein d’aliments « contrindiqués » ; un vrai scandale sanitaire au prix de votre santé physique et psychologique …

  • Méfiez-vous de la « micro-nutrition » : occupez-vous du contenu de votre assiette (la macro nutrition) avant de consulter un « micro » nutritionniste formé en quelques semaines par des « instituts » (en général « européens » ou « franco-européens », ça jette …) : votre nutrition s’en trouvera souvent déséquilibrée et surtout il vous sera proposé plein de compléments (gélules, comprimés, sachets) qui vont vider votre porte-monnaie (le « professionnel », lui, va toucher une partie des ventes … 10 à 30% … Mais bon Il faut aussi qu’il rembourse le prix élevé de son « diplôme …)

  • N’achetez pas les sandwiches dans des sandwicheries où tout est fait pour vous vendre du gras ; mieux vaut un sandwich perso avec du pain complet tartiné avec du fromage frais, un peu de thon ou du jambon, et quelques feuilles de salade ; et ça vous coûtera moins cher ….

  • Evitez les sodas, un verre de soda contient 4-5 sucres qui va très vite se transformer en graisses qui se stockent sous la peau (sauf si la boisson sucrée est consommée pendant l’effort ou pendant l’heure qui suit)

  • Le « bio » : toujours beaucoup plus cher, savoir gérer son porte-monnaie et ne pas se faire avoir par des étiquettes « bio » ; penser plutôt à acheter des produits locaux, avec l’assurance qu’ils ne sont pas traités.

  • La souffrance animale : acheter des œufs pondus par des poules qui gambadent et qui ne sont pas stockées dans des cages avec le bec coupé ; idem pour les poulets ; pour la viande en général ; et je redis qu’on mange trop de viande …

  • Attention aux « compléments alimentaires » ; s’ils peuvent avoir un intérêt chez le sportif soumis à de grosses charges d’entraînements, ce sera toujours avec le conseil d’un professionnel de la santé. Attention aux achats sur certains sites internet car certains produits peuvent contenir, sans que ce soit précisé, quelques friandises qui sont des produits dopants (testostérone, anabolisants etc.) Sans compter les trop nombreux sites qui proposent ouvertement des produits dopants pour le sportif qui veut prendre du muscle ; un pur scandale ….

  • Ce que l’on mange est important, la façon dont on mange l’est encore plus : prendre le temps de manger, de mastiquer ; réapprendre à cuisiner, à rendre une assiette sympa (couleurs, odeurs, visuel, goût) Pour moi la nutrition d’un sportif c’est moitié dans l’assiette moitié dans la tête ; manger c’est aussi partager un repas, discuter, échanger ; pas d’accord avec la situation où l’ado va monter avec son plateau repas dans sa chambre et regarder sa télé en mangeant … tout seul…

  • En conclusion mangez donc de tout, ayez du bon sens, privilégiez les achats locaux, les circuits courts, les produits de saison ; méfiez-vous des sirènes des lobbyings des modes des médias et de la micronutrition …. (mais il existe quand même de très bon spécialistes de la micronutrition) Même s’il faut que tout le monde vive …

  • Retenez une chose : on mange trop de sucre, trop de graisses, pas assez de fruits et légumes, pas assez de légumineuses. Et … mangez simple, SANS OUBLIER de vous faire PLAISIR de temps en temps. Et si vous rencontrez un problème particulier consultez un professionnel de la santé.

 

Bien à vous tous, et un grand merci pour votre fidélité sur ce site de conseils en médecine du sport et en nutrition du sport, qui vient tout juste d’atteindre les 10 millions de visites !!!

 

Jean-Jacques

helicobacter pylori chez le sportif, troubles digestifs et sport

3 septembre 2017 par Jean Jacques Menuet Pas de commentaires »

L’hélicobacter pylori chez le sportif

Cette atteinte digestive serait une pathologie rare ? Oui parce qu’on ne la recherche pas systématiquement !!! En médecine on ne trouve que ce que l’on cherche !!

Mon parcours de 30 années dans le sport de haut niveau mais aussi en contact avec le sport amateur m’amène à affirmer qu’on retrouve souvent la présence de ce microbe dans l’estomac. Probablement que ce microbe se « plait » bien dans l’estomac du sportif : présence de sucre (le sportif consomme plein de boissons sucrées) et pendant l’effort le tube digestif n’est plus vascularisé.

Quelles sont les circonstances qui doivent faire rechercher cette pathologie ?

  • Un sportif qui décrit une baisse de forme, des sensations modifiées par rapport à son sport, un état de fatigue, des coups de moins bien
  • Des signes digestifs non spécifiques : brûlures gastriques, remontées acides, mauvaise digestion.
  • Une carence en fer qui est mal corrigée par les complémentations : probablement que cette atteinte microbienne de l’estomac est responsable d’une malabsorption digestive du fer.

Dans l’équipe cycliste dont je suis le médecin 3 de nos coureurs ont présenté cette pathologie pendant la saison ; si bien que pendant l’intersaison je vais faire une recherche systématique de cette pathologie digestive (sérologie et test respiratoire)

Quel est le traitement : l’association de 2 antibiotiques pendant 14 jours auquel on ajoute la prise d’un inhibiteur de la pompe à protons. En fait le traitement est à individualiser en fonction de chaque dossier.

Les conseils que j’énonce dans ce document ne peuvent remplacer la prise en charge assurée par votre médecin.

En plus de ce site de conseils en médecine du sport, j’assure aussi la gestion d’un site de sophrologie sur lequel vous trouverez de nombreuses séances pour le sportif: https://www.seance-sophrologie.com/

Un grand merci pour votre fidélité, bien à vous, Jean-Jacques

solutions et astuces pour grandir encore, comment gagner en taille quand on fait du sport ?

15 août 2017 par Jean Jacques Menuet Pas de commentaires »

Les solutions pour grandir, comment faire pour gagner en taille  !

Mes conseils sont complémentaires de ceux qui vous sont délivrés par votre staff sportif et médical

La question m’est souvent posée : docteur, comment devenir plus grand ? Existe-t-il des conseils simples pour grandir ? Comment grandir naturellement ?

Bien évidemment que votre taille définitive sera avant tout le résultat de votre génétique, mais quelques conseils sont à prendre en compte, pour une efficacité démontrée. Voici donc quelques conseils pour grandir. La taille adulte est acquise vers l’âge de 22 ans.

Voici des conseils pour prendre quelques centimètres ; dans certains sports la taille jour bien évidemment un rôle : basket, hand, volley ; la natation aussi ou l’envergure est un des facteurs de la performance ; le cyclisme aussi : plus les jambes sont longues plus le coureur développe de la puissance ; idem pour le foot. Bref il peut être intéressant de trouver des solutions pour grandir quand on fait du sport et qu’on a moins de 20 ans !

 

Conseils nutritionnels pour grandir (3 acides aminés stimulent la production nocturne d’hormone de croissance) De façon générale une alimentation riche, variée, diversifiée, riche en vitamines minéraux et oligoéléments est le MEILLEUR moyen pour que l’organisme dispose de tout ce dont il a besoin pour la performance mais aussi et surtout pour la santé et pour … grandir !!

  • Consommer des aliments riches en arginine (qui est un acide aminé c’est à dire un constituant des protéines) stimule l’hormone de croissance ; c’est la sécrétion (surtout nocturne) de cette hormone qui stimule la croissance. Ces aliments : le foie de veau, les céréales et légumes secs, blanc d’œuf, dinde, parmesan, gruyère, Vache qui rit, lait écrémé en poudre, mozzarelle, graines de fenugrec, flocons avoine, baies de Goji, saumon, viande rouge, légumineuses, protéines de soja. En pharmacie le sportif peut trouver des compléments (ampoules le plus souvent) à base d’Arginine ; mais cela relève de la prise en charge par votre médecin, consommer « à l’aveugle » des compléments alimentaires sans conseil direct peut exposer à des incidents ; votre médecin vous conseillera peut-être de prendre une ampoule d’Arginine le soir au coucher.
  • Graisses: 10 g de beurre cru par repas ; huile de colza (salades) huile d’olive, quelques noix, consommer souvent des avocats (riches dans une graisse qui stimule la production de Testostérone)
  • Citrulline (qui est un acide aminé c’est à dire un constituant des protéines) : pastèque melon, concombre, ail, oignon, legs secs, soja, foie, viande rouge, saumon, amandes, noix, chocolat noir
  • Ornithine (qui est un acide aminé c’est à dire un constituant des protéines) : soja, toutes les viandes, poisson, riz, noix, soja, œuf
  • Vitamine D: une ampoule à 100.000 U avant l’hiver, après l’hiver.
  • Cure de gelée royale l’hiver (d’octobre à février) : une ampoule (1500mg) le matin après le petit déjeuner.
  • Germe de blé riche en vit E (oxygénation des muscles), minéraux, fer, vitamines du groupe B pour les muscles
  • Rexorubia: produit naturel riche en minéraux et oligo-éléments : 2 c-à café le matin au petit déjeuner. En pharmacie sans ordonnance.
  • Bien récupérer après un effort qui a beaucoup sollicité les muscles = « opération portes ouvertes » pendant les 90 minutes qui suivent ; on en reparlera.

 

Le sommeil : c’est pendant la phase de sommeil profond qu’une région du cerveau (l’hypophyse) fabrique et libère l’hormone de croissance ; cette hormone stimule la croissance et la reproduction des cellules de l’organisme. Il faut donc BIEN DORMIR pour grandir !! Voici sur mon site de conseils en médecine du sport et en nutrition du sport quelques conseils pour bien dormir.  L’arrivée massive de nouveaux objets dans l’espace de sommeil (ordinateur, télévision, tablette, téléphone portable, réseaux sociaux) réduit considérablement le temps de sommeil chez les adolescents. A vous de voir … Quand on dort mal ado, on dort mal toute sa vie !! Et la nuit (pendant le sommeil dit « paradoxal ») vous récupérez du stress psychologique de la journée, et aussi vous imprimez tout ce que vous avez enregistré pendant la journée (scolarité mais aussi geste technique, schémas tactiques, etc.)

 

« Carrosserie » : oui quelques exercices peuvent permettre de gagner quelques centimètres ; à la seule condition bien sûr qu’ils soient réalisés régulièrement !!

  • Nager régulièrement pendant l’intersaison (surtout le dos crawlé), en tirant bien les bras derrière. Très bon exercice pour gainer aussi la sangle lombaire et abdominale.
  • Posture: tonique, il faut regarder loin devant soi quand on marche. Ne regardez pas le sol ! Ne soyez pas voûté ! quand vous êtes assis, calez bien le dos contre le dossier, fesses en arrière, buste droit.
  • Se suspendre à une barre résistante (si possible … c’est mieux !) ou exercice sur un espalier, en étendant au maximum les muscles, les os, les tendons et les articulations. Pour renforcer les effets de cet étirement, lever les jambes et de les placer à l’horizontale ; ne pas trop forcer.
  • Position debout, se toucher les orteils (ou mains à plat !) jambes bien tendues ; maintenir la position 10 secondes ; plusieurs répétitions.
  • Exercice du « cobra » = s’allonger sur le sol avec le corps et le visage vers le bas, et les paumes sous les épaules. Ensuite, arquer le dos et lever le menton jusqu’à former un angle. Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=IPJILNmGhVY
  • Exercice du lever du bassin: s’installer sur le dos, avec les jambes pliées, les bras en arrière  et les paumes des mains tournées vers le plafond. Lever le bassin et maintenir la position pendant 20 secondes. 10 répétitions.
  • Etirements réguliers, surtout les ischio-jambiers. Je tiens à la disposition des sportifs qui me consultent une vidéo qui reprend avec beaucoup de détails tous les étirements chez le sportif. Voici quelques conseils pour les bons étirements

 

Voilà, il ne vous reste plus qu’à contrôler sur la toise que ces conseils et astuces pour grandir donneront des résultats ; mon expérience m’amène à penser que le gain de 2 ou 3 centimètres est tout à fait possible ; juste il faut être motivé …

Sur ce site de sophrologie vous trouverez plein de séances que j’ai enregistrées pour le sportif : comment gérer le stress, comment se préparer pour un objectif, comment mieux récupérer, comment bien dormir, etc. etc.

Bien à vous et un grand merci à tous pour votre fidélité sur mon site qui approche les dix millions de visiteurs depuis sa création il y a 8 ans ; à ce jour vous êtes 6000 à 8000 à vous connecter tous les jours pour des conseils de terrain, résultat de mon expérience acquise grâce à vous tous sur le terrain !

Jean-Jacques

l’échauffement, comment pourquoi, ça sert à quoi ??? exemple en cyclisme

25 juillet 2017 par Jean Jacques Menuet Pas de commentaires »

L’échauffement sert à quoi ?

A chauffer l’organisme bien sûr, c’est à dire ???

  • Au repos la température du corps est autour de 37°, pendant l’effort la température monte entre 38 et 39° ; pourquoi la température monte : la contraction musculaire c’est comme les pistons d’un moteur de voiture, ça chauffe ; donc les contractions musculaires dégagent de la chaleur. Et ça sert à quoi que cette température augmente ? Alors là on s’accroche, car c’est compliqué … : c’est le « courbe de Bracroft » qui précise cela : si la température augmente l’hémoglobine présente dans le sang va « relarguer » l’oxygène (l’oxygène est fixé sur l’hémoglobine), et l’oxygène va pouvoir … oxygéner les muscles qui travaillent ; pas de bras pas de chocolat, pas d’augmentation de température pas d’oxygénation du muscle !!
  • Les muscles s’assouplissent, s’étirent, sont plus élastiques
  • Les bronches se dilatent progressivement ; et SI le sportif présente un asthme d’effort alors il doit VRAIMENT veiller à un échauffement de qualité, sinon ses bronches vont se spasmer dès le début de l’effort, surtout si l’effort débute avec intensité: un sportif asthmatique qui prend le départ d’une épreuve non échauffé c’est une faute ENORME !!!!
  • La fréquence cardiaque augmente progressivement, facilitant la répartition du sang dans les vaisseaux sanguins : oxygénation et apport de carburant.
  • La fréquence pulmonaire augmente progressivement, permettant de capter plus d’air et donc plus d’oxygène.
  • Les circuits nerveux se mettent en place.
  • Les hormones de l’effort se mettent en place, avec une ascension régulière : cortisol, adrénaline, noradrénaline
  • Mentalement le sportif rentre dans son effort, et ne doit PAS en sortir

 

Le problème c’est que si on dépasse un délai de 5 minutes entre la fin de l’échauffement et le début de l’effort, et bien tout ce que je viens de décrire

retombe dans les chaussettes !!!!!!

Cœur, poumons, température, oxygénation du muscle, etc. etc. Autant prendre une douche, boire un pastis et se faire masser gentiment en lisant une revue plutôt que de s’échauffer. J’ai pour ma part participé à des recherches physiologiques : coureur sur home trainer, mesure des paramètres pendant puis toutes les minutes après l’effort : fréquence cardiaque, tension artérielle, gaz expirés, température centrale, fréquence ventilatoire, et dosage hormonaux.

Cette nécessité de s’échauffer  est d’autant plus essentielle que l’effort débute avec intensité et est de durée courte ; un bon exemple le contre la montre en cyclisme.

C’est pourquoi on voit que les équipes cyclistes professionnelles installent un home trainer avec un vélo peu éloigné de la rampe de départ, pendant que les instances (UCI) vérifient le vélo que va utiliser le coureur ; en effet cette vérification peut durer 15 minutes. Il serait bien sûr inimaginable que le coureur reste statique pendant ces 15 minutes. Si on observe attentivement la logistique adoptée par les grandes équipes (Sky, AG2R, FDJ, BMC par exemple) : le coureur s’échauffe (en présence de l’entraîneur pour un contenu cohérent de l’échauffement), puis tout est géré au mm, ou plutôt à la seconde, jusqu’au départ.

C’est pareil pour une épreuve sur piste, un cyclocross, et même une course sur route si le départ  lieu en bosse ou si un coureur est désigné pour attaquer dès le kilomètre zéro; autre exemple en équitation: il n’y a jamais plus de 3 minutes entre la fin de l’échauffement et le début de la reprise.

Echauffement et performance = donc un mariage obligatoire !!!!

Merci à tous pour votre fidélité sur ce site de conseils en médecine du sport et de nutrition du sport, avec des explications simples et de terrain.

Bientôt 1 million de visiteurs, merci pour la confiance !!

J’anime ce site de conseils en médecine du sport et en nutrition du sport, mais également je propose sur un autre site https://www.seance-sophrologie.com/ des séances de sophrologie à télécharger pour prendre en charge des maladies psychosomatiques avec par exemple une séance de sophrologie pour calmer la colopathie fonctionnelle, des séances de sophrologie contre la migraine, des techniques pour apaiser le stress, des séances de sophrologie pendant la grossesse, des séances de sophrologie pour mieux dormir ; vous pouvez également télécharger des séances de sophrologie pour préparer un concours ou un examen, trouver des conseils pour augmenter la mémoire. Je propose également des séances de sophrologie pour l’arrêt du tabac, et de nombreux autres thèmes. Le coût pour télécharger ces nombreuses séances est modique ; le webmaster qui gère le site doit gérer fort logiquement des frais ; mais pour tester gratuitement cet outil qu’est le travail du mental je propose une séance gratuite de sophrologie, dont l’objectif est d’apprendre à calmer le stress, à maîtriser les tensions. J’ai conçu des séances de sophrologie à télécharger pour travailler le mental chez le sportif, par exemple de la  sophrologie pour le cycliste, des séances pour le travail du mental du joueur de tennis, des séances de sophrologie à télécharger pour le joueur de foot, etc. etc. Lorsque les charges d’entraînements  sont importantes, une technique me semble utile pour le sportif pour mieux récupérer : il s’agit de la microsieste, cette technique est également utile si l’étudiant en période de révisions est obligé de réduire son sommeil : grâce à la microsieste il pourra ainsi mieux récupérer et réparer les conséquences d’un sommeil insuffisant.

Jean-Jacques Menuet,

–site de conseils en médecine et en nutrition du sport:  http://www.medecinedusportconseils.com/

–site sur lequel sont mises en ligne des séances de sophrologie : http://www.seance-sophrologie.com/

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sportifs : 10 conseils pour lutter contre le stress

24 juillet 2017 par Jean Jacques Menuet Pas de commentaires »

Le stress : ce n’est pas forcément un handicap ; comment apaiser et maîtriser le stress

Trop de sportifs s’imaginent que le stress est nuisible à la performance, qu’il ne faudrait pas être stressé quand on fait du sport !

Et bien non, seul le stress permet à l’organisme de sécréter des hormones qui vont favoriser la performance, le dépassement de soi : l’adrénaline, la noradrénaline vont accélérer le cœur, la fréquence ventilatoire, vont permettre la dilatation des vaisseaux sanguins pour que le sang parvienne pendant l’effort aux muscles et au cerveau ; ainsi l’oxygène va parvenir à ces organes. Egalement ce stress va permettre la production de cortisol ; cette hormone, pendant l’effort, va permettre au glucose de parvenir aux muscles qui travaillent, pour l’apport de carburant. Ce stress qui crée les conditions de la performance peut être dénommé le « bon stress »

Le  «  mauvais stress » :

Souvent lié à une sécrétion trop importante d’insuline (par le pancréas), le sportif va vider très vite ses réserves de glucose ; la fringale n’est pas loin … : petits vertiges, tremblements, vigilance altérée, dégradation du geste technique, altération de la lucidité et des réflexes ; ces symptômes étant souvent majorés par un état de déshydratation.

Les échanges entre le calcium et le magnésium sont altérés au niveau des «  citernes » qui environnent les fibres musculaires : le sportif va jouer « petit bras » : le geste technique est « retenu », il perd sa fluidité, son « lâcher prise », le geste est saccadé.

 

Comment apaiser et maîtriser ce « mauvais stress » : voici 10 conseils pour aider le sportif à lutter contre le stress :

  1. Des produits homéopathiques tels que le Gelsémium et/ou l’Ignatia peuvent apaiser ce mauvais stress.
  2. La « boisson d’attente » = pendant les 90 minutes qui précédent la compétition consommer une gorgée toutes les 10 minutes d’une boisson ainsi composée : 300ml d’eau plate, un peu de sirop de fruit pour le goût, et une dose rase de « Malto » (= matodextrines = polymères de glucose)
  3. Bien s’hydrater et veiller à des apports glucidiques réguliers pendant l’effort.
  4. Le travail du mental: il permet au sportif d’apporter une solution pour contrôler ce stress, le maîtriser ; sur mon site de séances de sophrologie à télécharger vous trouverez quelques séances pour gérer le stress du sportif. Dédramatiser l’enjeu, progresser en confiance sont les objectifs principaux.
  5. Maîtriser les facteurs techniques, matériels, logistiques: il est certain que d’arriver « à la bourre » sur une compétition, d’avoir mal préparé son matériel sont des éléments qui vont augmenter le stress ; il faut préparer son sac la veille, bien vérifier le matériel, bien gérer la logistique de sa ou ses journées de compétition ; et si possible … limiter l’usage du téléphone portable …
  6. Bien dormir les jours qui précèdent; voici des conseils de terrain pour mieux s’endormir et passer une bonne nuit.
  7. Dans les sports à catégorie de poids, il est essentiel d’arriver très progressivement à son poids de compétition pour éviter les hypoglycémies et la déshydratation induites par des « régimes » inappropriés.
  8. Le rôle de l’entraineur est essentiel : celui-ci est là pour rassurer son sportif, l’apaiser, gérer la logistique.
  9. AUCUN médicament contre le stress ne doit être prescrit ; les béta bloquants sont interdits et facilement détectables au contrôle anti-dopage ; les « calmants » type benzodiazépines induisent un relâchement des muscles et du cerveau plus propices à aller faire la sieste qu’à performer sur la compétition.
  10. Mettre en place pendant les entraînements des « simulations » du protocole de compétition: boisson d’attente, hydratation pendant l’effort.

 

Un très grand merci à tous pour votre fidélité sur ce site de conseils en médecine du sport et en nutrition du sport; bientôt 10 millions de visiteurs auront parcouru mes articles !!

Jean-Jacques

Techniques de travail du mental chez le sportif, comment progresser avec le mental, quelle place du mental dans la performance

23 juillet 2017 par Jean Jacques Menuet Pas de commentaires »

Techniques de travail du mental chez le sportif, comment progresser avec le mental, quelle place du mental dans la performance

De nombreux facteurs s’additionnent pour faciliter la performance : la génétique bien sûr avec des prédispositions physiques, physiologiques et mentales innées, l’éducation le contexte familial les premiers contacts avec le sport et les images de l’enfance ; puis l’entraînement bien sûr, la préparation physique, l’hygiène de vie, un suivi médicosportif cohérent et adapté (prévention ; prise en charge rapide des pathologies) ; et bien sûr le mental.

J’ai toujours eu plus de respect pour un sportif qui s’engage totalement dans sa passion, qui a la soif de progresser, qui ne reste jamais assis sur des certitudes et des résultats, et qui se donne les moyens : le chemin de la performance plus que le résultat

Le travail du mental constitue un des axes de la performance ; pour être clair, certains sportifs sont manifestement autonomes, disposent d’un mental parfaitement adapté, et il n’est pas utile de leur proposer des outils pour travailler ce mental. D’autres sont « résistants », persuadés qu’ils n’on pas besoin de ça; il faut savoir respecter cela et ne proposer une travail qu’au sportif motivé.

D’autres sportifs sont conscients qu’ils rencontrent des difficultés qui freinent la performance : le stress de gagner ou le stress de perdre, des difficultés à revenir après une blessure ou des blessures à répétition, une lassitude dans l’engagement, une gestion des émotions peu propice à la concentration la vigilance et la gestion tactique de l’effort ; d’autres rencontrent des problèmes pour dormir, pour gérer un décalage horaire, etc., les situations sont multiples pour lesquelles un travail du mental peut être proposé.

Le milieu du sport déborde d’intervenants de toutes origines, trop souvent certains sont en recherche d’exister, financièrement ou psychologiquement ; attention …. Déjà le mot « préparateur mental » me paraît dangereux : c’est le sportif qui se prépare, grâce aux outils qu’on va pouvoir lui proposer ; trop d’intervenants ne respectent pas la complicité du couple entraîneur-sportif et cherchent à « piquer du territoire » ; le sportif n’est alors plus au centre du projet ; au sportif de se méfier et de ne pas foncer vers n’importe quelle proposition.

Le travail du mental, ce n’est pas de la « psychologie à deux balles deux … » Ce n’est pas tenir des discours à « deux balles deux », copier coller d’évidences : « allez, fais toi plaisir, lâche toi » « top mon Bernard, c’est bien ce que tu as fait », « allez les gars, tous ensemble, pour le maillot » ; le copier coller des techniques  stars des coachs du foot a déferlé sur les autres sports ; de bien pâles copies d’Aimé Jacquet, Claude Onesta ou Denis Troch, personnage hors-normes, se sont multipliées et gangrènent le haut niveau ; le charisme ça ne s’invente pas, ça ne s’apprend pas, ça ne se travaille pas avec des pseudo-techniques et phrases toute faites, ou des citations ou stratégies reprises sur le net, en écrivant des bouquins et en faisant des formations. C’est inné, et peu de personnes ont ces qualités de meneurs d’hommes. J’ai l’humilité de dire que je n’ai pas ces qualités. Très souvent j’ai constaté que l’entraîneur était bien plus compétent que ces « préparateurs mentaux » pour accompagner son sportif et partager avec lui une tranche de vie. Un vrai manager devrait lui aussi être capable de transcender ses troupes. Très souvent j’ai vu des mécanos rassurer un cycliste avec un discours simple et de bon sens.

Des formations fort onéreuses permettent à certains de détenir le fameux sésame de « coach mental » … qui donne accès à la reconnaissance, enfin … Les amphis des facs de Psycho débordent, il faut trouver des débouchés, le sport en est un ….

Les outils que je propose sont des techniques de terrain, que j’essaye d’adapter aux difficultés que rencontre un sportif : comment progresser au niveau de la concentration, comment maîtriser le stress pour qu’il devienne un allié et non pas un handicap ; comment mieux récupérer après l’entraînement ou la compétition grâce à des techniques simple ; apprendre la microsieste, excellente technique pour faire la pause ; aider à gérer un décalage horaire. Je propose des outils comme la sophrologie ou l’hypnose ericksonienne ; au contact du sportif, souvent à sa demande, sans faire de bruit, et surtout sans piquer de la place à cette relation entraîneur-sportif qui doit rester la base dans la progression du sportif.

Ces techniques je les ai apprises il y a une vingtaine d’années, au contact du Docteur Jacques Quelet, médecin militaire, qui aidait de nombreux sportifs ; ces techniques je pense les avoir adaptées aussi grâce aux échanges interactifs que j’ai eus avec des centaines de sportifs, grâce à une expérience de terrain où j’ai beaucoup appris depuis 25 années à leur contact; du bon sens, de l’écoute, de l’empathie, un « décodeur » affûté, et des techniques adaptées.

Sur un site de séances de sophrologies à télécharger je propose la découverte de cette technique qu’est la sophrologie pour le sportif ; des séances à distance ne sauraient remplacer une stratégie personnalisée en face à face ; la seule vocation de ce site de travail du mental est de proposer au sportif de découvrir cette technique, avec des exercices de sophrologie simples, de réalisation facile ; des séances sont adaptées pour le cycliste, le joueur de foot, le joueur de tennis, et de nombreux autres sports.

Ce site est géré par un webmaster et un architecte, il est régulièrement alimenté avec de nouvelles séances ; ceci représente un coût pour le fonctionnement du site, et donc une participation modique est demandée au sportif qui souhaite tester une séance de sophrologie. La vocation de ce site est donc de faire découvrir au sportif des techniques ; si le sportif ressent que ces outils de travail du mental lui sont bénéfiques, alors il pourra se rapprocher d’un professionnel de la santé pour un travail personnalisé.

Merci à tous pour votre fidélité sur ce site de conseils en médecine du sport et en sophrologie du sport ; en aôut 2017 ce site doit atteindre les 10 millions de visiteurs, merci pour votre confiance !!

Bien à vous tous,

Jean-Jacques

Bilan médical Tour de France 2017, la mission du médecin d’équipe

22 juillet 2017 par Jean Jacques Menuet Pas de commentaires »

Bilan médical de 3 semaines de course

Voici en quelques chiffres, avec bien sûr la notion de secret médical (je ne cite aucun nom de coureur) le bilan médical sur ce Tour de France 2017 ; je reprends les problèmes de macro traumatologie, micro traumatologie, les troubles du sommeil, les infections virales ou bactériennes, les allergies, les troubles digestifs ; la gestion du mental ; les contrôles anti-dopage

-Traumatologie :

  • Une grosse chute avec de nombreuses plaies dont une plaie profonde de l’avant-bras ; les pansements ont été biquotidiens pendant 20 jours ….
  • Tendinopathies genoux : 3 coureurs concernés ; soins locaux ; Winbak ; intervention de nos kiné-ostéos ; pas de recours à des antiinflammatoire par voie orale.
  • Tendinopathie adducteurs : un coureur ; sur problème de réglage de cales.
  • Tensions cervicales : 3 coureurs

-ORL :

4 coureurs concernés par des rhinopharyngites avec participation virale +/- allergique : antibiothérapie pour un seul de ces coureurs (Azithromycine)

-Trachéobronchites :

2 coureurs ; traitement par aérosolthérapie ; un des 2 coureurs mis sous antibiotique.

-Diarrhée :

3 coureurs concernés par des épisodes de courte durée ; traitement maximal de 2 jours

rappel sur les

conséquences de la diarrhée chez le sportif

-Périnée :

inflammation, nodules : 6 coureurs concernés ; j’ai proposé des préparations locales en mélangeant plusieurs types de pommades ; et une toilette locale systématique du périnée, pour tous les coureurs, avec un savon antibactérien.

-Podologie :

4 coureurs concernés : « feu au pied », ampoules sur zones d’hyperkératose, conflits chaussures. Traitements locaux, adaptation des semelles, sur mes conseils un des coureurs a dû découper une zone sur le dessus de la chaussure.

-Troubles du sommeil :

6 coureurs concernés ; recours à des traitements homéopathiques (Cofféa, Gelsémium), à la sophrologie pour 3 d’entre eux (séances en direct et enregistrées)

Voici à nouveau quelques conseils pour mieux s’endormir, pour un bon sommeil

-Mental :

j’ai donc proposé des séances de sophrologie à 3 coureurs pour des troubles du sommeil ; et à 3 coureurs pour un travail du mental structuré autour de : « récupération », « recharge d’énergie », « chaque jour de course sur ce Tour est une nouvelle course d’un jour »

-Surveillance poids -% de masse grasse :

la perte de poids a été d’un kilo pour un seul coureur; les autres coureurs ont été stables, à 500g près. Tous les % de masse grasse ont diminué: une moyenne de 7,1% au départ, ce matin au bout de 20 jours de course la moyenne est à 6,2%; cette diminution est peu notable; en relation avec une bonne gestion de la nutrition: apporter le bon carburant glucidique et protidique avant l’effort, pendant l’effort; le restaurer dès la fin de l’effort. Et apports de graisses adaptées (riches en acides gras polyinsaturés)

-Contrôles antidopages :

  • Sanguins : 21 contrôles au total
  • Urinaires : 6 contrôles au total

La conclusion du dok :

je suis vraiment très fier de nos 9 coureurs qui ont tout donné, avec leurs moyens, face à des équipes plus structurées et au niveau plus élevé ; le classement par équipes nous place dans le 1er tiers des 22 équipes engagées, c’est une très belle performance ; nos guerriers ont fait honneur au maillot de l’équipe ; plus que jamais je respecte leur courage, leur volonté, leur talent. J’ai partagé avec eux pendant ces 3 semaines une belle « tranche de vie », dans une relation d’écoute, de respect mutuel, de confiance. C’est cette dimension humaine qui permet l’investissement de tout un groupe ; chapeau les gars ; moi ce ne sont pas les victoires qui me donnent des frissons, c’est le chemin qui conduit à la performance, chacun avec ses moyens, dès lors que l’investissement est total : « plus fort que la douleur » …

 

Merci pour la fidélité des internautes qui m’ont suivi sur mon blog pendant ce mois de juillet, avec une moyenne de 6000 connections par jour, vraiment merci ; et à bientôt pour de nouvelles aventures !!

Jean-Jacques

J’anime ce site de conseils en médecine du sport et en nutrition du sport, mais également je propose sur un autre site https://www.seance-sophrologie.com/ des séances de sophrologie à télécharger pour prendre en charge des maladies psychosomatiques avec par exemple une séance de sophrologie pour calmer la colopathie fonctionnelle, des séances de sophrologie contre la migraine, des techniques pour apaiser le stress, des séances de sophrologie pendant la grossesse, des séances de sophrologie pour mieux dormir ; vous pouvez également télécharger des séances de sophrologie pour préparer un concours ou un examen, trouver des conseils pour augmenter la mémoire. Je propose également des séances de sophrologie pour l’arrêt du tabac, et de nombreux autres thèmes. Le coût pour télécharger ces nombreuses séances est modique ; le webmaster qui gère le site doit gérer fort logiquement des frais ; mais pour tester gratuitement cet outil qu’est le travail du mental je propose une séance gratuite de sophrologie, dont l’objectif est d’apprendre à calmer le stress, à maîtriser les tensions. J’ai conçu des séances de sophrologie à télécharger pour travailler le mental chez le sportif, par exemple de la  sophrologie pour le cycliste, des séances pour le travail du mental du joueur de tennis, des séances de sophrologie à télécharger pour le joueur de foot, etc. etc. Lorsque les charges d’entraînements  sont importantes, une technique me semble utile pour le sportif pour mieux récupérer : il s’agit de la microsieste, cette technique est également utile si l’étudiant en période de révisions est obligé de réduire son sommeil : grâce à la microsieste il pourra ainsi mieux récupérer et réparer les conséquences d’un sommeil insuffisant.

Jean-Jacques Menuet,

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