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tendinites du joueur de Volley-Ball, une spécificité:  » le genou du sauteur  » … conseils pour les soins, la nutrition, et la prévention

27 avril 2017

GENOU ET VOLLEY, le « GENOU DU SAUTEUR »

 

Quelles sont les lésions fréquentes qui concernent le genou du joueur de volley ?

Entorses +/- lésions méniscales ; inflammation des ailerons rotuliens ; tendinite du tendon quadricipital, luxation de la rotule, syndrome rotulien par instabilité de la rotule et insuffisance de gainage du genou, maladie d’Osgood-Schlatter, tendinite de la patte d’Oie ; MAIS une lésion très spécifique peut être décrite dans ce sport : « le genou du sauteur »

Le genou est très sollicité par des contraintes lors de sauts qui ne sont pas verticaux et associés à des déplacements latéraux.

 

Les déplacements avant/arrière ou latéraux sollicitent fortement les genoux de même que les flexions en attente de réception ou plus intenses dans le cours du jeu.

 

Le « GENOU DU SAUTEUR » : il s’agit d’une tendinite qui atteint le TENDON ROTULIEN, c’est la lésion la plus fréquente, surtout chez le joueur (la joueuse est moins exposée)

 

Elle est fréquente quand le joueur s’entraîne plusieurs fois par semaine et qu’il est âgé de 20 à 25 ans; plus le joueur est jeune, plus il est longiligne, insuffisamment musclé, et donc son genou n’est pas verrouillé par une sangle musculaire suffisante.

 

Elle est liée à des exigences élevées en matière de développement de force explosive des extenseurs de la jambe. En match on observe une moyenne de 62 sauts par heure chez le garçon, 45 chez la fille. Le risque de cette pathologie du « genou du sauteur » est plus important chez les réceptionneurs-attaquants et les centraux par rapport aux passeurs, en raison d’une plus grande taille, d’un plus poids plus élevé et d’une plus grande détente de ces joueurs. Intensité des sauts : sur 100 sauts : 5 « petits », 30 « moyens » 65 « maximaux » ; on observe une réception sur les 2 pieds dans 95% des cas. C’est au moment de la retombée que le risque est majeur. La fréquence de voir survenir un « genou du sauteur » est plus importante chez les garçons, pourquoi ? : Parce que les  sauts sont 2 fois plus nombreux, la taille et le poids plus importants, le style de jeu plus « tonique ». Le meilleur conseil est de surveiller les joueurs les plus talentueux dont le saut représente un facteur clef de la performance, afin de s’assurer qu’ils ne soient pas surexposés lors des entraînements et des matchs ;  il est donc possible de prévenir ce type de pathologie en réduisant la fréquence des sauts pendant l’entraînement.

 

Avant d’aborder la prévention et les traitements de cette tendinite du genou : il faut s’assurer qu’il n’y a pas un problème dentaire, de mauvaise occlusion de la mâchoire, un problème de dysfonctionnement de l’articulation temporo-mandibulaire, un problème de vue, un déséquilibre postural, un problème podologique statique et/ou dynamique, une sinusite, etc. etc. ; ça c’est le job du médecin.

 

Quelle prévention pour limiter le risque de tendinite chez le joueur de volley, comment diminuer le risque de tendinite : voici de nombreux  conseils, trucs  et astuces pour éviter la tendinite !!!

 

  • Rôle +++ de la proprioception (avant et après entraînement ; et au lever et au coucher), cf. cet article et cette vidéo : http://www.medecinedusportconseils.com/2014/06/04/interet-majeur-du-travail-de-la-proprioception-foot-hand-basket-volley-rugby-tennis-boxe-cyclisme-gym-etc/
  • Limiter la fréquence des sauts pendant les entraînements
  • Qualité de la réception
  • Amorti +++ des chaussures, avis podologique si nécessaire (podologue du sport)
  • Ménager quelques pauses pendant l’entraînement (discuter tactique etc., et boire pendant ces pauses)
  • Bonne hydratation avant pendant et après l’effort, avec le recours à une boisson qui apporte du carburant glucidique mais aussi des minéraux (le tendon se déshydrate plus vite si on n’apporte pas de sel dans la boisson de l’effort, surtout si le joueur transpire beaucoup)
  • Nutrition équilibrée, plutôt alcaline en limitant les aliments acides, surtout avant et après les entraînements ou les matchs
  • Lutter contre un éventuel surpoids; voici quelquesconseils pour perdre du poids
  • superflu mais le joueur doit se faire conseiller de façon individuelle par un professionnel de la nutrition
  • Eviter bien sûr : les squatts surtout les squats complets, et limiter le travail en pliométrie qui sollicite violemment les extenseurs de la jambe et donc « tirent » sur le tendon rotulien.
  • Gainage et renforcement musculaire des genoux, en isométrique (cf. kinés et prépa physique)
  • Fluidité « mentale » pour une bonne fluidité du geste technique
  • Importance d’un sommeil de qualité (c’est la nuit que les lésions musculaires et tendineuses se réparent !) Voici quelques conseils et astuces pour mieux dormir et donc bien récupérer après une journée d’entraînement :
  • Etirements +++
  • Qualité de l’échauffement +++
  • Prise systématique de granules d’Arnica avant et après l’entraînement ou le match
  • Boisson alcaline dès la fin de l’entraînement ou du match (par exemple mélange Vichy St Yorre et jus de raisin noir)
  • De façon générale, mettre en place les bons conseils pour mieux récupérer après l’effort ; pour en savoir plus lire

 

Quels traitements  pour cette tendinite :

Repos adapté : la douleur est un signe d’alerte, comme une « sonnette », un « sms » qui informe le joueur que le tendon souffre et que ça va s’aggraver s’il ne prend pas rapidement en charge cette blessure ; MAIS ce n’est pas parce qu’un joueur est blessé qu’il ne s’entraîne plus ! Il en profite pour insister sur des points qu’il ne travaille pas ou peu habituellement : jeu de passe, service, prépa physique, gainage, étirements, proprio, etc. etc. ; et il reste présent aux entraînements.

 

  • Kinésithérapie, physiothérapie, cryothérapie, ondes de choc.
  • Application de pommades ou gels antiinflammatoires
  • Strapp, pose de bandes de KTape
  • Balnéothérapie
  • Application en cataplasme d’argile verte concassée (reconstituer une pâte de 2 cm d’épaisseur, cataplasme sous film de cellophane le soir pendant 2 heures)
  • Glacer
  • Arnica en granules
  • Antiinflammatoires par voie orale : bof … ça se discute car il existe une toxicité digestive, on risque de masquer la douleur ; et surtout l’effet n’est pas constant. Si je prescris u antiinflammatoire, j’ai pour habitude de ne le donner qu’au milieu du repas du soir, pendant une durée limitée.
  • Une infiltration? Oui ça marche, sauf que je ne conseille que TRES rarement l’infiltration : ça fragilise le tendon, le corticoïde passe en partie dans le sang et diminue les défenses immunitaires ; et surtout attention au contrôle anti-dopage : il faut déclarer cette infiltration et apporter les preuves de sa nécessité (échographie, mot du spécialiste, copie de l’ordonnance, etc.) Un repos sportif s’impose après une infiltration, de 8 à 10 jours.
  • La mésothérapie: oui elle présente un intérêt : 4-5 séances espacées de 3-4 jours, mais réalisée par un praticien expérimenté.
  • L’ostéopathie? bof … il faudra m’expliquer ce qu’une « manipulation » peut apporter de spécifique. Quand ça marche c’est parce que l’ostéopathe a apporté des conseils sur le repos, des soins locaux, les étirements, etc. ; je rappelle à ce propos qu’il faut consulter des ostéopathes qui sont également kinésithérapeutes (dans les équipes de France, tous sports confondus, des ostéopathes ni kinés ni médecins ne peuvent pas intervenir) Je ne fonctionne pas sur un registre de « pouvoir médical », mais le kiné a été formé et c’est un professionnel de la santé, il engage sa responsabilité.
  • Les injections intratendineuses de « PRP » (plasma riche en plaquettes) : une à trois injection(s); les avis divergent… Ceux qui pratiquent cette technique disent que ça marche, ceux qui ne la pratiquent pas disent souvent que ça ne marche pas … Dans certaines indications, quand d’autres techniques ont échoué, ça peut constituer une solution.

 

En conclusion, c’est surtout vers la prévention de cette tendinite qu’il faut porter toute notre attention, dans une stratégie commune des acteurs du terrain : joueurs, coachs, kinés, préparateurs physiques, médecins du sport. La médecine du sport est une affaire de travail en équipe, où chacun des intervenants apporte sa compétence et son expérience.

Et puis un grand merci pour la fidélité des 10 millions de visiteurs (!!!) qui depuis sa création en 2009 ont fréquenté ce site de conseils en médecine du sport et en nutrition du sport; vous êtes 7000 à 9000 à vous connecter tous les jours. De nombreux autres sites de médecine du sport proposent des articles plus scientifiques, mon site n’a pour modeste objectif que de partager avec le milieu du sport des conseils simples, de terrain, avec un langage compréhensible par tous; ce site est également indépendant de toute bannière et publicité … J’y consacre beaucoup de temps, bénévolement, tout simplement parce qu’on partage tous la même passion.

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