la main du boxeur, pathologie de la main

Les pathologies de la main en boxe: il faut respecter scrupuleusement les protocoles de prévention et de traitement des blessures.

Les fractures

C’est bien sûr la blessure la plus fréquente et la plus grave qui est susceptible d’affecter la main du pugiliste. Selon la densité osseuse du boxeur, celui-ci est plus ou moins vulnérable aux fractures. D’où l’intérêt des apports en calcium et en vitamine D, en particulier jusqu’à 22 ans, âge auquel on termine de construire son squelette.

A noter, par ailleurs, que des infiltrations répétées de corticoïdes dans la main fragilisent la trame et la densité osseuse et exposent donc davantage aux fractures.

 Typologie

– Les fractures de la main peuvent être des fractures par compression (par exemple, lorsqu’elles sont consécutives à un direct), des fractures déplacées (le plus souvent à la suite d’un crochet) voire des fractures présentant ces deux caractéristiques. Elles ont toujours la résultante de deux paramètres : la puissance du coup et la trajectoire du poing jusqu’à l’impact. La fracture est plus grave si son trajet passe par une articulation.

– Les fractures les plus fréquentes sont celles du col du 1er métacarpien (pouce) ou du col du 2e métacarpien (index). D’autres localisations sont bien sûr possibles : les autres métacarpiens, les phalanges ou encore l’os scaphoïde (au « début » de la main dans le prolongement du radius).

Le traitement sera le plus souvent assuré par la mise en place d’une contention (attelle) ou chirurgical (pose d’une broche), du moins pour ce qui concerne les métacarpiens et les phalanges.

– La fracture de Benett, au niveau du pouce, est la fracture classique du boxeur. Il s’agit d’une fracture articulaire de la base du 1er métacarpien mais qui touche aussi l’articulation entre le métacarpien la 1ère phalange du pouce. Elle est provoquée par un plan de frappe divergeant de la colonne du pouce qui crée une contrainte ostéo-articulaire désaxée.

Après réduction réalisée par le chirurgien, le traitement consiste à effectuer un embrochage.

 

– La  fracture de fatigue touche soit un os du poignet (en particulier le scaphoïde) ou un métacarpien. Comme son nom l’indique, elle survient en cas de fatigue chronique, à la suite de gestes répétés générant des microtraumatismes et des ondes de choc qui fragilisent la corticale de l’os. Ce dernier est de surcroît moins bien vascularisé et finit par se fracturer. Le surentraînement, une hydratation insuffisance, une mauvaise récupération, une alimentation déséquilibrée ou encore une technique gestuelle défaillante sont autant de facteurs favorisants. La fracture de fatigue est en quelque sorte un clignotant qui s’allume pour dire que certains paramètres n’ont pas été gérés comme il le fallait, en particulier dans le cadre de l’entraînement.

En outre, une fracture de fatigue, par exemple au niveau du cinquième métacarpien, peut paradoxalement passer inaperçue d’autant qu’elle se caractérise par une absence de déplacement. Il importe donc d’être très vigilant et de ne pas s’accommoder d’une éventuelle douleur sous prétexte qu’elle ne s’accompagne pas de symptômes aisément décelables.

 Ne jamais attendre

Au moindre doute (douleur à l’entraînement ou après un combat), il ne faut pas hésiter à consulter un médecin et à passer une radio, voire un scanner ou une IRM, lesquels permettent non seulement de déceler une fracture mais aussi d’éventuels arrachements osseux ou des fissures très peu visibles.

Le pire est en effet de retarder le diagnostic et le traitement d’une fracture car lorsqu’ils interviennent trop tardivement, c’est-à-dire dans un délai supérieur à vingt-quatre heures après l’accident, le processus de consolidation osseuse a commencé. Dans ce cas, s’il n’y a pas de gêne, de déformation ni de préjudice esthétique, il est préférable de laisser faire la nature et ne pas recasser l’os. Il faut alors faire confiance aux capacités de l’organisme, lequel est capable de remodeler une structure en particulier articulaire. Recasser pour replacer est toujours extrêmement risqué.

Par ailleurs, si le foyer de fracture, qui se reconstitue avec du cal osseux, est donc plus solide qu’auparavant, cette régénération s’effectue souvent au détriment des zones osseuses voisines qui risquent ainsi de se décalcifier et donc de se fragiliser. D’où l’intérêt d’effectuer une osodensitométrie pour mesurer la densité osseuse de la main et vérifier que les apports calciques sont de qualité. A défaut, il convient de prescrire un traitement de vitamine D ainsi qu’une alimentation adaptée.

 

 Les lésions ligamentaires

Les lésions ligamentaires entre les métacarpiens ou entre les phalanges sont plus communément appelées entorses. Là encore, il est crucial de les diagnostiquer le plus tôt possible en consultant dans les plus brefs délais un médecin qui prescrira, le cas échéant, une radiographie ou un scanner.

Le traitement consiste à immobiliser le plus rapidement possible. Pour cela, il est possible d’utiliser soit :

– Des attelles toutes faites : attelle de Zimmer pour immobiliser le ou les doigts ; attelle de Stack pour immobiliser la dernière phalange.

– Des dispositifs d’immobilisation thermoformés qui sont plus faciles à adapter.

Quel que soit le procédé choisi, l’immobilisation sera toujours mise en place (pour une durée limitée afin d’éviter un enraidissement trop important de l’articulation) puis retirée par un médecin. D’où l’importance, d’une part, de la kinésithérapie pour éviter ce genre de séquelles fonctionnelles et, d’autre part, de respecter la durée de repos prescrite par le médecin avant la reprise effective de l’activité sportive.

Pour ce qui est des entorses du pouce, au demeurant assez fréquentes, elles requièrent une technique d’immobilisation particulière.

Mais quelle que soit sa localisation, une entorse n’est jamais ni anodine ni bénigne. Mal soignée, elle engendre des séquelles parfois récurrentes voire irréversibles.

 

Les douleurs dites projetées

 

Elles touchent le plus souvent un ou plusieurs doigts, voire une partie de la main mais leur cause est exogène à cet organe. Elles sont en effet provoquées par un problème de cou, d’épaule, de coude ou encore de poignet. Elles sont par exemple dues à un nerf qui est « pincé » par exemple au niveau de deux vertèbres cervicales (névralgie cervico-brachiale).

 

 Les tendinites

 

Les tendinites et les ténosynovites (inflammation du tendon et de sa gaine) sont très fréquentes chez le boxeur soumis à de charges d’entraînement importantes. Elles débouchent invariablement sur le même triptyque : repos, kinésithérapie et traitement.

Mais outre le soin, il est primordial d’identifier la cause de la tendinite pour y remédier et éviter qu’elle devienne chronique : mauvais geste technique, bandage mal posé mais aussi problème dentaire, nutrition défaillante etc.

 

 Les érosions cutanées

 

Elles sont localisées en regard des articulations situées entre les métacarpiens et les premières phalanges. Elles nécessitent d’être désinfectées avec précaution et, pendant les entraînements, d’être bien protégées avec des compresses grasses. La nuit, il est également recommandé d’appliquer ces dernières.

 

Les hyperkératoses

 

Il s’agit d’un épaississement de la couche de cornée, lequel est une défense naturelle de la peau. Il n’empêche pas la formation d’ampoule sous l’hyperkératose en cas de frottement entre la peau dure et la structure osseuse qu’elle recouvre.

Les hyperkératoses s’observent au niveau des articulations situées entre les métacarpiens et les premières phalanges des doigts ou entre les premières et les deuxièmes phalanges (c’est-à-dire, au niveau des points de contact lorsque les poings sont serrés)

Le risque est qu’une zone d’hyperkératose puisse être brutalement lésée et décollée. Il faut donc régulièrement la graisser en appliquant une pommade comme le Cicalfate ou le Déxéryl et mettre une bande (ou mieux du film de cellophane) la nuit pour recouvrir cette pommade. Si l’hyperkératose se décolle, il faut, autant que faire se peut, la repositionner correctement après désinfection et effectuer un bandage de contention pour la laisser cicatriser.

 

L’arthrose

 

Cette dégénérescence des cartilages qui survient et s’amplifie avec l’âge peut toucher certains boxeurs au crépuscule de leur carrière. Elle est alors caractérisée par des douleurs et une moins bonne mobilité des os de la main.

 

Prévention des pathologies de la main:

 Les bandages

La technique de pose du bandage doit être optimale et effectuée correctement, de surcroît avec des bandages bien secs et non pas humides. Même si les techniques varient selon chaque coach, il est essentiel de bien maintenir et de solidariser notamment la colonne du pouce pour que l’axe de frappe soit fixe. Le degré de pression doit être suffisant pour rendre les articulations compactes mais pas de manière excessive afin de ne pas provoquer de compressions vasculaires. La pose du bandage fait d’ailleurs partie de l’apprentissage du boxeur.

Par ailleurs, le port d’un bandage est indispensable à l’entraînement dès lors que l’on frappe aussi bien au sac que sur un mannequin ou sur une poire et, évidemment, lors des mises de gants. Pour les professionnels, en cas de séance de sparring, les conditions du combat doivent être reproduites, ce qui induit le port de bandages durs.

C’est la qualité des bandes et leur technique de pose qui, associées à la qualité des gants, permet de solidariser et rigidifier l’axe de frappe poignet-carpe-doigts.

 

Des gants adaptés et de qualité

A l’entraînement, il est indispensable d’utiliser des gants suffisamment épais (quatorze ou seize onces) et rembourrés avec une mousse de qualité. Et ce, pour protéger les mains et amortir au maximum l’impact des chocs même s’il est également important que le boxeur conserve un minimum de sensations lorsqu’il frappe .

 

Les soins au quotidien

Il est recommandé de se masser les articulations des poings le soir après l’entraînement avec de l’Arnica en pommade, voire de prendre 5 granules d’Arnica 5CH avant et après chaque séance.

Pour ce qui est de la peau, l’application de pommade Dexeryl avant les entraînements s’avère souvent bénéfique de même que l’absorption de vitamines qui « graissent la peau » et la rendent moins fragile, en l’occurrence de vitamine A, de vitamine E mais aussi d’acides gras poly-insaturés que l’on peut retrouve dans l’alimentation (foie ou foie de morue, huile de colza ou huile de noix etc.).

Enfin, des cures (par exemple, un mois par trimestre) de Piasclédine 300 (1 comprimé/jour) ou de Chondrosulf 400 (2 comprimés le matin, 2 comprimés le soir), qui protègent le tissu des articulations, sont également appréciables . Le curcuma, qui est une épice, possède des propriétés anti-inflammatoires intéressantes.

 

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