Chronique du doc de l’équipe cycliste « Fortunéo Vital-Concept » : l’importance de sommeil sur le Tour de France

Chronique du doc de l’équipe cycliste « Fortunéo Vital-Concept » : l’importance de sommeil sur le Tour de France

Bonjour ; aujourd’hui on va discuter de l’importance du sommeil sur un grand Tour.

Quand on dort on récupère de la fatigue physique mais aussi de la fatigue psychologique ; la nuit se mettent en place des processus hormonaux qui permettent de « réparer » les micro-lésions dues à l’activité physique.

Le sommeil est le MEILLEUR outil de la récupération.

Dans un article consacré au sommeil (cliquer sur ce lien) je développe des conseils, trucs et astuces pour un meilleur sommeil.

L’objet de cet article aujourd’hui est de développer les aspects spécifiques sur un grand Tour.

La pression psychologique est énorme, plus ou moins bien gérée selon les gars ; le sportif de haut niveau a parfois du mal à parler des difficultés qu’il rencontre dans la gestion de ses émotions, et il est clair qu’adoucir le stress après l’étape peut justifier une prise en charge complémentaire.

On commence à entendre parler du « snuss » dans le peloton (boulettes de tabac à mâcher, pour un apport de nicotine), certains coureurs seraient des consommateurs accros ; j’ai mis en garde les gars de l’équipe contre l’utilisation de cet artifice qui stimule la vigilance mais peut créer une dépendance, voire une addiction. Pour l’instant ce produit ne circule pas chez nous. Il est clair que ce produit ne doit pas trop aider à s’endormir …

Tout est mis en place dans l’équipe pour que le coureur mange tôt le soir ; si on mange trop tard et que le délai avant le coucher est réduit alors l’endormissement est plus difficile ; on fait en sorte également que la soirée « appartienne » au coureur, qu’après le dîner il soit dans son univers à lui, au contact à distance avec ses proches, il va lire tranquillement, sortir la tête du guidon, écouter de la musique, éviter les écrans qui stimulent trop violemment le cerveau, diminuer la luminosité de la chambre : il est chez lui, tranquille, pendant les 2 heures qui précèdent le sommeil.

Une petite collation avant le coucher peut améliorer l’endormissement, ne serait-ce qu’une tisane sédative sucrée avec du miel ; en gros le sucre endort alors qu’une collation protéinée stimule l’éveil.

Le recours aux somnifères ? Non et encore non, je n’en prescris pas sauf dans des circonstances exceptionnelles ; un somnifère fait dormir, mais il ne s’agit pas d’un « vrai » sommeil, et le sommeil n’est pas réparateur ; une partie du produit reste dans le sang le lendemain, la vigilance peut s’en trouver altérée, avec un risque de chute. Il est certain que lorsque les coureurs arrivent tard le soir à l’hôtel, parfois 21h, c’est compliqué pour eux de gérer le massage puis le repas, et la tentation est grande de demander quelque chose pour dormir. Les organisateurs de course doivent prendre conscience de cela, concevoir des arrivées pas trop tardives, et des transferts raccourcis vers les hôtels.

Plus que la quantité de sommeil c’est la qualité du sommeil qui importe ; il existe des outils pour faciliter l’endormissement et la qualité du sommeil : la phytothérapie, l’homéopathie, les conseils que je développe dans cet article, et des techniques comme la relaxation ou la sophrologie ; sur un site que j’anime je propose quelques séances adaptées au sportif ; également une séance gratuite sur Youtube

Merci de votre fidélité sur ce site, bonne journée et à demain

Jean-Jacques

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