BOXE : comment préparer un COMBAT

 

Voici des conseils concrets, simples, et quelques explications 

Ces conseils sont le résultat de mon expérience du terrain (je suis un des médecins des équipes de France de boxe française) et des boxeurs que je rencontre et dont j’assure le suivi médical lors de soirées, et des championnats régionaux, nationaux et internationaux. 

Un médecin ne peut recueillir une expérience qu’à travers son activité sur le terrain, à l’écoute des sportifs et de leur encadrement, à l’écoute et dans le respect de la « culture » de chaque sport. 

Jean-Jacques Menuet médecin du sport, nutrition du sport

http://www.medecinedusportconseils

Arriver au poids bien avant : (bien sûr la réflexion passe aussi par le choix de la bonne catégorie de poids !!)

  • Pas plus de 3 kg à un mois de l’objectif
  • Pas plus de 1,5 kg à 15 jours
  • Pas plus de 750g à une semaine : c’est important pour pouvoir s’entraîner avec les mêmes sensations que celles du combat qui arrive
  • Pas plus de 500g à 3 jours

 

Pour le boxeur qui souhaite des informations pour perdre du poids en respectant sa santé : cf. mon site de médecine et nutrition du sport avec la lecture d’articles simples sur ce site: « 10conseils simples pour perdre du poids sans perdre de muscle » et « perdre 3 kg en 10 jours » même si je n’aime pas cette stratégie aussi rapide.  

 

Quels risques si perte de poids trop rapide en sautant des repas en en se déshydratant : le risque est sur le terrain :

 

 

La santé : hypoglycémie, malaise et perte de connaissance par hypoglycémie et déshydratation (vu en 2010 … j’étais au bord du ring …), le cœur bat beaucoup plus vite ; la respiration est beaucoup plus rapide ; le cerveau est moins hydraté et moins alimenté en sucre donc les coups font plus mal avec risque de lésions cérébrales ; la température du corps est plus élevée donc plus de transpiration, maux de tête, vertiges ; on peut aller jusqu’au coup de chaleur.

La performance : comment gagner un combat si on a des vertiges, si les jambes sont molles, si on a moins de force dans les muscles (perdre 1% d’eau c’est perdre 10% de force), si on a mal à la tête, si on est moins lucide (pas assez de sucre au niveau du cerveau), si on fait les mauvais choix tactiques, si on a perdu complètement ses sensations, si on transpire comme un bœuf et qu’on est essoufflé !!!!

ET EN PLUS, ON EST BIEN D’ACCORD : rien de plus STRESSANT de craindre de ne pas arriver au poids pour le combat : donc moins de sérénité, mauvais sommeil.

EN PLUS ON SAIT que si on fait des épisodes d’HYPOGLYCEMIE la nuit le SOMMEIL sera très perturbé.

 

 

La veille du combat : et bien si le boxeur est à peu près au poids il va pouvoir manger c’est à dire mettre en réserve du « carburant » pour le combat =  

Un petit déjeuner complet = flocons d’avoine ou céréales complètes ou pain complet, un peu de confiture, éviter le beurre, boire du café ou du thé mais éviter le lait (pas assez digeste), un yaourt nature, un fruit ou de la compote de fruits.

A midi des pates ou du riz ou de la semoule, si possible un peu de crudités ou de légumes (haricots verts, courgette, épinards, poireaux, aubergine, ratatouille), du pain complet ou aux céréales ; un peu de viande blanche ou de la volaille (sans la peau car trop grasse) ou du poisson ; boire de l’eau plate à table, pas de soda ni sirop ; un yaourt nature ou un peu de fromage blanc ; un fruit ou une salade de fruits ou un peu de compote de fruits.

Le soir si le boxeur est sûr d’être au poids : à peu près le même repas que le midi.

 

Le jour du combat: et bien si le boxeur est au poids il va pouvoir manger c’est à dire mettre encore en réserve du « carburant » pour le combat =  

Précision bien sûr : la situation est différente selon le délai entre la pesée et le combat: pour un pro qui se pèse la veille à midi et qui va combattre rarement avant  22h : ça lui laisse du temps pour se recharger en eau et en glucides MAIS quand même il ne faut pas être à plus de 2 kg à 2-3 jours d’un combat. Pour un amateur sur une soirée il sera pesé vers 17h pour combattre entre 20h et minuit, donc là il faut être beaucoup plus rigoureux pour arriver au poids à l’avance. Pour un amateur sur une phase de championnat de France il est pesé en général le matin vers 7h mais ça va dépendre de l’heure de son combat.

°° Même petit déjeuner que la veille

°° Le midi :

Si le boxeur est au poids il lui est possible de manger comme le repas de midi de la veille. Anger tranquillement. En fonction du poids le boxeur va boire normalement, ou moins, ou il ne boit pas.

S’il n’est pas au poids je peux « accepter » que ce repas de midi soit sauté mais il faudra consommer une collation tout de suite après la pesée : le sandwich souvent proposé par l’organisateur de la soirée mais ça ne suffit pas : ajouter un petit pot de compote de fruits, un yaourt aux fruits ou un Yop 125ml, et surtout cette collation doit absolument être consommée TRES tranquillement, en se mettant dans un coin tranquille, assis et pas debout, il faut s’isoler. A la place du sandwich de l’Organisateur c’est mieux si le boxeur a préparé un sandwich avec du pain aux céréales (ça donne du carburant glucidique qui va durer plus longtemps); bien sûr surtout pas de mayo.

°° Pour le boxeur qui a pu manger normalement au repas de midi, 3 heures avant  le combat il faut consommer une petite collation pour mettre encore une petite réserve de « carburant » dans les muscles : un petit verre de jus de fruit (pas de soda ni Coca) et une barre de céréales non chocolatée et dont le pourcentage de graisses (lipides) est inférieur à 10%, bien lire l’étiquette.

°° Puis jusqu’au début de l’échauffement je conseille de boire un petit peu par un petit peu une boisson ainsi composée (la préparer dans une bouteille vide d’un litre et demi) : 2 centimètres de sirop de fruits, ajouter une c-à soupe bombée de Fructose (c’est un sucre en poudre qu’on trouve dans les hypermarchés, avec une seule boite vous faites plusieurs mois) et compléter jusqu’à un litre avec de l’eau plate du robinet.

°° Après le combat : dès la fin du combat boire régulièrement, TRANQUILLEMENT, un petit peu par un petit peu, d’abord si possible 250ml de Vichy St Yorre (boisson salée pour compenser les pertes en sel de la transpiration et également anti-acide pour compenser l’acidité des muscles (acide lactique, ammonium) ; PUIS de l’eau sucrée (soda ou eau + sirop de fruits) puis compenser les pertes de glucides par un repas riche en glucides (pates, semoule, riz) pas trop de viande, pas trop de graisse, du pain à volonté, éviter le fromage, si possible de la compote de fruits en dessert et un yaourt aux fruits ou un Yop 125ml ou de la salade de fruits. Si le boxeur mange au buffet de l’organisateur de la soirée ou au self  (championnats de France) je DECONSEILEE +++  de manger trop de fromage et de charcuterie (les graisses diminuent +++ la qualité de la récupération après l’effort) ; pas d’alcool ou alors une « petite » bière pas plus (mais pas pour les cadets ni les juniors …. désolé)  Bien boire jusqu’au soir, le meilleur repère pour savoir si on s’est bien réhydraté : les dernières urines de la journée doivent être claires « comme de l’eau », sinon il faut continuer à boire. ++++ La nuit il faut avoir à portée de la main une bouteille d’eau (eau du robinet) ou un verre pour boire 2-3 gorgées si on ouvre l’œil. Il faut ABSOLUMENT « rembourser » la perte d’eau.

 

Bien sûr s’il s’agit d’un championnat de France où plusieurs combats peuvent avoir lieu en 2 jours, il faut respecter le contenu de ce que je viens de détailler, et en fonction du poids du boxeur il faut adapter le repas du soir ; il faut donc se peser avant  et après le repas, et (désolé messieurs les boxeurs ….) le coach doit s’assurer que son ou ses boxeurs n’ont pas remonté dans leur chambre des sodas, Coca, biscuits, bonbons, etc.  Le soir voir un jeune boxeur rester à jeun et même quelquefois sucer des glaçons « ça m’énerve » sérieusement car le boxeur (souvent un cadet ou un junior) « joue » avec sa santé physique et psychologique, et ça veut tout simplement dire que ce boxeur n’est pas pro dans sa tête et que quelquefois  son coach est responsable : désolé MAIS bien avant  une compétition il faut savoir menacer un boxeur de ne pas l’emmener à une compétition s’il n’est pas rigoureux sur son poids. Fort heureusement quasi tous les entraîneurs sont conscients de cette problématique et conseillent fort bien leurs boxeurs.

 

Dernier conseil : comme dans d’autres sports, mais surtout dans la boxe, je conseille très régulièrement de prendre 1/2h avant le combat puis 1/2h après le combat 5 granules d’ARNICA 5CH et 5 granules de CHINA 5CH ; il faut faire fondre les granules dans la bouche ; toujours essayer d’abord ces 2 produits avant  et après un entraînement car le jour d’un combat on n’essaye JAMAIS quelque chose qu’on ne connait pas ; le médecin du boxeur peut prescrire ces 2 produits qui sont remboursés. Ils diminuent l’inflammation des fibres musculaires et les contractures ou les « jambes dures » et ne jouent pas du tout sur le tonus, les réflexes, la concentration.

 

Jean-Jacques Menuet médecin du sport, nutrition du sport

http://www.medecinedusportconseils.com/

2 Comments BOXE : comment préparer un COMBAT

  1. tomate boxe

    oui le boxeur pou que boxe bien il doit bien manger si non reste chez toi et regarde la télé car la boxe si Pa n’apporte quoi bien des vitamine et des porrétaine et des poisson et des tomate et boire de un verre de vine pour se chauffer pas plus si no tu va faire halla sur le ring bien ta garde pas code tété et pas taper sur les boulle et bien respiré avec tes oreille ferme pa tes yeux si no tu voi rien bah si sa la boxe

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