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	<title>Medecine du sport &#187; tendinite</title>
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	<description>Pour des conseils de terrain basés sur une communication interactive avec les sportifs.</description>
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		<title>Le &#171;&#160;tennis elbow&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 21:39:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Jacques Menuet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il s’agit d’une pathologie assez particulière  dans la mesure où la stratégie consiste à rechercher avec ténacité la cause de la douleur, puis de mettre en place une prise en charge non médicamenteuse pour participer à la guérison de cette tendinopathie, à côté bien sûr du traitement médical. Comme dans toute pathologie sportive le gros [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il s’agit d’une pathologie assez particulière  dans la mesure où la stratégie consiste à rechercher avec ténacité la cause de la douleur, puis de mettre en place une prise en charge non médicamenteuse pour participer à la guérison de cette tendinopathie, à côté bien sûr du traitement médical.</p>
<p>Comme dans toute pathologie sportive le gros souci est que le sportif consulte souvent trop tard, et qu’il n’est trop souvent pas apte à se prendre en charge de façon autonome dès le début des symptômes ; la situation idéale serait que le sportif apprenne à recueillir ses sensations, à les analyser pour ensuite mettre en place les correctifs nécessaires ; en résumé : <em>« j’ai mal ? pourquoi ? je dois diminuer mes charges d’entraînement ; je dois consulter assez vite mon médecin »<span id="more-110"></span></em></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">+++ +++ La description de la douleur</span></strong> :</p>
<p>c’est assez classique et souvent le joueur a déjà fait le diagnostic ; la douleur siège sur l’épicondyle (face latérale externe du coude), la palpation et la percussion sont douloureuses, la douleur est déclenchée par la mise en tension des muscles épicondyliens, par exemple : soulever du lourd, serrer une main, prendre une bouteille d’eau, visser avec un tournevis, utiliser une perceuse, essorer une serpillère, porter une valise, etc. Le joueur a mal surtout en revers, et surtout si le revers est à plat ou lifté. Au début le joueur a mal en fin d’entraînement ou de match, puis dès l’échauffement <em>(« ne vous inquiétez pas Docteur car en jouant la douleur disparait » </em>! … ) c’est un piège car pendant un effort la température du muscle augmente, des neuromédiateurs antidouleurs sont libérés au niveau cérébral de même que des endorphines cérébrales qui masquent la douleur ; ensuite le joueur a mal en dehors des entraînements, et voire même la nuit (ce qui évoque alors une compression du nerf radial) Toujours rechercher une douleur contracture ou raideur cervicale car dans certaines épicondylites il existe une composante cervicale qui devra être prise en compte.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">+++ +++ Venons-en au plus intéressant</span></strong> :</p>
<p>Il faut réfléchir au contexte sportif, aux circonstances de déclanchement, au choix de la raquette, des balles, du geste technique, des activités professionnelles ou de loisir éventuellement pratiquées. Je vais donc lister tout le « questionnaire » qui est la base de l’interrogatoire du sportif :</p>
<ul>
<li>Reprise du tennis après une <strong><span style="text-decoration: underline;">interruption</span></strong> ?</li>
<li>Stage, championnats, tournois de plage, augmentation brutale des <strong><span style="text-decoration: underline;">charges d’entraînement</span></strong>, trop de compétitions.</li>
<li>Jouer en « <strong><span style="text-decoration: underline;">heures supplémentaires</span></strong> » ? je m’explique : il faut qu’entre la fin de la journée de travail et l’arrivée au club se mette en place un espace mental de décontraction ; une journée de travail stressante, le joueur à « la bourre » pour se rendre au club, il arrive presque en retard, pas d’échauffement, « qui commence à servir » Voilà un contexte qui facilite la survenue d’une blessure.</li>
<li><strong><span style="text-decoration: underline;">Hydratation</span></strong> insuffisante : ce n’est pas 15 minutes avant l’entraînement qu’il faut commencer à boire, c’est dès le matin un petit peu par un petit peu. Puis pendant tout l’entraînement, puis après l’entraînement (le meilleur repère : les dernières urines de la journée doivent être très claires)</li>
<li>Le <strong><span style="text-decoration: underline;">matériel</span></strong> : raquette trop lourde,  trop rigide, trop équilibrée en tête ; taille du grip non adaptée ; cordage synthétique trop tendu (mieux vaut un « vieux bon » boyau … mais c’est cher et un peu « rétro » !) ; 2 raquettes mais non équivalentes pour le cadre, la tension du cordage, l’équilibre de la raquette ; balles trop dures, balles « pelées », absence d’antivibrateur.</li>
<li>Le <strong><span style="text-decoration: underline;">niveau de jeu</span></strong> : le joueur de haut niveau n’est pas concerné par cette pathologie ; alors que chez le joueur de moindre niveau on recherchera des éléments favorisants : un grand tamis avec des balles mal centrées, des coups «à l’arrache » (manque de fluidité), un mauvais placement, une technique hasardeuse, une préparation tardive du revers avec un geste « vite fait » comme si le joueur se débarrasse de la balle.</li>
<li>Pour ma part j’attache également de l’importance à 2 autres facteurs fréquemment rencontrés : le <strong><span style="text-decoration: underline;">mental</span></strong> (si on est stressé mentalement les muscles sont stressés aussi), avec également la notion du « lâcher prise » comme si le coup part tout seul, fluide, non retenu, facile ; et la <strong><span style="text-decoration: underline;">respiration</span></strong> : trop de sportifs respirent mal à l’effort : la préparation du coup doit se faire en inspiration, puis la détente en expiration fluide ; la plupart des sportifs devraient apprendre à nager le crawl, seule nage où le choix s’impose de bien respirer en harmonie avec le geste</li>
<li>Jouer régulièrement avec un partenaire « bourrin » qui « balance » des « <strong><span style="text-decoration: underline;">pavés</span></strong> »</li>
</ul>
<p>C’est pour cela que l’avis du coach, du professeur, du moniteur est important ; de même que vous devez vous présenter chez votre médecin avec votre raquette.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Autres activités</span></strong> en dehors du tennis qui vont solliciter les muscles épicondyliens : il faut penser à poser la question au sportif : un déménagement récent, du jardinage (sécateur, taille d’arbustes, taille-haie, tondeuse, tronçonneuse), fendre du bois ; le bricolage (perceuse, visser, enduire un mur, etc. etc.) Les <strong>contraintes éventuelles professionnelles</strong>: répétition d’un geste, port de charges, changement de poste de travail, etc.</p>
<p>Rechercher une cause <strong>dentaire</strong> (infection, poussée de dent de sagesse, troubles de l’articulé dentaire), <strong>ORL</strong> (sinusite le plus souvent), <strong>ophtalmologique</strong> (troubles de la convergence)</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">+++ +++ Conduite à tenir</span></strong> :</p>
<p>L’examen clinique sera volontiers associé à la prescription d’une <strong>échographie du coude</strong>, éventuellement une radiographie du coude, une radiographie du rachis cervical si besoin ; ceci pour « mettre une étiquette » précise à la pathologie que présente le patient.</p>
<p>Très régulièrement je formule une simple phrase à un sportif qui a mal : <strong>« <span style="text-decoration: underline;">le corps a inventé la douleur : je fais quelque chose qui fait mal = je ne dois pas le faire ; je fais quelque chose qui ne fait pas mal = je peux poursuivre l’activité </span>»</strong> Cela paraît simpliste mais j’assure que si le sportif acceptait cette « maxime », et bien … les médecins du sport auraient moins de travail !</p>
<p>Le traitement sera prescrit par votre médecin en fonction des données qu’il a recueillies ;  anti-<strong>inflammatoire per os</strong> ; <strong>anti-inflammatoire local</strong> <a href="http://comps.fotosearch.com/comp/UNC/UNC118/lumiere-ampoule-homme_~u11335539.jpg"></a><strong><span style="text-decoration: underline;">ASTUCE « perso »</span></strong> : je conseille, le soir avant  le coucher d’appliquer le gel ou la crème anti-inflammatoire, de masser un peu, d’appliquer ensuite une couche fine à ne pas masser, puis de recouvrir d’une épaisseur de Sopalin humide mais pas trempé, puis d’un film de cellophane, puis d’une bande ; conserver « l’emballage » la nuit ; retirer le matin ; toute la nuit le gel anti-inflammatoire aura ainsi quasi infiltré la zone douloureuse; glacer dans la journée à plusieurs reprises (ATTENTION toujours protéger d’un linge fin sinon risque de brûlure) ; attention aux réactions soleil/gel anti-inflammatoire, attention aussi à certaines allergies, et surtout bien rincer les mains après l’application ; <strong>l’argile vert</strong> (la nuit en cataplasme) me semble intéressante aussi ; <strong>Homéopathie</strong> comme l’Arnica 5CH 10 granules en une seule prise une fois par jour à distance d’un repas, pendant 10 jours ; <strong>décontracturant musculaire</strong> s’il existe une composante cervicale ; la <strong>mésothérapie</strong> peut donner de bons résultats ; le kiné est un acteur INDISPENSABLE (traitement local, apprentissage des étirements, parfois ondes de choc), il faut s’adresser à des kiné du sport qui si possible connaissent bien le sport concerné.</p>
<p> <a href="http://www.3dcliparts.com/images/3dcliparts/panneaux_signaux_feux_tricolores_pancarte/~LETTRE_SIGNE_SYMBOLE~PANNEAU_OU_SIGNE_INDICATIF~road_marking_danger.jpg"> </a><strong> ALERTE qui concerne toute prise en charge de micro ou macro traumatologie chez le sportif: le traitement doit être accompagné de repos sportif au niveau des articulations muscles et/ou tendons concernés car la douleur est un SIGNAL qu’il faut respecter et ne pas masquer, sinon on aggrave la pathologie, c’est clair et cela doit être expliqué. Ne pas céder à la pression du sportif !! </strong></p>
<p><strong>Ostéopathie</strong> surtout s’il existe une composante cervicale ; prendre en charge une <strong>cause dentaire </strong>(dent de sagesse, mauvaise occlusion dentaire, présence d’amalgames, carie), un <strong>trouble visuel </strong>(convergence), une cause <strong>ORL</strong> (sinusite souvent)</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Et la « fameuse » INFILTRATION ?</span></strong> <strong>à titre personnel je la déconseille sauf quand le traitement classique n’a pas été bien mené, ou a échoué ; une infiltration c’est une injection de corticoïdes ; un corticoïde ça « grignote » un peu l’os, ça fragilise les tendons, le produit passe un peu dans le sang avec donc des effets sur l’organisme. Et puis </strong><a href="http://secourisme.ifrance.com/secourisme/danger.jpg"><strong></strong></a><strong> le corticoïde injecté passe également dans les urines donc lors d’un contrôle anti-dopage (qui je le rappelle peut avoir lieu à l’entraînement comme en compétition, et quelque soit la catégorie d’âge) le sportif sera déclaré positif et sera sanctionné car les corticoïdes figurent (et c’est très bien) dans la </strong><strong><span style="text-decoration: underline;">liste des produits interdits</span></strong><strong> ; de plus la présence du corticoïde dans les urines peut durer jusqu’à 2 mois. Je rappelle qu’un contrôle anti-dopage peut avoir lieu à l’entraînement comme en compétition, et ce quelque soit la catégorie d’âge. Par contre l’infiltration est <span style="text-decoration: underline;">autorisée SI et SEULEMENT SI</span> le sportif licencié a fait au préalable une demande d’autorisation (= AUT c&#8217;est à dire Autorisation d’Usage Thérapeutique) auprès de l’AFLD (Agence Française de Lutte contre le Dopage) ; c’est le médecin traitant du joueur qui remplit les imprimés nécessaires (cf. le site afld.fr) Pour moi l’infiltration ne constitue absolument pas le traitement de première intention ; si elle doit être réalisée, ce doit être guidée par l’imagerie médicale par le Radiologue qui devra également avoir l’expérience requise. Enfin une infiltration doit être suivie de REPOS pendant une bonne semaine. J’ai détaillé cette information qui concerne les infiltrations car l’expérience montre quotidiennement que trop de sportifs sont infiltrés avec la </strong><strong><span style="text-decoration: underline;">méconnaissance totale</span></strong><strong> (de leur part et souvent de la part du médecin) </strong><strong><span style="text-decoration: underline;">de la </span></strong><strong><span style="text-decoration: underline;">règlementation </span></strong><strong><span style="text-decoration: underline;">anti-dopage</span>.</strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">+++ +++ +++ Et enfin, on y arrive, la correction de tout ce qui a été listé lors de l’interrogatoire</span></strong>, à savoir : corriger le matériel, veiller à un bon échauffement, modifier le geste (prendre quelques cours), jouer un peu plus en double, revers slicé en passant bien sous la balle et en évitant le revers à plat et le revers lifté, meilleur placement, contourner le revers, raccourcir les échanges, apprendre des techniques de respiration, hydratation adaptée, étirements, ne pas associer plusieurs sports de raquette (squash, badminton) etc. etc., bref reprendre tout ce que le joueur nous aura livré comme éléments. Et bien sûr les conseils annexes : éviter de tondre ou alors mettre des gants, pas de VTT, limiter le bricolage, bref éviter de faire tout ce qui fait mal et ce sera déjà très bien.</p>
<p><strong>Bref une pathologie complexe qui regroupe l’attention de plusieurs acteurs : le prof de tennis, le doc, le kiné, et … le vendeur de matériel de tennis ! Sinon ensuite ce sera trop tard, ce sera l’arrêt</strong></p>
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		<title>Quelques exemples de tendinites</title>
		<link>http://www.medecinedusportconseils.com/2009/10/13/quelques-exemples-de-tendinites/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Oct 2009 20:07:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Jacques Menuet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je reprends ici un cours que je donne dans le cadre d&#8217;un Master du sport, qui concerne des kinés et des ingénieurs. J&#8217;y développe des notions de terrain, qui aboutissent à une conclusion essentielle: l&#8217;importance de l&#8217;interrogatoire du sportif; ne pas se limiter à un discours réducteur &#171;&#160;vous avez mal au tendon d&#8217;Achille; bien, je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Je reprends ici un cours que je donne dans le cadre d&#8217;un Master du sport, qui concerne des kinés et des ingénieurs. J&#8217;y développe des notions de terrain, qui aboutissent à une conclusion essentielle: l&#8217;importance de l&#8217;interrogatoire du sportif; ne pas se limiter à un discours réducteur &laquo;&nbsp;vous avez mal au tendon d&#8217;Achille; bien, je vous prescris un anti-inflammatoire, on se revoit dans une semaine&nbsp;&raquo;<span id="more-49"></span></em></p>
<p><strong> </strong></p>
<p align="center"><strong><span style="text-decoration: underline;">TENDINOPATHIES</span>  aspects de <span style="text-decoration: underline;">TERRAIN</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Plan</span>:</strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">1/ Généralités</span></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">2/ quatre pathologies de terrain</span></strong> :</p>
<p> « <strong>Tendinopathie Achilléenne chez le coureur à pied</strong> »</p>
<p><strong>Très rapidement :</strong></p>
<ul>
<li>« <strong>tennis-elbow</strong> »</li>
<li>« <strong>la pubalgie du footballeur</strong> »</li>
<li>« <strong>une douleur de genou chez un cycliste</strong> »</li>
</ul>
<p> 3/ <strong><span style="text-decoration: underline;">L’hygiène du sport</span></strong> = chapitre commun aux 4 exemples détaillés, mais dont la connaissance concerne tous les sports.</p>
<p> 4/ <strong><span style="text-decoration: underline;">Quelques aspects spécifiques chez l’enfant et le jeune sportif</span></strong></p>
<p> &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p><strong> </strong><strong>1.     </strong><strong><span style="text-decoration: underline;">Généralités</span></strong></p>
<p>Je situe les limites de ma compétence uniquement sur le terrain (du sport ou en consultation) ; il y a de très bons spécialistes pour débrouiller des pathologies complexes ou qui demandent un bilan que je ne peux assurer ou tout simplement des problèmes pour lesquels je ne trouve pas la solution (diagnostique et/ou thérapeutique) ; il existe aussi de très bons kinés qui ont une autre forme d’expérience et de savoir ; et il existe bien sûr des intervenants spécifiques (Podologue du sport, Nutritionniste du sport, ingénierie du sport, Physiologiste, etc.) car <strong>en médecine du sport comme pour toute activité médicale ou paramédicale chacun ne peut tout savoir ni tout faire</strong>.</p>
<p>La notion essentielle de mes propos sera de vous exposer qu’avant de « foncer » sur un traitement anti-inflammatoire ou pire une (voire 3 ou 4 !!) infiltration(s) d’emblée, il faut comprendre le pourquoi de la gêne ou de la douleur car avant tout il faut <strong><span style="text-decoration: underline;">soigner la cause</span></strong>.</p>
<p> </p>
<p><strong>2.     </strong><strong><span style="text-decoration: underline;">4  pathologies fréquentes</span></strong></p>
<p> &#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<strong><span style="text-decoration: underline;">Tendinopathie Achilléenne chez le coureur à pied</span></strong><strong> </strong>(la nouvelle dénomination = « tendinopathie calcanéenne » …) Je vais détailler +++ l’aspect terrain de cette pathologie fréquemment rencontrée pour aborder plus brièvement les 3 autres tendinopathies) NOTION DE L’INTERROGATOIRE ++++ oui c’est long et ça va plus vite que de prescrire un anti-inflammatoire ou pire une infiltration, mais bon ….</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Avant l’examen clinique, des données ESSENTIELLES sont à recueillir</span> :</p>
<ul>
<li>L’âge ; le sportif a commencé à courir à quel âge ;  les charges d’entraînements ; les charges de compétitions ; augmentation récente du kilométrage ; stage récent ? reprise récente du sport après un repos sportif prolongé ; poids stable, surpoids ; l’hygiène du sport (cf. chapitre spécifique 3.) : nutrition, hydratation, échauffement, étirements, respect de l’interactivité entre les charges d’entraînements et le recueil des sensations, l’activité sportive en « heures supplémentaires » (je &laquo;&nbsp;fonce&nbsp;&raquo; en sortant du travail le soir pour mon footing avec mes copains), activité solitaire ou en groupe (groupes de niveau +++), qualité du SOMMEIL (qui est pour moi le meilleur outil pour la récupération) autre sport pratiqué (golf, tennis ou autre), quelle est la profession exercée, bricolage, quel(s) autre(s) sport(s)</li>
</ul>
<p> </p>
<ul>
<li>Question essentielle : « <em>la douleur s’est installée comment et vous avez mal depuis combien de temps ; un petit peu par un petit peu ou suite à une cause bien identifiable</em> » (exemple un seul footing pieds nus sur la plage, sable dur, vu chez un triathlète de haut niveau)</li>
</ul>
<p> </p>
<ul>
<li>Le chaussage au quotidien et les chaussures de sport : 1<sup>er</sup> coup d’œil « mine de rien » dès que le sportif entre dans le cabinet de consultation : quelles chaussures porte le sportif : semelles plates ou avec talon ; laçage efficace ou pas (quoiqu’un laçage « vite fait » concerne surtout la prévention des entorses) ; les adolescents et les jeunes adultes portent trop souvent au quotidien des chaussures sans talon, quasi plates, avec une semelle dont l&#8217;amorti se limite à une feuille de cigarette, dont l’usage devrait se limiter à regarder la télé ; question : « vous avez changé de chaussures de course et/ou de ville récemment ?? » Profession (chaussures de sécurité : poids, semelles plates, conflit avec la tige postérieure de la chaussure) ; type de chaussage au quotidien (un sportif peut ne consacrer que 3 heures par semaine à ses activités sportives donc il FAUT bien questionner sur le chaussage journalier) Portez-vous ou avez-vous déjà porté des semelles orthopédiques, avez-vous déjà consulté un Podologue ? <span style="text-decoration: underline;">L’IMAGE DE LA « CORDE »</span> (montrer au patient) tendue depuis le bas du dos jusqu’au calcanéum voire la voûte plantaire. La surface de course (trop de bitume, ou changement de surface) L’été, le soleil et … les claquettes, les tongs…</li>
</ul>
<p> </p>
<ul>
<li>Problème ORL (en particulier sinusite), dentaire (poussée dentaire en particulier dents de sagesse, mal-occlusion, infection, amalgames), ophtalmo (notamment problèmes de convergence), biologique : acide urique, rechercher un syndrome inflammatoire général : VS et CRP ;  goutte ou calculs rénaux, bilan phospho-calcique sanguin et urinaire éventuel (exemple « coca cola et balance phospho-calcique), PH urinaire quantitatif et « réserve alcaline » pour apprécier « l’acidité » du sportif, facteur qui peut participer à la genèse de toute tendinopathie.</li>
</ul>
<p> </p>
<ul>
<li>« S’acharner » à retrouver une autre cause si on est  encore « bredouille » à ce stade : un exemple = un sportif qui a changé de voiture, le niveau d’une pédale est plus haut (donc il tire plus sur la « corde » que j’ai évoquée) ; consommation alcool même « que 2 fois par semaine » (surtout chez l’étudiant …), prescription de QUINOLONES (ce sont des antibiotiques) ou de STATINES (médicaments anti-cholestérol), donc bien préciser au médecin que vous faites du sport, de façon générale le patient a bien évidememnt le droit de s&#8217;exprimer et de critiquer une ordonnance; corde à sauter, trampoline,  etc. etc. car là aussi on &laquo;&nbsp;tire&nbsp;&raquo; sur cette &laquo;&nbsp;corde&nbsp;&raquo; derrière la jambe, tendue entre le dos et le talon.</li>
</ul>
<p> </p>
<ul>
<li>Adolescent : se méfier +++ d&#8217;une maladie de SEVER (ostéochondrite de croissance du calcanéum) Il est ESSENTIEL de prescrire une radiographie au moindre doute.</li>
</ul>
<p> </p>
<ul>
<li>Rôle essentiel de la respiration (cf. chapitre 3. Hygiène du sport)</li>
</ul>
<p> <span style="text-decoration: underline;">L’examen  clinique</span> : il vous a été certainement déjà exposé, et ce n’est pas l’essentiel de cet exposé. L’examen postural si on connait, ou alors un Kiné ou le Podologue du sport le fera ; rechercher une différence de longueur des 2 membres inférieurs, des troubles statiques des pieds, une bascule pelvienne (se voit souvent sur le patient debout avant l’examen car une épaule plus haute), examen du rachis, recherche d’une raideur (distance doigts-sol, indice de Schober : patient debout pieds joints, on trace une marque 5cm et 10cm au dessus de l’art. lombo-sacrée, puis patient se penche en avant au maximum, on mesure l’espace entre les 2 marques, normale : sup ou = 5cm, raideur = 4cm ou moins), recherche rétractions musculaires ou de douleurs des  plans postérieurs :  fessiers, ischios, mollets. Puis palper le tendon (<span style="text-decoration: underline;">toujours</span> comparatif droite/gauche) ; rechercher d’autres tendinopathies associées. Observer « l’usure des pneus » en étudiant (si on connaît, sinon le Podologue le fera) les semelles des chaussures de ville et des chaussures de sport. Enfin, penser à évaluer le degré de stress du sportif qui consulte car « si on est stressé dans la tête on est stressé dans ses muscles et sa foulée&nbsp;&raquo;</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’imagerie</span> : si possible réalisée par un spécialiste en imagerie sportive car comme pour tout on ne trouve que ce que l’on cherche ; = échographie si besoin voire IRM si justifiée ; objectif = surtout juger de la durée de l’inaptitude et adapter les soins (par exemple jamais d’ondes de choc si tendon fissuré !)</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">L’avis du Podologue</span> : il est pour moi INCONTOURNABLE, en adressant le sportif à un Podologue du sport qui lui seul peut réaliser un bilan statique ET surtout dynamique ;  à la limite tout sportif qui coure devrait consulter un Podologue du sport avant même de rencontrer des problèmes, c’est de la prévention.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span><span style="text-decoration: underline;">Le traitement</span> : <strong><span style="text-decoration: underline;">repos</span></strong> et encore repos <strong><span style="text-decoration: underline;">adapté</span></strong> ce qui ne veut pas dire qu’on arrête tout !!! par exemple le travail de musculation du haut du corps et du corset musculaire lombaire sont possibles, puis reprise coordonnée avant tout par le <span style="text-decoration: underline;">Kiné</span> dont le rôle n’est pas limité qu’aux soins : séance après séance c’est lui qui guide le retour au terrain, puis il jugera du port éventuel d’un <span style="text-decoration: underline;">strapp</span> pour la reprise des activités ; le traitement par <span style="text-decoration: underline;">ondes de chocs</span> représente une bonne approche si l’indication est bien posée et le Kiné expérimenté ; masquer une douleur par la prescription abusive d’<span style="text-decoration: underline;">antalgiques</span> et/ou d’<span style="text-decoration: underline;">anti-inflammatoires per os</span> : NON NON et NON car la douleur représente une « ALERTE » même si bien sûr chaque cas est différent et peut éventuellement nécessiter la prise d’anti-inflammatoires (que je prescris alors plus volontiers le soir au milieu du repas pour « réparer » la nuit et ne pas masquer la douleur le jour) ; gels ou pommades <span style="text-decoration: underline;">anti-inflammatoires locaux</span> ; <span style="text-decoration: underline;">homéopathie</span> (Arnica, Rhux Tox) ; <span style="text-decoration: underline;">ostéopathie</span> pourquoi pas pour un avis (ne jamais refuser systématiquement une pratique -toutefois validée bien sûr- que l’on ne connaît pas) ; <span style="text-decoration: underline;">mésothérapie</span> = bon outil ; <span style="text-decoration: underline;">Infiltration</span> NON NON et encore NON car : risque à moyen terme de rupture du tendon et ATTENTION un corticoïde même administré par voie locale est un PRODUIT INTERDIT sauf si dossier très étayé soumis par le sportif  à l’AFLD, cf. le site « afld.fr », et un corticoïde infiltré peut rester dans les urines pendant plus de 2 mois rendant alors positif un contrôle urinaire; semelles orthopédiques ou talonnettes et conseils sur le chaussage : par le <span style="text-decoration: underline;">Podologue</span> ; selon stade évolutif : <span style="text-decoration: underline;">immobilisation</span>, <span style="text-decoration: underline;">chirurgie</span> (« peignage ») <strong><span style="text-decoration: underline;">et surtout ne JAMAIS OUBLIER les conseils (traitement et surtout prévention) que je détaille chapitre 3)</span></strong></p>
<p> </p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;« Le tennis-elbow »</span></strong><strong> </strong></p>
<p>= épicondylite c&#8217;est-à-dire l’inflammation de l’insertion des muscles épicondyliens = qui s’attachent au niveau du coude sur l’épicondyle et dont le rôle est de redresser les doigts, plier le poignet vers le haut, faire tourner l&#8217;avant-bras pour que la main se présente en position de supination (paumes vers le haut) ; on la décrit chez le joueur de tennis mais en clientèle la majorité des patients n’ont jamais joué au tennis !!</p>
<p>Le <span style="text-decoration: underline;">diagnostic clinique</span> est facile : « je ne peux même plus soulever une bouteille, en revers j’ai trop mal, il<em> ne faut pas me serrer la main trop fort, etc. etc.</em> &nbsp;&raquo;, le diagnostic est très souvent déjà fait par le sportif ou le patient lui-même.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Les aspects de terrain sont trop souvent négligés</span> :</p>
<p>Age, modification du geste, augmentation des charges d’entraînements et/ou de compétition (stages, vacances, série de tournois, championnats, tournois de plage), reprise après une interruption prolongée, autres activités récentes (jardinage, bricolage, gros ménage, port d’objets lourds, déménagement, etc.), autre sport de raquette, examen de la raquette +++ (achat récent et concept différent et utilisation de la nouvelle raquette trop rapide ; le joueur a 2 raquettes différentes, poids de la raquette, équilibre en manche ou en tête, fibres composites ou rigides, tension du cordage, anti-vibrateur, taille du grip), type de balles utilisées (trop dures, trop usées), le geste technique +++ (a-t-il été récemment modifié, mauvais placement, geste technique « peu académique », trop de revers à plat ou pire liftés : voir avec un moniteur ou professeur de tennis), arriver « vite fait » sur le terrain, le joueur de tennis s’échauffe trop rapidement, « qui commence à servir ?» pour « rentabiliser » l’heure ; s’entraîner contre des adversaires qui frappent beaucoup plus fort que soi dans la balle.</p>
<p> Le traitement devra tenir compte de tout ce que je viens d’évoquer (un seul exemple : contourner plus le revers et jouer des revers plutôt « slicés », s’accorder plus d’instants de récupération pendant le match, prendre le temps aux changements de côté, prendre le temps avant de servir, jouer plus efficace pour diminuer le temps de jeu)</p>
<p>Quelques particularités pour le traitement : apprentissage des étirements spécifiques, « MTP », et en résumé les mêmes principes que l’abord de la tendinopathie calcanéenne. Et cf. chapitre 3. pour l’hygiène du sport.</p>
<p> </p>
<p><strong>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<span style="text-decoration: underline;">« La pubalgie » chez le joueur de football</span></strong>         (« <em>doc, j’ai mal aux adducteurs</em> »)</p>
<p>« Terrible » dénomination car elle regroupe en fait <span style="text-decoration: underline;">4 entités</span> différentes (et 3 diagnostics différentiels qu’il faut aussi rechercher) qui peuvent être isolées ou associées :</p>
<p>Les <span style="text-decoration: underline;">adducteurs</span> qui « tirent trop » sur les insertions pubiennes, un <span style="text-decoration: underline;">grand droit de l’abdomen</span> qui tire trop sur ses insertions basses pubiennes, un <span style="text-decoration: underline;">orifice inguinal</span> trop lâche voire une hernie (penser à faire tousser le patient à l’examen clinique et lors de l’échographie ; et examiner le sportif debout), enfin une <span style="text-decoration: underline;">arthropathie pubienne</span> (que l’on ne retrouve pas que chez le joueur de plus de 30 ans, les berges peuvent souffrir beaucoup plus tôt en particulier si différence de longueur des 2 membres inférieurs) ; bien détailler au joueur le pourquoi de chaque étape de l’examen ; un joueur qui comprend se soigne mieux.</p>
<p>Rechercher les aspects « <span style="text-decoration: underline;">terrain</span> » : regarder les chaussures et les crampons : leur usure, un  changement récent, ATTENTION très souvent les joueurs s’échangent ou se prêtent leurs chaussures ou des crampons ; recherche de changements fréquents de surface de jeu : herbe/synthétique ; le geste technique, le manque de fluidité sur la course et dans le jeu de ballon (grosses transversales, tirs au but ras et puissants loin de la surface de réparation ; trop de jonglage sur les entraînements), échauffement négligé.</p>
<p>Rôle +++ du <span style="text-decoration: underline;">Podologue-Posturologue</span> (statique rachis, jambes, pieds)</p>
<p>Rôle essentiel du <span style="text-decoration: underline;">kiné</span> avec <span style="text-decoration: underline;">bilan musculaire</span> (la genèse d’une « pubalgie » vient très souvent d’un déséquilibre musculaire abdos, obliques, transverses, cuisses), étirements spécifiques.</p>
<p>ATTENTION +++ chez le jeune joueur chez qui il faut toujours penser à un <span style="text-decoration: underline;">arrachement osseux</span> (cartilage) : pubis, eias, eiai (cf. chapitre 4.) il faut alors prescrire une radiographie +++</p>
<p>Diagnostics différentiels : le <span style="text-decoration: underline;">Psoas</span>, le <span style="text-decoration: underline;">Droit antérieur</span> de la cuisse, le <span style="text-decoration: underline;">Sartorius</span> (douleurs plus externes) </p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Hygiène du sport</span> : cf. chapitre 3.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;« Le genou du cycliste</span></strong><strong></strong></p>
<p>A mon avis le médecin ne peut voir un cycliste en consultation de médecine du sport que s’il connaît bien le vélo, le « couple coureur – et sa machine », la chaussure très spécifique du cycliste, les cales, les pédales, le geste technique car le cyclisme est vraiment LE sport où la notion de « TECHNOPATHIE » est ESSENTIELLE.</p>
<p>Avant de « foncer » après un examen furtif et négligé sur la réalisation trop fréquente d’une infiltration « à l’aveugle », il faut un long entretien, que je ne peux développer. Je ne développe  que les notions suivantes :</p>
<p>&#8211;&gt; <strong><span style="text-decoration: underline;">Douleur face antérieure du genou</span></strong> = souvent : selle trop basse, selle usée, coureur en « bec de selle », vélo trop ramassé, selle non horizontale qui plonge en avant, coureur « couché » sur sa machine, selle trop en avant, trop de bosses, le coureur « tire trop gros et ne mouline pas assez c&#8217;est-à-dire trop de braquet au détriment de la vélocité, du nombre de tours/mn», manivelles trop longues, jambe concernée plus longue.  Le résultat : le genou est plus fléchi, tout le système rotulien travaille trop (le coursier appuie trop et ramène moins)</p>
<p>&#8211;&gt; <strong><span style="text-decoration: underline;">Douleur derrière le genou</span></strong> = l’inverse !! coursier trop haut, selle neuve, selle trop reculée, cadre trop grand, cales neuves, manivelles trop courtes, jambe concernée plus courte ; donc jambe trop tendue, les insertions poplitées sont trop sollicitées.</p>
<p>&#8211;&gt; <strong><span style="text-decoration: underline;">Douleurs latérales</span></strong> : problème de « TFL » (très fréquent) très complexe à expliquer = chaussures, cales, troubles statiques membres inférieur. Ou problème de pédales mal adaptées (un pied à tendance à venir trop vers l’intérieur ou vers l’extérieur)</p>
<p> &#8211;&gt; <strong><span style="text-decoration: underline;">« Syndrome rotulien »</span></strong> très fréquent par hyperpression externe et fréquente arthropathie rotulienne</p>
<p>Rôle +++ de la fluidité du coup de pédale, lutte contre le stress, respiration +++ ; et cf. chapitre 3. pour l’hygiène du sport.</p>
<p>Dans ces pathologies du cycliste, le rôle du <span style="text-decoration: underline;"><strong>Podologue DU SPORT</strong></span> est ESSENTIEL : examen statique mais SURTOUT dynamique, réalisé sur hôme trainer et le vélo DU cycliste.</p>
<p> </p>
<p><strong>3.     </strong><strong><span style="text-decoration: underline;">L’hygiène du sport</span></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">La nutrition</span></strong> : chaque sportif est différent en fonction de très nombreux critères : âge, poids, sport, discipline, niveau sportif, charges d’entraînements, religion, végétarien végétalien, diabétique, habitudes culturelles, lieux où sont pris les repas. Chaque dossier, surtout à un haut niveau est du « cousu mains », on ne prépare pas un boxeur professionnel comme un athlète sprinteur ou un sportif de 50 ans qui fait 2 footings par semaine !!</p>
<p>Le sportif doit détenir des données simples (adaptées toutefois à son niveau) = une nutrition simple, variée, bien diversifiée et équilibrée est le meilleur moyen pour que l’organisme dispose de tout ce dont il a besoin pour la santé et la performance.</p>
<p> Savoir prendre en charge un sportif en surpoids ; en résumé on associe un protocole nutritionnel et un protocole d’activités physiques qui privilégient la lipolyse, en orientant plutôt sur des sports portés (natation, vélo) car le surpoids génère des contraintes micro traumatiques en courant.</p>
<p> Ce n’est pas 15mn avant de partir pour une sortie à vélo qu’il faut commencer à boire : c’est dès le matin, un petit peu par un petit peu.</p>
<p>Détailler la composition du repas qui précède, et/ou de la collation.</p>
<p>Boire pendant l’entraînement ; le minimum = 500ml/heure = eau plate +/- glucides +/- sel. Manger ? ça dépend de l’activité, de la durée.</p>
<p>Savoir détailler au sportif le contenu d’un repas post entraînement ou compétition qui privilégie les aliments alcalins ; liste = légumes verts cuits, potage de légumes, légumes secs, purée de fruits, compote de fruits, purée de pommes de terre et/ou carotte, viande blanche volaille ou poisson plutôt que la viande rouge, yaourt aux fruits ou Yop; éventuellement un verre de Vichy St Yorre.</p>
<p> Bien boire jusqu’au coucher (« les dernières urines de la journée doivent être claires comme de l’eau »)</p>
<p> Café, thé, trop de fibres = diminue l’absorption digestive du Fer ; le COCA fait uriner du Calcium (balance phosphocalcique)</p>
<p> </p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Un suivi médico-sportif</span></strong> cohérent en fonction du niveau sportif. Ne pas laisser traîner une douleur, consulter dès la moindre douleur ou de mauvaises sensations inhabituelles ; soigner rapidement une pathologie (virus, bactérie, etc.) Consulter régulièrement un dentiste. Ophtalmo si besoin. Test d’effort selon le niveau sportif. Chez l’adolescent suivi médical régulier (attention au rachis !! une scoliose apparaît aussi vite que le lait déborde sur le feu)</p>
<p>La qualité de <strong>l’<span style="text-decoration: underline;">échauffement</span></strong>, la <strong><span style="text-decoration: underline;">fluidité</span></strong> du geste, les <strong><span style="text-decoration: underline;">étirements</span></strong>. <strong>Savoir recueillir ses</strong> <strong><span style="text-decoration: underline;">SENSATIONS</span></strong>, les <span style="text-decoration: underline;">interpréter</span>, <span style="text-decoration: underline;">adapter</span> les corrections ; exemple la douleur, le surentraînement. Des entraînements qui privilégient la QUALITE plutôt que la quantité.</p>
<p>Consulter un <strong><span style="text-decoration: underline;">Podologue</span></strong> même <span style="text-decoration: underline;">à titre systématique</span> : troubles statiques et/ou dynamiques, mycoses, onychomycoses, durillons, conflit pied/chaussure, conseils divers (tannage des pieds par exemple pendant les semaines qui précèdent un marathon)</p>
<p>Une <strong><span style="text-decoration: underline;">hygiène de vie</span></strong> « en général » : alcool, multiplier les écarts alimentaires, les sorties, se coucher trop tard. Bref « <strong>respecter son corps</strong> »</p>
<p>La <strong><span style="text-decoration: underline;">respiration</span></strong> : le sportif doit apprendre à respirer pendant l’effort, il respire trop petit, il s’asphyxie souvent trop vite ; J’adresse très souvent les jeunes sportifs au Kiné qui lui explique quelques exercices, c’est pour moi une notion ESSENTIELLE à ne pas négliger.</p>
<p>La qualité du <strong><span style="text-decoration: underline;">sommeil</span></strong> ; ça peut se travailler avec un « agenda du sommeil » puis des conseils adaptés. La gestion du <strong><span style="text-decoration: underline;">stress</span></strong>. La <strong><span style="text-decoration: underline;">sieste</span></strong> : lorsque cela est possible, chez un sportif soumis à de grosses charges d’entraînement je la conseille en tout début d’après midi, dans une ambiance calme, plutôt les bras en croix pour optimiser la respiration ample et fluide, sur le dos, un coussin sous la nuque, un sous les lombaires, un sous les mollets, un sous les pieds ; mettre le réveil pour ne pas dépasser 40 minutes de sieste, sinon on fait un cycle de sommeil qui sera « déduit » de la nuit qui va suivre.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Optimiser le retour veineux</span></strong> : douche froide sur les jambes ; pas de bain chaud après l’effort ;  remonter les jambes avant  de se coucher (exercices en alternant jambes à la verticale contre un mur puis jambes allongées) ;  placer un coussin ou une couverture pliée sous le matelas côté pieds, la nuit la récupération veineuse sera ainsi plus performante ; ne pas trop couvrir les jambes la nuit ; port de chaussettes de contention avant et après l’entraînement ; prendre en charge une varicose, consulter un Phlébologue si besoin.</p>
<p> <strong>4.     </strong><strong><span style="text-decoration: underline;">Particularités chez l’enfant et l’ado</span></strong><strong> : </strong><strong>Il s’agit des TRAUMATISMES ET MICRO-TRAUMATISMES APOPHYSAIRES </strong><strong></strong></p>
<p>Une apophyse correspond à une proéminence osseuse physiologique sur laquelle viennent s&#8217;attacher un ou plusieurs tendons ou ligaments. Chez l&#8217;enfant et l&#8217;adolescent ces apophyses correspondent le plus souvent à un point d&#8217;ossification secondaire relié à l&#8217;os par un cartilage de croissance. Cette ossification est en général tardive avec une apparition entre 10 et 15 ans et une maturation définitive autour de 20 ans voire plus, ce qui explique la tranche d&#8217;âge de cette pathologie. La taille et la forme de ces apophyses dépendent étroitement de l&#8217;importance et de la direction de la force qui leur est appliquée par les tendons et les ligaments.</p>
<p>Dans cette tranche d&#8217;âge, il faut évoquer systématiquement l&#8217;arrachement osseux avant la pathologie musculaire, tendineuse ou ligamentaire. Il faut donc réaliser des radiographies simples qui font le diagnostic.</p>
<p>Il peut s’agir de lésions aigues ou chroniques, la plus fréquente des lésions chroniques = l’Osggod Schlatter : chondropathie au niveau de la « TTA » (tubérosité tibiale antérieure) La plus fréquente des lésions aigues est représentée par les arrachements au niveau des différentes insertions sur le bassin,</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">AU MOINDRE DOUTE IL FAUT  PRESCRIRE DE SIMPLES RADIOGRAPHIES ; JE CONSIDERE QUE CET ASPECT DE LA TRAUMATOLOGIE  CHEZ L’ENFENT ET L’ADOLESCENT NECESSITE TOUJOURS le recours à l’avis d’un chirurgien orthopédique qui a l’expérience du jeune sportif</span></strong><strong></strong></p>
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		<title>Tendinite et nutrition</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 18:21:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean Jacques Menuet</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La nutrition comme élément de prévention et de traitement des tendinites ne remplace pas la recherche d’un appui podologique modifié, d’un geste technique inconfortable ou pas assez fluide, du stress, d’une mauvaise gestion de l’entraînement (acidose lactique, ammonium etc.) ; notons le rôle essentiel des étirements, de la qualité du sommeil, de la qualité du retour veineux, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-29" title="tendinite_genou" src="http://www.medecinedusportconseils.com/wp-content/tendinite_genou-150x150.jpg" alt="tendinite_genou" width="150" height="150" /><em>La nutrition comme élément de prévention et de traitement des tendinites ne remplace pas la recherche d’un appui podologique modifié, d’un geste technique inconfortable ou pas assez fluide, du stress, d’une mauvaise gestion de l’entraînement (acidose lactique, ammonium etc.) ; notons le rôle essentiel des étirements, de la qualité du sommeil, de la qualité du retour veineux, etc. etc. On sait aussi que l’utilisation répétée de corticoïdes aboutit volontiers à des problèmes récurrents de tendinopathies et problèmes musculaires. Enfin une infection dentaire, un problème de dent de sagesse, une sinusite : ce sont aussi des causes fréquentes de tendinites.</em></p>
<p><em><span id="more-28"></span></em></p>
<p><strong>CONSEILS NUTRITIONNELS :</strong><br />
Boire de 1,5 à 2 litres d’eau par jour. Meilleur repère = les dernières urines de la journée doivent être très claires sinon il faut boire à nouveau avant le coucher. Il ne faut pas oublier une partie très importante d’un régime contre la tendinite. Ce sont les<br />
« acides gras polyinsaturés » comme les oméga 3 et 6, on en trouve surtout dans le poisson, l’huile de colza, l’huile de noix (attention huiles de colza et de noix ne doivent pas être cuites) et huile de pépin de raisin. Ces acides gras « assouplissent » les tendons.</p>
<p>Par contre il faut consommer sans modération des aliments alcalinisants (alcalinisants = qui alcalinisent c&#8217;est-à-dire dire qui luttent contre l’acidité) comme les fruits (sauf prunes et abricots) ; le poisson, les viandes blanches; les légumes verts (sauf l&#8217;asperge, l&#8217;artichaut, les choux de Bruxelles, le cresson, la rhubarbe, les tomates et les oignons) ; les fruits cuits et compote de fruits, ou une purée de fruits; les légumes secs (comme les lentilles); les céréales complètes, le germe de blé; les laitages sucrés en dessert comme le Yop ou un yaourt aux fruits. Tout ces aliments luttent contre l’état acide qui abime les tendons.</p>
<p>Après un entraînement pendant lequel le sportif a beaucoup transpiré: 250ml de Vichy St Yorre à boire un petit peu par un petit peu en quelques minutes. Et bien sûr bien boire pendant les entraînements (s’il s’agit de boissons énergétiques, privilégier les boissons à PH neutre) puis après l’entraînement.</p>
<p>Le sportif concerné par une tendinite rebelle ou des tendinites à répétition peut également avoir recours à la consommation quotidienne d&#8217;un litre d&#8217;eau plate dans laquelle on ajoute un sachet de &laquo;&nbsp;Foncitryl 4000&#8243;, après validation de votre médecin; il s&#8217;agit d&#8217;un produit alcalinisant qui sur le terrain semble donner de bons résultats.</p>
<p>+++ Limiter :</p>
<ul>
<li>alcool café thé tabac ou autre « confiserie » qui se fume&#8230;</li>
</ul>
<ul>
<li>abricots, prunes</li>
</ul>
<ul>
<li>asperge, artichaut, choux de Bruxelles, cresson, rhubarbe, tomates et oignons</li>
</ul>
<ul>
<li>viande rouge, viande grasse, fromage gras, charcuterie</li>
</ul>
<ul>
<li>assaisonnements acides (vinaigre, moutarde)</li>
</ul>
<ul>
<li>noix de cajou, cacahuètes, noix de pécan, noix</li>
</ul>
<ul>
<li>les bonbons, le miel, le sirop d&#8217;érable, les boissons sucrées, le sucre, le chocolat</li>
</ul>
<ul>
<li>les eaux minérales acides : Perrier, San Pellegrino</li>
</ul>
<p>Dans un article &laquo;&nbsp;quelques exemples de tendinites&nbsp;&raquo; je développe d&#8217;autres aspects.</p>
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