la boisson d’attente: que faut-il boire avant le départ ? Tour de France 2018

Chronique jjdok 2/21 Tour de France2018: « la boisson d’attente »: pourquoi, comment

Chaque jour sur ce Tour de France je partage avec vous une chronique sur un fait de course, ou sur des détails de la vie de nos coureurs ; sans langue de bois j’aborderai tous les débats, tous les questionnements.

Hier j’ai détaillé la composition du petit déjeuner, aujourd’hui je parle de la « boisson d’attente »

Les coureurs ont consommé leur petit déjeuner 3 voire 4 heures avant le départ, puis ils ne mangent plus, ou alors quelques petites bouchées de barres de céréales s’ils en ressentent le besoin, mais le principe à respecter est que l’estomac soit vide dès le début de l’effort, car « digérer ou pédaler il faut choisir » !!  L’objectif de la boisson d’attente est d’entretenir pendant les 2 heures qui précèdent le départ une hydratation correcte et un bon niveau de carburant glucidique.

Composition de cette boisson : 500ml d’eau plate, un peu de sirop de fruit pour le goût, une dose rase de maltodextrines (notre partenaire nutrition Overstims nous fournit du « MALTO »), et des minéraux (une composition personnelle qui contient tout ce que le coureur va perdre en transpirant : des minéraux bien sûr dont le Potassium le Sodium, mais aussi du Zinc, du Cuivre, du Magnésium ; plus il fait chaud plus le coureur va transpirer et donc il est intéressant de « stocker » un peu de tous les composants de la sueur. Car perdre des minéraux pendant l’effort favorise les crampes, accélère la déshydratation, et le coureur va perdre de la puissance (si on perd 1% de son poids en eau on perd 10% de puissance, c’est tout simplement énorme …)

Le conseil est de consommer une gorgée de cette boisson toutes les 10 minutes pendant les 90 minutes qui précèdent le départ. Nos 8 coureurs suivent ce conseil essentiel en nutrition du sport.

Demain, chronique intéressante, je vais tâcher de vous expliquer la nutrition pendant la course.

A demain ?

 

J’« alimente » régulièrement ce site de conseils en médecine du sport et en nutrition du sport ; également mon webmaster gère un site de séances de sophrologie du sport sur lequel je poste des enregistrements de terrain qui s’adressent à tous les sportifs, avec des séances spécifiques pour le cycliste, le joueur de tennis, le joueur de foot, etc. etc. . Ce site : https://www.seance-sophrologie.com/

Quelles boissons pendant l’effort ? Que doit boire le sportif ? Que boit un coureur cycliste pendant le Tour de France ? Quelle composition pour la boisson du sportif ? Quelle quantité faut-il boire pendant le sport ?

Quelles boissons pendant l’effort ? Que doit boire le sportif ? Que boit un coureur cycliste pendant le Tour de France ? Quelle composition pour la boisson du sportif ? Quelle quantité faut-il boire pendant le sport ?

Pendant l’effort il faut respecter un « cahier des charges » nutritionnel : en fonction du type d’activité, de sa durée, de son intensité, du travail musculaire éventuel, et des conditions climatiques.

Je vais aborder ici la nutrition pendant l’effort dans les sports d’endurance extrême, en prenant pour exemple une étape du Tour de France ; présent pour la 16ème fois sur un grand Tour je pense avoir acquis un peu d’expérience pour proposer une stratégie nutritionnelle qui tient la route ; avec bien sûr le retour d’expérience de très nombreux cyclistes ; comment faire pour éviter les crampes, comment éviter les fringales, comment éviter la déshydratation : voilà posées les principales problématiques.

Pendant l’effort :

  1. Il faut assurer les apports caloriques:

Fort heureusement la moitié (50 à 60%) de cette dépense énergétique est fournie par les graisses stockées dans l’organisme ; on lit trop souvent qu’une étape du Tour de France représente 4500 à 7000 Kcalories (longue étape de montagne) : c’est vrai ; et donc qu’il faut apporter toutes ces calories pendant l’effort : c’est FAUX et archi faux ; j’explique (on s’accroche …) : le dîner de la veille (un de mes prochains articles), puis le  petit déjeuner du matin, puis la boisson d’attente apportent déjà des réserves de glycogène (= le mode de réserve du glucose au niveau du foie et des muscles) : environ 1000 Kcalories. Pendant l’effort 2500 à 4000 Kcalories (= la moitié de la dépense énergétique) sont fournies par les graisses ; si bien qu’il ne va rester « que » 1000 à 1500 Kcalories à apporter, en gros 180 Kcal/heure de course. Ces 180 Kcalories étant apportées par les BOISSONS et par certains ALIMENTS (compotes, gels, barres, cf. prochain article)

  1. Il faut compenser les pertes en eau ET EN MINERAUX:

1% du poids perdu en eau = 10% de puissance en moins !!!

Quand on transpire on perd de l’eau bien sûr mais AUSSI des minéraux ; la boisson devra donc être minéralisée ; j’ai mené des études sur la composition de la sueur (analyse biologique de plusieurs prélèvements) ; la sueur contient du sodium, potassium, magnésium, etc. etc. mais aussi certains métaux comme le Zinc et le Cuivre ; dans l’équipe dont je suis le médecin j’ai fait concevoir (HYDRASCORE N°5) une poudre à base de minéraux qui est un véritable « copier-coller » de la sueur. En fonction de mes consignes les assistants adaptent le dosage de ces minéraux pour la préparation des bidons. Ce sont les conditions météo qui guident ces apports en minéraux : plus il fait chaud et humide plus il faut apporter des minéraux ; c’est le meilleur moyen pour éviter les crampes, éviter la déshydratation.

  1. Si le dénivelé de l’étape est important il faut apporter, en petite quantité, des

    « BCAA »

    (Valine Leucine Isoleucine) qui sont des acides aminés très sollicités pendant l’effort type « muscu »

Et donc, en ayant pris connaissance de ces contraintes nutritionnelles, fort logiquement les boissons contiennent des glucides (« lents » : Maltodextrines ; et/ou « rapides » : glucose), des minéraux, et parfois des acides aminés. Pour la composition des bidons les assistants font donc un mix entre mes conseils, et les boissons que nos partenaires en nutrition nous proposent (Apurna et Fenioux)

 

Quelle quantité faut-il boire pendant l’effort ?

Tout dépend des conditions météo, de la distance de l’étape, de l’intensité : 6 à 20 bidons par étape ; certains bidons peuvent ne contenir que de l’eau (le coureur s’asperge)

Pour l’apport énergétique le coureur va consommer aussi des barres, gels, compotes, etc. : c’est l’objet de l’article de demain !!

 

Un grand merci pour votre fidélité sur ce site de conseils en médecine du sport et en nutrition du sport, avec des conseils de TERRAIN ; ce site aura bientôt réuni 10 millions de visiteurs !!

J’anime aussi un

 site de séances de sophrologie pour le sportif

avec des séances audios que le sportif peut télécharger ; ce site regroupe de nombreuses séances de travail du mental ; ainsi un sportif peut découvrir cet outil intéressant qu’est la sophrologie du sport ; si après avoir écouté une des séances que je propose ce sportif  trouve que cette technique lui convient, alors il peut se rapprocher d’un professionnel de la santé (psychologue ou médecin) qui utilise la sophrologie chez le sportif, pour un travail individualisé.

Jean-Jacques Menuet, médecin du sport, nutrition du sport

CANICULE SPORT CONSEILS D’UN MEDECIN ; en perdant 1% de son poids en eau le sportif perd 10% de sa force

Article mis à jour le 16 juin 2017, je suis sur la course « La Route du Sud », il fait très chaud ET humide

La chaleur et la canicule ont un retentissement nuisible sur la performance avec également un risque sur la santé; quels sont les  bons conseils pour faire du sport quand il fait chaud ? Quelles sont les conséquences de la canicule ? Comment s’hydrater quand il fait chaud ?Des précautions sont à mettre en place pour la santé d’abord, mais aussi pour la performance; médecin du sport et nutritionniste du sport, j’occupe, entre autres de mes activités, le job de médecin d’équipe d’une formation française de cyclisme professionnel; le sport cycliste est vraiment concerné par les conséquences de la grande chaleur car le départ a souvent lieu en début d’après-midi quand les températures sont maximales.

Cet article s’attache à apporter des conseils spécifiques pour s’adapter à la chaleur, mais aussi à poser les responsabilités de chacun car  peut-être faut-il aussi penser à la santé du sportif.

Je m’apprête donc à cadrer ainsi cette intervention :

++ Conseils pratiques chez le cycliste professionnel et rôle du médecin d’équipe, en abordant aussi le cycliste amateur

++ Conseils plus brefs sur les autres sports

++ La santé du sportif ; et puis de la part du sportif « loisir » : un peu de bon sens ….

Je vais détailler aussi des conseils pour mieux gérer la chaleur quand on joue au foot, ou au tennis, ou quand on pratique la course à pied. Continue reading