Périostite, périostite tibiale : conseils de terrain pour éviter et soigner une périostite tibiale

Périostite, périostite tibiale :  conseils de terrain pour éviter et soigner une périostite

Quelles sont les causes des périostites, comment les éviter, comment les soigner ? par exemple comment éviter et soigner une périostite tibiale, qui est une pathologie fréquente rencontrée chez le coureur à pied.

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Jean-Jacques Menuet,

–site de conseils en médecine et en nutrition du sport:  http://www.medecinedusportconseils.com/

     –site sur lequel sont mises en ligne des séances de sophrologie : http://www.seance-sophrologie.com/

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A-      Généralités

B-      Causes

C-      Prise en charge

 

A-      GENERALITES

 

–Une périostite c’est quoi ? Les os sont recouverts d’une fine pellicule appelée périoste ; la périostite c’est l’inflammation de cette membrane.

–La périostite la plus fréquente est la périostite tibiale, on la rencontre chez le coureur à pied, mais aussi en sports collectifs ou encore dans le tennis.

–A chaque foulée une « onde de choc » remonte le long de la jambe (3 fois le poids du corps en course à pied, 7 fois en saut en hauteur); si cette onde diffuse de façon non harmonieuse dans la jambe, elle va enflammer en premier lieu le périoste.

–Au début la douleur n’est présente qu’en courant, d’abord seulement pendant l’échauffement puis à un stade plus avancé pendant la durée de l’entraînement puis à un stade bien trop tardif la douleur est présente à la simple marche voire même au repos.

–La stratégie est simple : j’ai une douleur, je me mets au repos et je consulte mon médecin ; s’il ne prend pas le temps de m’interroger, de bien m’examiner, et si on me prescrit un anti-inflammatoire sans m’examiner et bien je prends un autre avis. Pourquoi : car pour soigner une périostite il faut en soigner la cause, point final.

–Seul un interrogatoire rigoureux et un examen médical bien conduit peuvent éliminer une pathologie qui est responsable des mêmes symptômes que la périostite tibiale, il s’agit de la « fracture de fatigue » : c’est LE piège, il ne faut pas passer à côté. En sachant aussi que parfois une périostite négligée peut se compliquer d’une fracture de fatigue. Au moindre doute votre médecin vous prescrira une scintigraphie ou une IRM, à lui de voir. Pour une périostite diagnostiquée avec certitude, le traitement peut être débuté sans forcément avoir passé l’un de ces examens: un bon examen clinique peut suffire.

 

 

B-      LES CAUSES : 1- soit le « matériel » 2- soit le sportif ! je m’explique :

 

1-      Le matériel :

Chaussure non adaptée à la conformation du pied ; ou chaussures usées; ou encore changement de marque de chaussures; en fait toute personne qui fait de la course à pied doit au minimum prendre la précaution d’acheter sa paire (ou ses paires) de chaussures dans un magasin spécialisé où un vendeur lui apportera les bons conseils. Le mieux c’est de consulter un podologue du sport c’est à dire un praticien qui vous examinera à l’effort c’est à dire de façon dynamique, en enregistrant les points d’impact de votre foulée sur un tapis spécial ; http://www.medecinedusportconseils.com/2010/08/05/il-est-essentiel-de-consulter-regulierement-un-podologue-du-sport-pourquoi/ Il vous conseillera sur le type de chaussures à porter et si c’est nécessaire il confectionnera une paire de semelles adaptées. Une chaussure ça a une durée de vie, comme des pneus ! également une paire de chaussures pour courir … ça ne se porte que pour courir ; d’autre part le chaussage au quotidien doit être correct et adapté.

La surface de course : le macadam … oui, le conseil est facile à énoncer mais la théorie voudrait qu’une surface meuble soit privilégiée : piste, sous-bois.

 

2-      Le coureur :

La qualité de la foulée : en « tapant » l’onde de choc est plus agressive ; travailler pour acquérir une foulée fluide, qui « caresse » plus le sol.

L’hydratation : boire avant, pendant et après l’effort.

La nutrition : éviter les aliments acides, privilégier les aliments alcalins ; cf. ces articles, avec en particulier les bons conseils pour mieux récupérer : http://www.medecinedusportconseils.com/2013/09/21/les-bons-conseils-de-terrain-pour-lalimentation-du-sportif/, http://www.medecinedusportconseils.com/2009/10/04/tendinite-et-nutrition/,

Le retour veineux : une circulation veineuse défaillante est un des éléments qui peut favoriser l’apparition d’une périostite ; mes conseils : http://www.medecinedusportconseils.com/2013/06/10/arteres-veines-circulation-performance-et-sport-petite-reflexion-sur-comment-optimiser-le-rendement-circulatoire-avec-pour-objectif-que-le-muscle-qui-travaille-soit-mieux-irrigue-cet-article-es/ ; http://www.medecinedusportconseils.com/2009/10/16/veines-et-recuperation/

L’état de forme et le stress ; la qualité du sommeil : si on est stressé dans le mental on est stressé dans sa foulée ; sur un site de sophrologie vous trouverez des séances adaptées au stress chez le sportif : http://www.seance-sophrologie.com/ Mais déjà, inutile de rallonger une séance si on est « à bloc » ou fatigué, ou encore si on a mal dormi. Conseils pour mieux dormir : http://www.medecinedusportconseils.com/2013/08/31/10-conseils-pour-mieux-dormir-pour-un-meilleur-sommeil/

Un bilan sanguin pourra rechercher des facteurs qui peuvent favoriser un climat propice aux tendinites et périostites : acide urique élevé, cholestérol, triglycérides ; mon expérience m’amène également à toujours rechercher une carence en fer chez un sportif qui présente une tendinite ou une périostite rebelles.

Un surpoids bien sûr, qui de plus aggravera peut-être les troubles plantaires statiques et dynamiques ; il ne faut pas hésiter à s’entourer de conseils dispensés par un professionnel de la santé.

Une surcharge d’entraînements : c’est très souvent la cause principale ; fréquemment il s’agit aussi d’une personne qui se « remet » au sport ; tout comme il peut s’agir d’un cycliste ou autre sportif non coureur à pied qui pendant son intersaison va se mettre au footing.

Une infection à distance devra toujours être recherchée : une infection dentaire, une sinusite, etc. : à votre médecin de voir cela. De même qu’un trouble de l’articulé dentaire tout comme un trouble de la vision peuvent favoriser une atteinte inflammatoire : périostite, tendinite.

Savoir respirer pendant l’effort : ça semble tellement évident …. Et pourtant combien de sportifs respirent mal pendant l’effort, captent donc mal l’oxygène ambiant, et donc font plus d’acide, et donc des tendinites, des blessures musculaires, des périostites … Quelques conseils de terrain : http://www.medecinedusportconseils.com/2013/09/08/comment-respirer-pendant-leffort/

 

C-      LES CONSEILS POUR SOIGNER UNE PERIOSTITE :

 

Sur de très nombreux sites vous retrouverez les conseils classiques : le repos bien sûr, avant tout ; le glaçage ; la consultation chez le podologue ; les anti-inflammatoires à condition de ne pas courir sinon on masque la douleur et donc on « triche » avec son corps et la périostite va s’aggraver « mine de rien » ; la mésothérapie semble donner des résultats intéressants, par contre fuyez les praticiens qui vous conseilleront 15 séances … ; la kinésithérapie pratiquée par un bon kiné qui prendra le temps, qui ne vous expédiera pas : à chacun sa spécialité et donc au kiné du sport de gérer mais il choisira parmi plusieurs techniques : physiothérapie, massage transverse profond, entre autres. Ne vous faites JAMAIS infiltrer pour une périostite (déjà vu …): c’est contre-indiqué et ça vous laissera des traces au niveau sous cutané.

Par rapport à tout ce qui est « classique », mon expérience personnelle de terrain m’amène à conseiller en plus, mais c’est à votre médecin de voir : un apport de Bicarbonate de Sodium avant et après l’entraînement (le pharmacien peut préparer des gélules), le recours à l’application prudente d’une teinture à base de « Gaïacol », un traitement homéopathique à base de « Curcuma », d’ « Arnica », et de « Ferrum métallicum », « Ruta Gravéolens ». En qualité de nutritionniste du sport je mène bien sûr une enquête draconienne et je donne des conseils adaptés, insistant sur l’hydratation, l’alcalinisation du repas ou de la collation post-entraînement ; je recommande la pratique du vélo pendant la phase des soins, pour éviter la perte de foncier ; bien évidemment que lors de la reprise des entraînements la qualité et la durée de l’échauffement sont ESSENTIELS, surtout en ambiance froide, dès que les températures baissent.

Après avoir surtout éliminé une fracture de fatigue, en prenant bien le temps d’expliquer au sportif le pourquoi des conseils et de la stratégie de soins employés, il est vraiment rare que le sportif ne se sépare pas de ce souci qui empoisonne la vie de nombreux joggers…

 

Un grand merci pour votre fidélité sur ce site

Bien cordialement,

Jean-Jacques

 

J’anime ce site de conseils en médecine du sport et en nutrition du sport, mais également je propose des séances de sophrologie pour le travail du mental, que le sportif peut télécharger sur son ordinateur ou son téléphone portable; ce travail du mental permet de gérer l’approche d’une compétition, améliorer le sommeil, mieux récupérer après l’effort, mieux gérer un décalage horaire, revenir plus vite après une blessure, apaiser le stress, augmenter les capacités de concentration, développer les réflexes, etc. ; pour tester gratuitement cet outil qu’est le travail du mental je propose une séance gratuite de sophrologie, dont l’objectif est d’apprendre à calmer le stress, à maîtriser les tensions.

J’ai conçu des séances de sophrologie pour le cycliste, des séances pour le travail du mental du joueur de tennis, des séances de sophrologie à télécharger pour le joueur de foot, etc. etc. Lorsque les charges d’entraînements  sont importantes, une technique me semble utile pour le sportif pour mieux récupérer : il s’agit de la microsieste.

 

 

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Jean-Jacques Menuet,

–site de conseils en médecine et en nutrition du sport:  http://www.medecinedusportconseils.com/

     –site sur lequel sont mises en ligne des séances de sophrologie : http://www.seance-sophrologie.com/

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55 Comments Périostite, périostite tibiale : conseils de terrain pour éviter et soigner une périostite tibiale

  1. Manu

    Bjr,

    Cela fait deux semaine que j’ai été diagnostiqué d’une périostite…
    J’ai tout essayé, mais il y a une chose très efficace qui n’est pas énoncé, la piscine !
    Cela fait un bien fou de nager ! Et personnellement ça m’aide a me remettre d’attaque pour rechausser des basket et courir !

  2. nyco

    bonjour , bon et bien alors c’est peut etre ça .
    je sais pas si ça a un lien mais je me suis fait operer du LCA genou droit et gauche mais pas la meme année , et donc apres m’etre fait operé du 2 eme genou voilà depuis 1 ou 2ans que ces douleurs au tibia persistent , mais juste les 5 premieres minutes de mon footing ou je suis obligé d’arreter de courir et marcher 2min pour reprendre mon footing ,

  3. Jean Jacques Menuet

    ok; il faut vraiment faire, si ce n’est pas fait, une étude podologique statique et dynamique; cdlt, jjM

  4. doucet

    Christiane Doucet

    voilà mon problème. Je vous précise que je ne suis pas une sportive. Il y a quelques années, j’ai souffert d’une périostite du tibia gauche suite à une fracture de la cheville. elle ne me fait plus souffrir. Par contre, en juin 2014, j’ai voulu arrêter sans l’aide d’un médecin la prise de lexomil (une barre par soir – durée de la prise : 18 ans). Je l’ai fait par palier de 15 jours. Le sevrage a été très dur avec notamment la périostite. Quand je suis debout, que je jardine ou que je suis couchée, cela ne me fait pas souffrir (chaussures de jardin qui me tiennent bien les cheville). Mais dès que je m’assois, la douleur devient très lancinante à tel point qu’il faut que je dois me lever. Comment lutter contre cela sans prendre de médicaments ? merci de votre réponse.

  5. Jean Jacques Menuet

    bjr; je comprends votre question mais je ne peux vraiment pas répondre à distance; vous devez vraiment consulter un médecin du sport et lui exposer votre problème; bonne chance; jjM

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