ce que l’on mange est important, la façon dont on mange l’est encore plus … et du bon sens

–site de conseils en médecine du sport: http://www.medecinedusportconseils.com/

–site sur lequel peuvent être téléchargées des séances de sophrologie adaptées au sport: http://www.seance-sophrologie.com/ 

 

Quelques nouvelles de la course: Brice a mal à un genou, à deux reprises sur les dernières étapes il a tapé avec le guidon; une échographie hier soir est rassurante; il a passé cet examen dès l’arrivée de la course dans le « camion médical » mis à la disposition du staff médical du Tour de France: une petite salle d’examen, une salle de radio et d’échographie; des petits soins de chirurgie peuvent même y être réalisés; des médecins spécialistes de renom peuvent y être consultés (traumatologie, chirurgie, radiologues spécialisés en imagerie du sport): c’est un très net progrès que j’apprécie en tant que médecin d’équipe: on évite d’avoir à accompagner un coureur aux urgences d’une clinique ou d’un hôpital, le tps gagné est énorme, pour le plus grand intérêt du coureur.

Présent sur le Tour de France au sein de l’équipe cycliste SOJASUN, je propose des conseils de terrain quotidiens ; aujourd’hui : Nutrition : ce qui est important c’est ce qu’on mange, mais la façon dont on mange c’est aussi essentiel ; quelques explications et exemples … avant d’évoquer la façon dont nous gérons chez SOJASUN le repas du soir…

Tout d’abord, comme pour tous mes articles sur ce Tour, un petit clin d’œil à notre coureur Cyril Lemoine pour aller faire un tour sur son site, histoire de percevoir le vécu du Tour par les coureurs eux-mêmes ; le lien de son site : http://www.cyrillemoine.com/actualite.html

 

Voici mes conseils …

–site de conseils en médecine du sport: http://www.medecinedusportconseils.com/

–site sur lequel peuvent être téléchargées des séances de sophrologie adaptées au sport: http://www.seance-sophrologie.com/ 

 

Prendre le temps de mastiquer, pourquoi : quand on mange de l’amidon (= des pâtes, du riz, du pain, des pommes de terre, du pain, des céréales) il faut une enzyme pour digérer cet amidon ; cette enzyme c’est l’amylase et elle n’est présente QUE dans la salive ; donc si par exemple on avale les pâtes sans les mastiquer avec donc une durée de contact dans la bouche qui est réduite, ces pâtes arrivent dans l’estomac sans amylase, d’où une digestion moins bonne.

Bien sûr il faut mastiquer longtemps pour broyer les aliments car ce sera du boulot en moins pour l’estomac et les intestins. La digestion sera beaucoup plus facile.

Prendre le temps de conserver un aliment en bouche, c’est aussi prendre le temps de prendre le temps : essayez d’avaler vite fait un aliment que vous aimez bien et de penser à tout autre chose : au final vous ne savez même pas ce que vous avez mangé : pas de saveur ni goût perçus par le cerveau ; prenez au contraire le temps de garder en bouche ce même aliment, de le mastiquer, de bien percevoir le goût, la texture, la saveur : c’est un autre « voyage » émotionnel que vous avez offert à votre cerveau. Ce test est facile à faire avec un tout petit bout de chocolat que vous pouvez laisser longtemps en bouche, en vous concentrant sur le goût. Avec le même raisonnement, mangez tranquillement, prenez le temps, partagez un moment privilégié avec des personnes avec lesquelles vous partagez un moment privilégié ; pas de télé à table ; pas trop de bruit, de brouhaha ; soyez également assis confortablement. Discutez, échangez, posez quelques minutes entre chaque plat.

Le plaisir de l’assiette : les couleurs, l’odeur, la texture des aliments ; le cerveau doit percevoir des émotions plus jouissives que le « remplissage » mécanique de l’estomac.

Un dernier petit conseil : si vous avez des enfants en bas âge, évitez d’associer plusieurs aliments comme par exemple une purée de pommes de terre et de carottes, ou des petits pots du marché associant plusieurs aliments : respecter l’éveil des goûts, la singularité d’aliments isolés ; c’est pareil pour un jus de fruits : proposez à votre enfant le jus d’un seul fruit, en variant bien sûr les fruits. Les informations rentrées dans le cerveau de nos enfants perdureront toute leur vie. Soyons donc attentifs à l’éducation du goût.

Cet article a-t-il un rapport avec le sport de haut niveau et notre Tour de France : et bien oui !! nous avons dans l’équipe notre cuistot, Jean-Luc, sa mission est bien sûr de suivre un cahier des charges préétabli au niveau nutritionnel, mais son savoir-faire permet de proposer à nos 9 coureurs des menus variés, diversifiés, servis à l’assiette, les couleurs, les goûts, les saveurs, tout fait l’objet d’une réflexion de Jean-Luc ; on veille à ce que les coureurs partagent tous ensemble ce repas, tranquillement, dans une bonne ambiance ; très souvent les gars restent à table un bon moment après la fin du repas, on les sent bien, détendus, et le dîner est un moment privilégié, de détente, de plaisir, de partage. Et le sommeil sera de bien meilleure qualité après un espace psychologique de détente pendant lequel le stress a été mis entre parenthèses. Ça aussi c’est important pour garder le moral et la forme pendant 3 semaines !!

 

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