Sport et troubles digestifs conseils; je pète la forme !!!!!!!

Voyons quels sont les principaux soucis digestifs dont peut souffrir un sportif ….

Dr. Jean-Jacques Menuet médecin et nutritionniste du sport

http://www.medecinedusportconseils.com/

 

+++ Le STRESS D’AVANT  COMPETITION peut être à l’origine de spasmes digestifs, de nausées, de coliques, de ballonnements, voire de diarrhées qui peuvent entraîner une déshydratation même si cette déshydratation est minime (perte d’eau avec la diarrhée) ; ainsi qu’une hypoglycémie avant  ou pendant l’épreuve (le sportif ne pouvant suffisamment s’alimenter avant  puis pendant l’effort)

 

Mon CONSEIL : bien s’alimenter la veille, le matin dès le lever (puis un peu avant  l’heure de la compétition si cette compétition se déroule l’après-midi ou en début de soirée) prendre un anti-nauséeux que vous conseillera votre médecin traitant (plutôt sous forme lyoc, comme le « VOGALENE LYO® » si vous n’êtes pas allergiques à ce médicament) Si les troubles colitiques prédominent : un sachet de « SMECTA® » la veille au soir au coucher dans un peu d’eau puis un sachet dès le lever. Le charbon végétal marche bien également (laboratoire BELLOC). N’oublions pas non plus l’homéopathie : je conseille la veille au soir au coucher puis le matin au lever puis 1/2h avant  le début de la compétition : 5 granules de GELSEMIUM 5CH® et 5 granules d’IGNATIA 5CH®. Plus que jamais il faut manger et boire un petit peu par un petit peu, tant dans les heures qui précèdent l’effort, que pendant toute la durée de l’effort. La boisson d’attente (cf. article http://www.medecinedusportconseils.com/2009/10/23/la-boisson-dattente-et-dautres-techniques-pour-gerer-le-stress/ ) représente un excellent moyen pour optimiser la gestion du stress.

 

 

 

+++ Le « RGO » (= reflux gastro-œsophagien, c’est à dire que du liquide acide voire même des aliments « remontent de l’estomac vers l’œsophage, souvent en relation avec une « béance hiatale », surtout dans certains sports : course à pied, cyclisme (longues distances et le cycliste est volontiers « couché » sur sa machine donc l’estomac est « plié »), VTT, sauts, sports avec des efforts en apnée (lutte, force athlétique car l’estomac est soumis à de grosses pressions du caisson abdominal) .  Le sportif ressent bien que « ça remonte » et ça peut même brûler.

 

Mon CONSEIL : aucune graisse lors du repas d’avant  compétition ; bien respecter un délai de 3 voire même 4 heures entre le dernier repas et le début de l’effort ; mais alors il faudra consommer « un petit peu par un petit peu » une boisson d’attente (cf. article http://www.medecinedusportconseils.com/2009/10/23/la-boisson-dattente-et-dautres-techniques-pour-gerer-le-stress/ ) car il faut se mettre à l’abri d’une hypoglycémie, de même qu’il faut s’hydrater par toutes petites gorgées pendant les 90 minutes qui précèdent l’effort. Je conseille aussi la prise d’un anti-nauséeux une heure avant  le début de la compétition, et juste avant  le départ ou le début du match la prise d’un sachet qui réalise un « pansement » sur la surface de l’estomac, par exemple un sachet de POLYSILANE®, dont la prise peut être renouvelée en milieu de compétition si la durée de l’épreuve est prolongée (courses longues distances) Pas de boisson gazeuse pendant l’effort, pas de boisson trop froide, pas d’aliments gras (pâtes d’amande, fruits secs), pas trop de fibres (abricots secs, raisins secs par exemple), privilégier les boissons à « PH neutre » comme les produits OVERSTIMS qui vont donc moins « bruler » l’estomac puis l’œsophage. Pour ne pas se lasser du goût sucré, sur les longues distances il faut consommer aussi des produits salés. De toute façon priorité aux boisons et aliments très digestes. Enfin, si votre médecin vous le recommande, il peut être utile de consommer, pendant les 2 ou 3 jours qui précèdent, et le jour de la compétition, un comprimé d’OMEPRAZOLE 10® ou autre « IPP » : chaque dossier est différent et seul votre médecin peut vous conseiller.

 

 

 

+++ Les TROUBLES DIGESTIFS D’APRES COMPETITION ils sont fréquents et logiques car pendant l’effort de durée prolongée (marathon, cyclisme longues distances) tout le sang se distribue dans les muscles, il n’en « reste plus » pour irriguer l’estomac ni l’intestin ; dès la fin de l’effort le sang parvient à nouveau dans les viscères, occasionnant parfois de sévères troubles digestifs : diarrhée, vomissements.

 

Mon CONSEIL : ne pas interrompre brutalement l’effort, continuer à trottiner ou à rouloter une dizaine de minutes ; ne pas boire glacé après l’effort ; dès l’arrivée laisser fondre dans la bouche, avec une seule petite gorgée d’eau plate 2 comprimés de SPASFON LYOC® et par exemple un comprimé de VOGALENE Lyoc®

 

 

 

…. Terminons pour relater mon expérience de terrain quand, faisant le « tour des chambres » à l’hôtel, quelques sportifs s’excusent d’odeurs nauséabondes, et bien ma réponse : « ne t’inquiète pas, c’est bon signe, tu évacues les toxines » !!

 je me suis permis d' »emprunter » l’image en tête de cet article à l’excellent site  « cheztom.com « 

Dr. Jean-Jacques Menuet médecin et nutritionniste du sport

http://www.medecinedusportconseils.com/

2 Comments Sport et troubles digestifs conseils; je pète la forme !!!!!!!

  1. Barthel Stéphane

    Bonjour,

    Je viens de lire votre article concernant les troubles digestifs, je pratique le triathlon depuis 5 ans passant des distances Sprint aux distances Ironman et sur quasi toutes les courses j’ai les mèmes soucis lors de l’épreuve de course à pied, j’ai systématiquement des nausées importantes ainsi qu’une impression de ne pas pouvoir ouvrir totalement ma cage thoracique pour une bonne inspiration, ce qui m’handicape et ne permet pas de m’exprimer…j’ai testé bcp de choses mais rien n’y fait… existe t-il une solution medicamenteuse ou homéo de manière à ce que les petites gorgées que j’avale lors de l’épreuve vélo ne reviennent pas par la suite?
    Merci pour votre aide

  2. Jean Jacques Menuet

    bjr; tu imagines bien qu’à distance il ne m’est pas possible de faire un diagnostic par rapport aux symptômes que tu décris; toutefois il me semble important d’éliminer un asthme en réalisant une spirométrie avant et après effort; pour ma part c’est un examen que je pratique à titre systématique chez tout sportif qui me consulte car en médecine comme ailleurs on ne trouve que ce qu’on cherche; cdlt, jjM

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