8ème étape de ce Tour de France 2013: sale temps pour les gros !!!

En qualité de médecin de l’équipe cycliste SOJASUN je suis sur ce Tour de France 2013; première explication dans la montagne aujourd’hui et sous la cagna: sale temps pour les gros !!

Je suis dans le bus, connecté sur « radio course » et sur  l’excellent site du journal l’Equipe, et excellente nouvelle: un de nos coureurs est à l’origine de l’échappée quasiment au kilomètre zéro !! Jean-Marc Marino !! donc encore une échappée des SOJASUN car depuis le départ de ce Tour nos gars sont vraiment des guerriers et ils animent la course. L’esprit de groupe et de solidarité qui règne entre eux est un vrai facteur de performance: « plus forts que la douleur » « défendre le maillot »: de belles valeurs sportives.

Retour à la chaleur et l’objectif de mon article du jour:  des conseils pour gérer l’étape: ….

Mais avant cela, pour le côté sympa de percevoir comment nos coureurs SOJASUN vivent ce Tour de l’intérieur, voici le lien du site de Cyril Lemoine: http://www.cyrillemoine.com/actualite.html 

Ce matin les gars se sont bien hydratés dans le bus pendant le transport entre l’hôtel et le lieu du départ de cette 8ème étape: une boisson sucrée et minéralisée, consommée tranquillement, avant de boire leur « boisson d’attente OVERSTIM » qui assure le maintien de la glycémie et de l’hydratation et qui SI elle est consommée progressivement « un petit peu par un petit peu » pendant les 90 minutes qui précèdent le départ ne va pas obliger les coureurs à s’arrêter pour pisser en tout début d’étape.;

Les coureurs sont partis avec 2 bidons de boisson « OVERSTIM LONGUE DUREE » (boisson qui contient des glucides adaptés à la longue distance, des acides aminés car le profil de l’étape est aujourd’hui montagneux, des minéraux), dans les voitures ils disposeront de cette même boisson et également de bidons d’eau pour s’arroser car la température va avoisiner les 30 degrés. Au ravitaillement nos assistants leur tendront des « musettes » qui contiennent un bidon de cette boisson glucidique minéralisée, un bidon d’eau, et des produits de nutrition solides: des « emballés » (quiche; cake salé préparé « avec  amour » par notre cuistot personnel; cake sucré; Gatosport OVERSTIM, un grand choix de barres OVERSTIM: Amelix, barres BIO (banane-dattes un délice d’après nos coureurs, et la notion de plaisir est essentielle), barres chocolatées qui en raison de la chaleur sont stockées dans les glacières de nos deux voitures présentes sur la course, des barres fruitées recouvertes de pain azyme (donc ça ne colle pas aux doigts), des barres « perf’n délice », et des barres protéinées (intérêt +++ dans les étapes où la dépense énergétique va solliciter l’utilisation des protides: étapes vallonnées, montagne), ces barres ne contiennent que 25% de protéines ce qui constitue l’apport optimal; également des barres salées (goût cacahuète); il est essentiel de disposer de plusieurs parfums, de plusieurs textures, de produits sucrés et de produits salés car un des gros ennemis de l’effort de longue distance c’est la lassitude du goût; et bien sûr en période de chaleur l’apport de sel pendant l’étape est essentiel et OBLIGATOIRE (la sueur contient du sel et le risque de déshydratation est majeur si la boisson n’est pas minéralisée) Les coureurs ont aussi à leur disposition un grand choix de tubes de gels glucidiques de la gamme OVERSTIM.

Hier j’ai fait le point avec eux: en moyenne ils ont bu une quinzaine de bidons pendant l’étape; je rappelle qu’un bidon fait 500ml.

La récupération, comme hier, fera appel à une stratégie collective mais aussi individualisée en fonction des sensations pendant la course (interrogatoire dans le bus pendant le trajet de retour), de la situation sportive du coureur pendant la course (échappé ou grupetto ce n’est pas la même chose! le grupetto, encore appelé l’autobus, c’est un groupe de coureurs lâchés, le plus souvent dans la montagne, et qui s’arrange pour rallier l’arrivée dans les délais; souvent il y a le « chauffeur » du bus qui calcule avec attention les délais; et surtout il n’y a aucune honte à « prendre le grupetto » pour arriver sans s’être inutilement dépouillé lorsque le gars ne vise pas le classement général mais un coup d’éclat sur une étape, ou tout simplement pour être sûr d’arriver à Paris !); également l’examen des urines auquel je procèderai ce soir me permettra de quantifier l’état d’hydratation. Après l’étape les coursiers se verront proposer du Vichy St Yorre, puis la « boisson de récupération OVERSTIM », puis notre « SHAKER » (cf. article précédent pour la recette !) La « boisson de reminéralisation » consommée dans la soirée sera plus riche en minéraux que d’habitude; à table les coureurs consommeront de l’eau de Badoit.

Les coureurs mettront en application le dernier conseil du doc: « les dernières urines de la journée doivent être claires comme de l’eau, et cette nuit à chaque fois que tu ouvres l’œil tu bois 3-4 gorgées d’une boisson minéralisée placée à portée de la main » !!

à très bientôt, et un grand merci pour votre fidélité: depuis sa création il y a moins de 3 ans le site devrait franchir cette nuit le cap des …. DEUX MILLIONS DE LECTEURS !!

Jean-Jacques Menuet

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