Archive pour septembre 2015

trop de personnes et de sportifs sont inutilement au régime pour perdre du poids !! attention aux dangers pour la santé !!

7 septembre 2015

Trop de personnes inutilement au régime !!!

Il existe une vraie distorsion entre la perception que nous avons de notre poids et la réalité.

Voici quelques réflexions de terrain, adaptées au sportif, pour veiller à adapter les démarches nutritionnelles à la performance oui, mais aussi à la santé du corps et du mental …

Jean-Jacques Menuet,

–site de conseils en médecine et en nutrition du sport:  http://www.medecinedusportconseils.com/

    –site sur lequel sont mises en ligne des séances de sophrologie : http://www.seance-sophrologie.com/

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Une étude de l’Ined montre qu’en Europe 45% des personnes interrogées souhaitent perdre du poids Une étude de l’Inserm confirme ce constat : en France 70% des femmes et 50% des hommes se trouvent en surpoids.

Une véritable aubaine pour les vendeurs de rêves et de livres à succès garanti; relayés par les médias et les lobbies. Le marché de la minceur confine à l’arnaque… bouquins, compléments alimentaires, formations onéreuses de « pseudo spécialistes » En visant à tendre vers des objectifs de poids inatteignables on impose aux personnes de suivre des régimes qui sont des aberrations nutritionnelles : privations, déséquilibre alimentaire, font le lit de répercussions sur la santé physique et mentale. Je connais trop de sportifs qui ont fait les frais de ce rêve inaccessible, et qui ont payé cash : perte de puissance, carences, dérive vers des troubles du comportement alimentaire. Le sportif est une proie idéale : il veut une solution « vite et bien », sans prendre le temps de choisir la solution d’une nutrition équilibrée alliée à une réflexion sur les moyens de perdre le gras inutile, sans perdre la santé.

Un critère établi par l’OMS permet de juger si une personne est en surpoids : c’est l’indice de masse corporelle ou IMC. On calcule ce paramètre en divisant le poids par la taille au carré (taille en mètre). Autour et en dessous de 18 le patient est trop maigre, le sportif perd de la puissance, c’est obligatoire. Au-dessus de 25 le patient est en surpoids, avec un retentissement locomoteur (chevilles, genoux, bassin, dos), cardiovasculaire et métabolique. Chez le sportif, un IMC autour de 20 me paraît un bon compromis, mais chaque sportif est différent, chaque discipline sportive est différente.

Il est vrai que la réflexion pour un sportif diffère de celle pour une personne sédentaire. Il est certain que le « fameux » rapport poids/puissance est une réalité chez le sportif: pour la performance l’objectif est d’être au poids optimal avec le maximum de puissance ; c’est surtout vrai dans les sports d’endurance prolongée comme la course à pied et le cyclisme. Il faut juger en fonction de plusieurs paramètres : en cyclisme un grimpeur devra être plus « sec » qu’un gros rouleur ou un sprinter ; en course à pied l’adepte du marathon sera plus mince que le sprinteur. La composante génétique ne doit pas être occultée : certains d’entre nous ne sont pas programmés pour être secs, ou alors ce sera au prix de souffrances sur le corps et le mental. Dès l’adolescence l’orientation sportive peut tenir compte de l’analyse des paramètres taille/poids/IMC : faire du hockey sur glace ou s’orienter vers la longue distance sont 2 chemins opposés !

Une consultation auprès d’un professionnel de santé s’impose toujours ; pourquoi : certaines pathologies peuvent induire des perturbations pour le poids : par exemple un dysfonctionnement de la thyroïde, un diabète. Il n’est pas admissible que des personnes qui n’ont pas de cursus adapté s’improvisent « nutritionnistes » ; j’ai observé des catastrophes : faire perdre du poids c’est facile, maintenir un poids faible c’est beaucoup plus compliqué ; perdre du poids trop vite c’est s’exposer à des dangers ; être à un poids qui n’est pas son poids d’équilibre est une aberration qui se paye cash un jour ou l’autre.

Quel est donc le poids idéal chez le sportif ? La réflexion concerne 3 acteurs : le sportif d’abord ; l’entraîneur ensuite ; et le médecin nutritionniste ou le diététicien qui prend la précaution d’adresser aussi le sportif à son médecin. On tiendra compte des données de l’examen anthropométrique (taille, poids, IMC, % de masse grasse, masse musculaire, et de l’évolution de ces paramètres dans le temps), de l’examen médical, des données du test d’effort, du profil physiologique. Le rôle de l’entraîneur est essentiel pour fournir au médecin ou au diététicien les données de l’entraînement, et renseigner sur le profil du sportif, le calendrier sportif. Surtout chaque sportif est différent, avec des acquis nutritionnels différents, une culture, des apprentissages résultant de son enfance, de son parcours sportif, de ses habitudes, ses gouts, son mode de vie, les lieux où il consomme ses repas ; il faut respecter aussi d’autres cultures : la religion (confession musulmane par exemple), le Végétarisme par exemple. Et bien sûr le sportif ! : quel est le poids où il obtient ses meilleures sensations : le sportif doit apprendre à se connaitre, à corréler le poids avec ses sensations ; ce qui m’intéresse c’est plus de connaitre le poids du sportif quand il a de bonnes sensations, plutôt que de lui scotcher une balance dans la tête en lui demandant de se peser tous les jours.

D’un point de vue comportemental, il faut laisser la place aux propres expériences du sportif : ce qui marche, ce qui ne marche pas ; il apprendra souvent plus de ses erreurs que de nos conseils. « tiens, tu vois, sur cette course tu étais très sec, ok, mais du coup tu as explosé en vol sur le final, avec une hypoglycémie 5 minutes avant la ligne d’arrivée … »

Seule une alimentation variée et diversifiée permet d’apporter à l’organisme tout ce dont il a besoin pour être en forme, s’assurer de l’absence de carences. Pour la santé et la performance.

Les conseils nutritionnels seront corrélés au calendrier sportif : on cible les objectifs pour arriver au poids optimal le jour J.

Le sportif doit rester inséré : dans sa famille, dans son cadre social ; trop de sportifs se sont isolés, mangent seuls, alors que le repas est un espace de partage, de convivialité.

Les arnaques sont nombreuses, le sportif peut y perdre de l’argent, ce qui reste son choix et son problème ; mais surtout il peut y perdre la santé ; la santé du corps et la santé psychologique ; en clientèle je collectionne trop d’histoires dramatiques de sportifs séduits par les marchands de rêve, qui vantent le mérite du jeûne, des tisanes et autres solutions miracle. L’anorexie et la boulimie sont des issues fréquentes. Certains de mes patients en surpoids n’ont pas eu le courage et surtout n’ont pas eu la motivation de suivre mes conseils pour perdre du poids sans danger ; certains sont revenus m’annoncer avec une satisfaction à peine cachée  : « vous savez, vos conseils nutritionnels n’ont rien donné et de toute façon je n’ai pas pu suivre vos conseils sur les activités physiques, mais j’ai trouvé un médecin vachement sympa qui prescrit de la soupe aux choux, ça a super bien marché, j’ai perdu 6 kg en un mois », ou encore : « j’ai trouvé un médecin qui m’a vendu des sachets de compléments protidiques, il veut me voir tous les 15 jours, bon c’est un peu cher, mais ça a super bien marché » ces patients (ou plutôt ces proies) savent-ils que ces médecins passent auprès de laboratoires « spécialisés » des commandes, puis revendent en direct les sachets, moyennant une marge de 30% ; désolé, mais pour moi c’est de l’ARNAQUE, point.

Ne pas accepter son poids, ou viser un objectif sportif place le sportif dans un espace psychologique fragile, il est vulnérable, il va « foncer » vers la solution magique, il est en danger.

En cas de surpoids modeste, inutile de suivre un « régime » ; quelques conseils de bon sens suffiront : diminuer un peu le pain et les féculents et manger plus de légumes verts cuits ; bien déjeuner le matin avec des céréales complètes ; ne pas se resservir à table, ne pas consommer le dessert si on n’a plus faim ; manger plus de poissons ; adapter la composition des sauces ; connaître les viandes grasses et les viandes maigres ; diminuer les apports de graisses si on consomme trop de fromage ; stopper le grignotage ; placer des collations riches en fibres et en sucres à index glycémique bas ; suivre des conseils adaptés pour une activité physique ; faire ses courses après le repas ; le nutritionniste adaptera les conseils à chaque patient, chaque sportif ; l’approche sera toujours nutritionnelle et comportementale. Savoir conseiller des activités physiques et/ou sportives adaptées pour mieux « taper » dans le gras.

C’est pourquoi je déconseille l’achat de bouquins, de régimes « tout faits » : chaque cas est différent donc chaque approche est différente.

Chez le sportif l’intersaison est le lieu privilégié pour aborder la nutrition adaptée.

J’ai réuni quelques conseils de terrain pour perdre du poids sans perdre de muscle ; ces conseils pour perdre du gras ne peuvent en aucun cas remplacer une consultation de nutrition adaptée et individuelle ; il ne s’agit que de fournir des idées générales pour perdre du poids.

Voici un autre article que j’ai rédigé sur les dangers des régimes 

Mon expérience me permet de faire le tri entre les sportifs qui ont la volonté de s’engager dans une réflexion sérieuse en phase avec la santé, et ceux qui veulent du rêve ; le praticien mouillera le maillot pour les premiers, tandis que pour les autres souvent il est inutile de bouleverser leurs croyances et leurs certitudes ; très souvent ils paieront leurs erreurs, parfois à court terme, mais le plus souvent à moyen ou long terme : reprise de poids (le « yoyo »), installation de troubles du comportement alimentaire.

Parfois un complément intéressant est représenté par la sophrologie ; il peut être utile de conseiller au sportif de recourir à cet outil qu’est la sophrologie : pour entretenir une motivation, et pour viser un objectif compatible avec la santé ; voici par exemple une séance de sophrologie que je propose pour aider à perdre quelques kilos inutiles, mais l’objectif de cette séance est de terser cette technique ; si le sportif pense que ça peut être au atout, alors je conseille une approche individuelle : il pourra contacter un praticien formé à la sophrologie pour compléter sa démarche nutritionnelle.

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J’anime ce site de conseils en médecine du sport et en nutrition du sport sur lequel vous trouverez environ 400 articles, mais également je propose sur un autre site

https://www.seance-sophrologie.com/

des séances de sophrologie à télécharger pour prendre en charge des maladies psychosomatiques avec par exemple une séance de sophrologie pour calmer la colopathie fonctionnelle, des séances de sophrologie contre la migraine, des techniques pour apaiser le stress, des séances de sophrologie pendant la grossesse, des séances de sophrologie pour mieux dormir ; vous pouvez également télécharger des séances de sophrologie pour préparer un concours ou un examen, trouver des conseils pour augmenter la mémoire. Je propose également des séances de sophrologie pour l’arrêt du tabac, et de nombreux autres thèmes.

Le coût pour télécharger ces nombreuses séances est modique ; le webmaster qui gère le site doit gérer fort logiquement des frais ; mais pour tester gratuitement cet outil qu’est le travail du mental je propose une séance gratuite de sophrologie, dont l’objectif est d’apprendre à calmer le stress, à maîtriser les tensions.

J’ai conçu des séances de sophrologie à télécharger pour travailler le mental chez le sportif, par exemple de la  sophrologie pour le cycliste, des séances pour le travail du mental du joueur de tennis, des séances de sophrologie à télécharger pour le joueur de foot, etc. etc. Lorsque les charges d’entraînements  sont importantes, une technique me semble utile pour le sportif pour mieux récupérer : il s’agit de la microsieste, cette technique est également utile si l’étudiant en période de révisions est obligé de réduire son sommeil : grâce à la microsieste il pourra ainsi mieux récupérer et réparer les conséquences d’un sommeil insuffisant.

 

Jean-Jacques Menuet,

–site de conseils en médecine et en nutrition du sport:  http://www.medecinedusportconseils.com/

    –site sur lequel sont mises en ligne des séances de sophrologie : http://www.seance-sophrologie.com/

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