ATTENTION SPORTIFS: les ALLERGIES arrivent !!! et ça peut occasionner un « sacré coup de moins bien » …

11 mars 2010 par Jean Jacques Menuet Laisser une réponse »

article mis à jour le 15-3-2014

POURQUOI le sportif est-il plus sensible aux allergies: tout simplement parce que pendant l’effort il respire beaucoup plus d’air (la fréquence respiratoire augmente +++) et donc il va respirer et capter beaucoup plus de pollens qu’une personne qui est au repos, logique !! De plus le sportif est souvent un peu « sec » (« affûté ») ce qui fait que ses défenses immunitaires sont parfois diminuées.

Et puis les sorties d’entraînements, par exemple en course à pied ou à vélo,  ont volontiers lieu sur des chemins de campagne ou qui bordent des bois.

Jean-Jacques Menuet,

–site de conseils en médecine et en nutrition du sport:  http://www.medecinedusportconseils.com/

     –site sur lequel sont mises en ligne des séances de sophrologie : http://www.seance-sophrologie.com/

———————–

Les particules dégagées par la pollution sont également inhalées, et majorent sévèrement l’agression des pollens: le gas-oil (véhicules diesel), macadam, fumées d’usine, etc. si bien qu’on peut aussi se demander s’il ne faut pas éviter de faire un footing  en centre ville, de se déplacer à vélo en ville derrière les pots d’échappement, etc. ….. cf les conclusions d’une étude récente:  » moyen de transport écologique, le vélo n’est pas toujours bon pour la santé. C’est du moins ce que révèle une étude irlandaise menée par une chercheuse du Trinity college de Dublin. Menée auprès de 32 cyclistes en bonne santé, l’étude indique que l’effort physique oblige à prendre de grandes inspirations. Et donc à inhaler les fameuses particules fines qui pénètrent profondément dans les poumons et dont on connaît les effets délétères sur la santé. En 2011, des universitaires londoniens avaient démontré que les personnes qui se déplaçaient en ville à vélo avaient 2,3 fois plus de carbone noir dans leurs poumons « 

Lire aussi:

http://www.medecinedusportconseils.com/2014/03/14/pollution-particules-allergies-sport-velo-en-ville-asthme-bronchite-allergies-sport-dangers/

L’hiver a été long, le printemps va démarrer brutalement, et donc avec lui l’arrivée brutale des allergies ORL et/ou bronchiques et/ou oculaires.

Ces allergies sont dues soit aux pollens (des arbres) soit aux graminées (« herbes »)

Ces allergies parcourent la France selon un « CALENDRIER » qu’il est important de suivre ; un excellent site communique ce calendrier régulièrement tout au long de l’année : http://www.pollens.fr/les-bulletins/bulletin-allergo-pollinique.php ; il est essentiel, pour les sportifs allergiques de prendre connaissance très régulièrement de ce calendrier, car en matière d’allergie c’est le TRAITEMENT PREVENTIF qui doit être privilégié. Quand l’allergie est déclarée, il est souvent trop tard ….

Dans cet article je ne peux pas développer les différents traitements : ce que je vous conseille très vivement c’est donc d’aller rapidement consulter votre médecin ou un médecin du sport (attention aux médicaments interdits par les réglementations anti-dopage), puis de le voir régulièrement tout au long de la saison des allergènes qui vous concerne.

Comment pouvez-vous respirer avec un nez bouché, les bronches enflammées et qui spasment ???? Comment pouvez-vous être en forme avec des yeux gonflés et larmoyants ?? Toute allergie déclenche un état de fatigue qui peut être sévère. Le sommeil est souvent très altéré.

FAITES VOUS DONC PRESCRIRE UN TRAITEMENT PREVENTIF ; en comprimés (il existe aussi des comprimés qu’on laisse fondre sous la langue, faciles à utiliser car pas besoin d’un verre d’eau), en collyre (il existe des collyres unidoses), en spray nasal. Quand l’allergie est déclarée c’est souvent trop tard pour la soigner efficacement: c’est AVANT, ou dès les tout premiers symptômes que vous devez consulter le médecin.

MAIS ATTENTION : il existe une règlementation anti-dopage RIGOUREUSE avec une liste de produits interdits (qui positivent un contrôle anti-dopage), et pour soigner une allergie il y a des produits autorisés mais aussi des produits qui font partie de la liste des produits interdits. Vous devez donc toujours dire à votre médecin que vous êtes licenciés dans une Fédération sportive ; sans avoir eu l’intention de vous doper vous pourriez être positif lors d’un contrôle anti-dopage, et donc sanctionnés, sans recours possible.

Pour tout renseignement, lire régulièrement et très attentivement les articles du site de l’Agence Française de Lutte contre le Dopage (« AFLD ») : http://www.afld.fr/  car les règlementations peuvent changer à tout instant.

Je termine par quelques petits conseils  pour les sportifs allergiques :

lorsque vous êtes à l’extérieur au « milieu » des pollens, vos habits et vos cheveux sont contaminés par ces pollens ; c’est pourquoi je conseille de se laver les cheveux le soir (sinon vous dormez dans un « nid » de pollens !) et si possible de bien aérer les vêtements extérieurs que vous avez portés. Enfin, éviter de faire sécher du linge à l’extérieur en particulier les draps de lit.

Les allergies peuvent déclencher, réveiller ou aggraver un asthme d’effort: SPORT et ASTHME: lire

http://www.medecinedusportconseils.com/2013/07/20/asthme-ventoline-suspicion-dopage-performance/

ET :

http://www.medecinedusportconseils.com/2012/01/10/asthme-et-sport-ce-qui-est-autorise/

Jean-Jacques Menuet,

–site de conseils en médecine et en nutrition du sport:  http://www.medecinedusportconseils.com/

     –site sur lequel sont mises en ligne des séances de sophrologie : http://www.seance-sophrologie.com/

———————–

Publicité

9 commentaires

  1. jc dit :

    jj, peut on devenir allergique d’une année sur l’autre?

  2. Jean Jacques Menuet dit :

    Salut Jesse; en fait le printemps cette année a déboulé très vite, bcp plus vite que d’habitude, de façon brutale, et les pollens sont présents de façon massive; si bien que des patients développent cette saison de fortes réactions (surtout les sportifs car ils ventilent plus pendant l’effort) alors qu’ils n’y étaient pas sujets les années précédentes; donc un conseil: tu te limites à faire de la chaise longue avec une écharpe pour protéger le nez; amic, JJ

  3. John dit :

    Pour les allergiques Amiénois, le lien direct du calendrier avec comparatif 2009/2010 pour les graminées: http://www.pollens.fr/les-risques/risques-par-ville-details.php?id_ville=40&id_taxon=9 Pour changer d’allergène il faut utiliser le menu de droite.

    Sinon docteur, je me posais une question à laquelle je ne trouve aucune réponse même en ayant retourné Google quelques fois.
    1- Avons nous assez de recul, ou existe-t’il des études sur les retentissements sur la santé de la prise d’anti-histaminique QUOTIDIENNEMENT pendant de nombreuses années. J’ai 25 ans, je prends un antihi chaque jour à cause d’allergies croisées (acariens / graminées), je me demande si le fait d’en prendre chaque jour jusqu’à mes 80 ans peut avoir des effets sur ma santé (même si ne pas en prendre est pire).

    2- Au niveau de la résistance sur les médicaments (ou l’accoutumance), est-ce qu’une rotation des anti-histaminique permet à nouveau de le rendre efficace, ou alors une fois que notre corps s’est habitué à un anti-hi, c’est pour toujours et on doit à terme racler les fonds de tiroir des antihi (X générations) existants ?

  4. Jean Jacques Menuet dit :

    Excellente question John ;
    et grand débat, difficile à traiter en quelques lignes ; les anti-histaminiques sont utilisés pour les rhinites allergiques saisonnières (pollens, graminées) et aussi pour les rhinites « perannuelles » c’est à dire qui dépendent d’allergènes auxquels le patient est allergique toute l’année (poussière, poils d’animaux et autres) ; également pour des urticaires aigus ou chroniques. Je pense de façon générale que la prise de tout médicament doit être mesurée et réfléchie car même un comprimé de Paracétamol, et encore pire d’Aspirine, peut mener à des complications ou effets indésirables. Dans le même registre on peut aussi se poser le problème pour l’alcool, le tabac, certaines drogues et toute addiction en général et cela concerne alors des millions de français, sans parler d’une éventuelle « malbouffe » délétère pour la santé, ou encore d’activités physiques et/ou sportives qui pratiquées à outrance peuvent avoir aussi un effet néfaste pour la santé physique comme psychologique. Bref le débat sur le « médicament » est à relativiser. Il existe de « vieux » anti-histaminiques très peu sélectifs et entraînant des effets secondaires en particulier à type de somnolence (et donc responsables d’une probable dépendance tout comme avec les benzodiazépines qui sont des « calmants ») alors que plus un anti-histaminique est récent plus il est sélectif donc ayant moins de retentissement sur la vigilance. N’oublions pas aussi que certains anti-allergiques (dont un très récent) doivent être utilisés avec prudence en cas de certaines pathologies cardiaques (anomalies ECG) ou encore ne peuvent pas être associés avec certains médicaments comme les macrolides (une classe d’antibiotique) Je note aussi que consommer un anti-histaminique avec de l’alcool ça augmente considérablement un éventuel effet sédatif. Il est clair qu’il est à mon sens ABERRANT que la plupart des anti-allergiques soient en vente libre : tant mieux …. pour le pharmacien (et bientôt les hypermarchés ?, mais c’est grave pour le consommateur qui considère qu’un produit en vente libre est inoffensif ; j’ai déjà rencontré plusieurs patients manifestement dépendants à la « Chorphéninamine » qui est une molécule contenue dans le « leader » des ventes libres et de la pub télé, désolant … Que dire aussi de la « pseudoéphédrine » contenue également dans des médicaments sur ordonnance et aussi en vente libre : elle possède des effets cardiovasculaires et neurologiques que certains consommateurs recherchent et en deviennent dépendants. John nous parle des anti-allergiques en comprimés, mais il faut aussi évoquer les produits à usage nasal qui contiennent pour certains des corticoïdes +/- associés à de la pseudo-éphédrine : même si c’est à petite dose le corticoïde passe dans le sang (d’où des effets nocifs en cas d’utilisation prolongée) et il est souvent responsable d’une atrophie de la muqueuse qui déclenche des épistaxis (saignements de nez) Bref « l’affaire est complexe » surtout si j’ajoute la notion qu’un patient souffrant d’une allergie ORL (nez qui coule, éternuements, nez qui gratte, nez bouché la nuit) respire moins bien, risque une sinusite ou une surinfection, ça fatigue énormément car le sommeil est moins récupérateur car respirant mal l’oxygène capté est moindre, s’il s’agit d’un sportif son « foncier » va être moins performant (moins d’oxygène, et souvent spasmes bronchiques associés à l’allergie ORL dans 80% des cas de rhinite) Donc seul le patient (qui au final et le seul à gérer son traitement car le médecin est là pour informer et proposer des choix thérapeutiques) prendra sa décision en facteurs de nombreux éléments : son respect d’une forme d’écologie de son corps, les troubles du sommeil, les sensations sportives altérées, la fatigue, etc.
    Pour John: à partir du moment où ton allergie est permanente tout au long de l’année le traitement s’impose, surtout que les traitements par désensibilisation donnent des résultats assez alléatoires; des molécules spécifiques existent; il est vrai qu’on ne retrouve pas d’études scientifiques pour étayer une éventuelle dépendance MAIS je fais confiance au « pouvoir » des laboratoires pharmaceutiques pour ne pas développer cette recherche. Le recul que j’ai dans mon acivité sur des milleirs de patients depuis de (trop) nombreuses années ne m’amène pas à conclure en faveur d’une dépendance au traitement; par contre il semble utile de varier les molécules par exemple tous les ans. Très cordialement. J.JM
    Espérant avoir en partie répondu à ce fidèle internaute ; J.JM

  5. John dit :

    Un grand merci pour toutes ces précisions.
    J’ai continué à me documenter en me disant qu’après tout si allergie il y avait, sur-réaction il y avait aussi, et donc probables leucocytes performants (j’espérais en tout cas), et je suis tombé sur un article qui peut permettre aux allergiques de faire contre mauvaise fortune bon coeur: http://www.petitmonde.com/Doc/Article/Les_allergies_reduisent_les_risques_de_cancer

    L’étude semble relativement bien menée statistiquement. C’est intéressant.

  6. Jean Jacques Menuet dit :

    un grand merci à cet Internaute à qui je ne vais pas tarder à décerner un diplôme d’Allergologue! très cordialement, JJM

  7. solochris dit :

    moi mon allergie c est mon magnetiseur qui en une seance l a fait passer ainsi que mes crampes manque d oligo-elements cure de pmh comme quoi et je ne vous parle pas des 27 medecins vu en 1989

  8. Gerry dit :

    Bonjour,
    Voilà, j’ai 44 ans et je pratique le sport depuis l’âge de 7 ans et la course à pied depuis plus de 25 ans. Depuis quelques années je cours moins : 2 à 3 fois par semaine et quelques compétitions dans l’année (5 à 8). J’habite dans la Drôme, à la campagne. Il y a beaucoup de champs et d’arbres dans les environs. Pour la première fois de ma vie j’ai eu un petit souci cette semaine lié aux pollens. Mardi je suis parti courir en fin d’après-midi sous la chaleur. J’avais prévu une séance d’une heure en endurance tranquille (à mon niveau environ 11/12 km/h). Au bout de 6 à 7 mn de course j’ai ressenti comme une brûlure en haut des poumons qui se propageait dans la trachée jusqu’au niveau de la gorge. Je me suis arrêté et j’ai marché quelques mètres. La sensation est partie. J’ai donc repris la course mais quelques dizaines de mètres après, la mauvaise sensation est revenue. J’ai marché à nouveau et le problème s’est arrêté. J’ai fait cela 3 ou 4 fois puis je me suis décidé à écourter mon entraînement en ne parcourant que 6km. J’ai pu courir les 4 derniers kilomètres lentement sans désagrément. 2 jours plus tard j’ai voulu voir si ce petit problème persistait. Je suis donc parti courir encore en fin d’après-midi et après 6 à 7 mn de course ce petit souci est revenu. Cette fois je n’ai couru que 2,5km car je ne voulais pas insister. J’ai consulté le lendemain (hier) mon médecin traitant qui n’est pas un spécialiste du sport et qui a été surpris par les symptômes. Pour lui ce n’est pas de l’asthme mais il m’a prescris du solupred pour 3 jours, un anti allergique pour 2 mois (1 comprimé chaque soir) et un spray nasal pour 1 mois (2 pulvérisation chaque matin). Je précise que depuis une bonne dizaine de jours j’ai le nez bien pris mais pas coulant. Cela me gêne pour respirer confortablement. Dans la vie de tout les jours je n’ai pas cette petite gêne de « poumons qui brûlent ». Je suis instituteur et dans la cour de l’école les platanes me dérangent beaucoup depuis un mois. Il y a du pollen partout.
    Avez-vous eu déjà connaissance de ce genre de symptôme? Cela vous étonne-t-il?
    Merci d’avance pour votre réponse.

  9. Jean Jacques Menuet dit :

    bjr et merci pour votre commentaire; il m’est bien sûr difficile de donner un diagnostic à distance; la description de vos symptômes peut effectivement évoquer un spasme bronchique, et doit vous orienter à consulter peut-être un spécialiste; peut-être aussi faut-il se méfier d’autre chose qu’une allergie; cdlt; jjM

Laisser un commentaire