défenses immunitaires et sport, comment se défendre contre les infections, comment se protéger des infections

Pourquoi le sportif de haut niveau est-il fragile au niveau de ses défenses immunitaires

 

Aujourd’hui, 5ème étape de Paris-Nice, un de nos coureurs ne prend pas le départ ; il a passé une nuit blanche, ce matin il avait beaucoup de fièvre, des frissons, des courbatures ; et donc très probablement une grippe … Pas question de prendre le départ, pour 2 raisons :

  • Avant tout la santé du coureur ; la course va majorer la fatigue et les symptômes ; et surtout un risque malheureusement trop souvent négligé : la myocardite c’est à dire l’inflammation de l’enveloppe qui recouvre le cœur, avec alors le risque de troubles du rythme cardiaque ; tout sportif qui a de la fièvre NE DOIT PAS faire d’effort : ni entraînement ni compétition, ça ne se discute pas.
  • Ensuite la performance : sur une course exigeante comme Paris-Nice ça ne sert à rien de traîner sa misère pendant l’étape, de bâcher ou de terminer attardé ; autant vite se remobiliser sur un objectif différé ; une saison est faite de hauts et de bas, le sportif de haut niveau sait gérer cela (chutes, maladies)

Alors, pourquoi le sportif de haut niveau est-il vulnérable face aux infections virales ou bactériennes ?

 

  • A l’approche d’un objectif comme Paris-Nice, course avec des étapes de montagne, le coureur va chercher à « s’affûter » c’est à dire à perdre de la masse grasse pour mieux passer les bosses. Mais quand on perd du gras on perd des défenses immunitaires, et donc on est plus fragile.
  • L’effort physique intensif diminue lui aussi les défenses immunitaires : des études attestent qu’après un entraînement très intensif le nombre de lymphocytes (= les « soldats » qui vont au combat pour nous défendre des infections) diminue ; Arrêtons de dire que pour être en forme il faut faire du sport !! Si on se limite à 45-60 minutes de footing 3 ou 4 fois par semaine, alors oui les défenses immunitaires sont stimulées, de même que le stress est apaisé, le sommeil amélioré ; mais l’exercice intensif diminue les défenses de l’organisme
  • Pendant l’effort on respire un volume d’air très supérieur : au repos 5 litres d’air entrent (et ressortent !) de nos bronches ; au maximum de l’effort la fréquence respiratoire est très augmentée, le sportif peut respirer jusqu’à 150 et même 200 litres d’air par minute, c’est à dire … 40 fois plus qu’au repos. La paroi des bronches est agressée, les bronches s’enflamment ; 40 fois plus de microparticules sont inhalées (poussière des routes, pollens, fumées, pollution urbaine, etc. etc.). Le système ORL (nez, sinus) et les bronches sont agressés …
  • Le sommeil est probablement le principal outil de la récupération ; et sur une course par étapes, souvent le coureur dort mal : le stress psychologique, le partage d’une chambre avec un autre coureur, la longueur des transferts, les horaires physiologiques de coucher et de lever sont modifiés : l’ « horloge interne » du sommeil est perturbée, ce qui contribue à diminuer la qualité de la récupération.
  • Les variations de température, très fortes sur ce Paris-Nice où en altitude la température n’est que de quelques degrés.
  • Le stress psychologique : de nombreuses études attestent de la relation entre le stress et les défenses immunitaires ; un sportif trop anxieux affaiblit son immunité.
  • Un sportif allergique aux acariens va enflammer ses muqueuses (nez, gorge bronches) pendant la nuit s’il dort dans une chambre avec de la moquette, des tentures murales, des rideaux en tissu, une literie, un vieux parquet .
  • Une carence d’apports glucidiques (si le sportif s’astreint à un « régime » trop sévère) abaisse les défenses immunitaires.
  • Enfin, pour les défenses immunitaires comme pour toute autre problématique médicale ou physiologique il faut évoquer le facteur génétique : chaque sportif est plus ou moins armé pour lutter contre les infections

 

Une prévention est-elle envisageable ? Quelles solutions, quels conseils pour mieux se défendre contre les infections ?

 

Oui, sans aucun doute ; que peut-on proposer ?

  • D’abord la vaccination contre la grippe, en novembre ou décembre ; mais …. pas facile, il n’est pas question d’imposer, le sportif comme tout patient est libre de ses choix, le doc explique, le sportif fait ou ne fait pas ; pour ma part je me vaccine et je motive mes proches et mes patients pour le faire ; mais un « parfum » « écolo-bio-naturopathie-ostéo-gourou » pèse de plus en plus sur l’environnement de la santé du sportif : le vaccin serait « toxique », un vilain lobbying chercherait à imposer la vaccination. La théorie du complot … Avec le recul de mes connaissances et de mon expérience de terrain je pense disposer d’arguments objectifs et non « fumeux » pour affirmer que le vaccin contre la grippe est une nécessité, pour la santé mais aussi pour la performance ; en effet une grippe c’est une semaine couché puis 2 semaines pour récupérer.
  • Ne pas perdre de poids trop vite, surtout l’hiver ;
  • Certaines complémentations peuvent s’envisager pour stimuler les défenses :
    • La vitamine C (les fruits)
    • La gelée royale
    • Le miel, le propolis
  • Faire en sorte que le sportif dispose d’outils pour mieux gérer le stress : relaxation, exercices respiratoires, sophrologie ; qualité du sommeil.
  • Si le sportif est allergique : un traitement adapté, des lavages fréquents des muqueuses nasales, éviter les grandes sorties aux heures exposées aux pollens (s’entraîner plus tôt le matin) S’il s’agit d’une allergie aux acariens : chambre et literie adaptées (housse matelas et oreiller anti-acariens)
  • Une nutrition variée et équilibrée.
  • Certains produits homéopathiques, tels la Thymuline ; oui pourquoi pas.
  • Bien se protéger contre le froid : vêtements thermiques ; boire chaud ; prendre rapidement la douche après l’effort et se couvrir. Eviter la clim dans les hôtels.

 

Et donc un bon potentiel génétique, une bonne hygiène de vie, du bon sens et des mesures de prévention, voici les principaux conseils pour mieux se défendre contre les infections. Et surtout continuez à faire du sport, mais à … doses raisonnables !

 

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